Ce matin en me levant, je suis pris d'une angoisse. Cela m'arrive de temps en temps. La plupart du temps, il suffit que j'en prenne connaissance pour qu'elle disparaisse aussitot. Telle une enveloppe reçue par la poste, je l'ouvre machinalement, je la parcoure des yeux, j’enregistre le message puis, je balance le papier dans un tiroir bordélique, je jette l’enveloppe au rebus et je retourne à mes occupations. C’est aussi basique que ça.
Parfois, quand je reçois une facture, je m’attarde juste sur le chiffre en gras, en bas à droite de la feuille, celui qui est situé immédiatement en dessous de l’inscription : « montant à payer ».
- Ba oui ! 39,95 euros de téléphone c’mois-ci ! T’as bien lu ! T’as pas besoin d’lunettes ! Crois moi ! Si tu passais pas ta vie pendu au fil…
Enfin, peu importe les conséquences de cette facture, pour revenir à l’essentiel, pour ma part, seul l’information principale attire mon attention. Toutes les formules de politesse, qu’elles soient en haut ou en bas de la feuille ainsi que le laïus précédent la douloureuse, je m’en carre, mais alors, des kilomètres :
…Cordialement…sincères salutations…je vous serais gré de…croyez à nos sentiments dévoués…
Mais ce matin, c’est mon prêt immobilier qui me saute à la gorge. C’est cette angoisse qui m’envahit.
- Putain ! Il m’reste encore 15 ans à payer !
Aussitôt, je me rue sur le tableau d’amortissement, je fais des calculs, des prévisions alors que mon café n’est pas encore coulé. Je relie les conditions du prêt et j’apprends qu’en premier lieu, le montant de l’échéance révisée est maintenue à son niveau antérieur si celui-ci permet le paiement des sommes dues dans l’ordre indiqué au paragraphe « imputation des remboursements ». Mon poil se hérisse soudainement. Heureusement, le taux du swap à retenir dépend de la durée d’amortissement résiduelle.
- Ah ba oui ! C’est certain ! J’suis bête ! Le taux du swap ! Comment j’ai pu oublier ça ? Et surtout…pourquoi j’comprends rien ?
Je décide donc, de refermer sèchement le classeur de la discorde pour ouvrir mes mails.
Un courriel, comme on dit en France, attire particulièrement mon attention. C’est celui de mon ami. Il m’indique comment créer un lien URL, si j’ai bien compris. C’est rigolo mais URL ça me fait penser à ORL. Apparemment, ça n’a aucun rapport. C’est même certain car les informations que je reçois me parlent de tableau de bord, d’ajout de gadget, de lien d’inscription, de fil RSS…
Je quitte une angoisse pour en embrasser une autre. Le pire ne fait que commencer. En effet, je dois habiller les filles là… et je n’ai aucune idée de ce que je vais leur mettre. Ma femme a beau m’expliquer, je comprends rien !
- Ba c’est simple, tu leur mets un tricot d’peau, à l’une tu lui enfile un fuseau…
Mais la flèche n’atteint jamais son but. En effet, ce domaine ne m’interresse, mais alors pas du tout. J’ai beau faire des efforts, ça n’imprime pas. Je m’ennuie !
Il est temps d’avaler un bon café fumant, aux aromes envoûtantes et rondes et de me lancer dans le dépannage de la voiture de ma belle mère. Sa bagnole s’est soudainement arrêtée hier.
Je me jette corps et âme dans la recherche de panne. Je constate rapidement que la batterie donne bien son jus, que l’alternateur tourne bien, que l’allumage fonctionne correctement, donc que la tête de delco joue son rôle, que les injecteurs ne sont pas encrassés.
- Ah !? Tu vois ? L’carburant arrive pas ! T’as vu ? C’est la pompe ! La pompe à essence !
Trop facile...
- Combien ça va coûter ? Pffff…Un billet ?! Faut juste allez à la casse te dégoter une pompe à essence, deux coups, trois mouv’ments, c’est monté ! Dire qu’y’en a qui paie 300 euros pour s’faire dépanner ! Ah les cons ! J’te jure ! Euh..? Y reste du café ?
Rodo sur un fil
ou comment jouer avec le feu
Friday, August 20, 2010
Thursday, August 19, 2010
Mais vas-y, y'a personne j'te dis!
J'ai beau me creuser la tête, fouiner dans les coins de mon cerveau, je dois me rendre à l'évidence, aujourd'hui est bien la première fois de ma vie où j'ai posé ma pêche dans les WC d'un pallier d'immeuble.
Pour être honnête et franc, j'ai eu du mal à l'poser mon cul!
Pourtant, Dieu sait que j'ai débourré dans bien des endroits insolites! Combien de fois, ais-je montré, bien malgré moi, mes fesses blanches et poilues aux automobilites et autres cameras de parking sordides? Dois-je encore compter et conter la multitude de moments critiques où j'ai du aérer ma chère pastille au vent des saisons et aux vues des passants?
A cette époque, la question était à peine posée que j'étais déjà défroqué! Il faut admettre que l'urgence m'a beaucoup aidé à prendre des décisions qui à chaud, paraissaient être les meilleures, sur le moment! L'urgence et la soudaineté nous permettent parfois de réaliser des exploits. Par exemple, quand on se fait prendre en chasse par un sanglier dans la forêt, même si on ne sait pas monté aux arbres, on y monte quand même! On perd pas son temps à chercher le comment du pourquoi! On grimpe! Et bien moi, avec mes diarrhées aigues, soudaines et perverses d'entant, je ne cherchais en aucun cas à comprendre! Enfin, le seul truc que j'comprenais bien et vite c'est que si je philosophais un peu trop, j'allais m'chier d'dessus!
Aujourd'hui, la situation est bien différente. J'ai le temps, avec mon ami, nous sommes les seuls dans l'immeuble, la porte ferme à clé, il ya du papier hygiénique et ça sent bon l'Air Wick. Mais voilà, le pantalon sur les pieds, les fesses tendues doucement vers l'arrière, en direction de Jacob, j'hésite...
Juste en face de mes yeux, une carte du métro parisien punaisé sur le mur d'en fasse participe à ce blocage. Il va falloir trouver un déclic! Et vite! J'vais quand même pas rester comme ça, le cul à l'air!
Instinctivement, je jète un rapide coup d'oeil. Sur la gauche, j'aperçois un détatrant au citron. C'est du Cif! J'connais! Sur la droite, un désinfectant à l'eau de javel. Ca me parle ça aussi! Je n'avais pas vu mais il y aussi un petit porte revues en lin et en bois avec un Psychologie magasine daté du mois en cours! Ce WC vit! Quelqu'un l'aime, quelqu'un en prend soin! C'est certain! Et pour qu'il soit aussi propre, il y a forcément une fille qui vit sur ce pallier!
Je l'imagine, toute de blanc vétue. C'est du coton qu'elle porte. Mais? Oui, c'est ça! Il ya même de la soie dans ce vêtement de dessus! Ce matin, au petit déjeuner, elle a mangé des fruits frais qu'elle a pelés avec un couteau en plastique. Ce fut une tache un peu rude pour des doigts encore endoloris mais elle s'est appliquée. Ensuite elle a posé ses lèvres sur un Mug beaucoup trop grand pour ses mains frêles mais douces. Elle a bu deux petites lampées puis a reposé l'objet à même le parquet massif de sa chambre de bonne. Elle s'est ensuite étirée comme un chat dans son petit sofa, douillet à souhait.
Et là, j'ai pris soudainement conscience que mes fesses embrassaient la faience blanche et gelée
du cabinet. J'avais mon déclic! Par contre, j'avais pu envie d'chier!!!
Pour être honnête et franc, j'ai eu du mal à l'poser mon cul!
Pourtant, Dieu sait que j'ai débourré dans bien des endroits insolites! Combien de fois, ais-je montré, bien malgré moi, mes fesses blanches et poilues aux automobilites et autres cameras de parking sordides? Dois-je encore compter et conter la multitude de moments critiques où j'ai du aérer ma chère pastille au vent des saisons et aux vues des passants?
A cette époque, la question était à peine posée que j'étais déjà défroqué! Il faut admettre que l'urgence m'a beaucoup aidé à prendre des décisions qui à chaud, paraissaient être les meilleures, sur le moment! L'urgence et la soudaineté nous permettent parfois de réaliser des exploits. Par exemple, quand on se fait prendre en chasse par un sanglier dans la forêt, même si on ne sait pas monté aux arbres, on y monte quand même! On perd pas son temps à chercher le comment du pourquoi! On grimpe! Et bien moi, avec mes diarrhées aigues, soudaines et perverses d'entant, je ne cherchais en aucun cas à comprendre! Enfin, le seul truc que j'comprenais bien et vite c'est que si je philosophais un peu trop, j'allais m'chier d'dessus!
Aujourd'hui, la situation est bien différente. J'ai le temps, avec mon ami, nous sommes les seuls dans l'immeuble, la porte ferme à clé, il ya du papier hygiénique et ça sent bon l'Air Wick. Mais voilà, le pantalon sur les pieds, les fesses tendues doucement vers l'arrière, en direction de Jacob, j'hésite...
Juste en face de mes yeux, une carte du métro parisien punaisé sur le mur d'en fasse participe à ce blocage. Il va falloir trouver un déclic! Et vite! J'vais quand même pas rester comme ça, le cul à l'air!
Instinctivement, je jète un rapide coup d'oeil. Sur la gauche, j'aperçois un détatrant au citron. C'est du Cif! J'connais! Sur la droite, un désinfectant à l'eau de javel. Ca me parle ça aussi! Je n'avais pas vu mais il y aussi un petit porte revues en lin et en bois avec un Psychologie magasine daté du mois en cours! Ce WC vit! Quelqu'un l'aime, quelqu'un en prend soin! C'est certain! Et pour qu'il soit aussi propre, il y a forcément une fille qui vit sur ce pallier!
Je l'imagine, toute de blanc vétue. C'est du coton qu'elle porte. Mais? Oui, c'est ça! Il ya même de la soie dans ce vêtement de dessus! Ce matin, au petit déjeuner, elle a mangé des fruits frais qu'elle a pelés avec un couteau en plastique. Ce fut une tache un peu rude pour des doigts encore endoloris mais elle s'est appliquée. Ensuite elle a posé ses lèvres sur un Mug beaucoup trop grand pour ses mains frêles mais douces. Elle a bu deux petites lampées puis a reposé l'objet à même le parquet massif de sa chambre de bonne. Elle s'est ensuite étirée comme un chat dans son petit sofa, douillet à souhait.
Et là, j'ai pris soudainement conscience que mes fesses embrassaient la faience blanche et gelée
du cabinet. J'avais mon déclic! Par contre, j'avais pu envie d'chier!!!
Friday, July 06, 2007
Quand on est petit...
Quand j'étais petit et que je ressentais de la crainte dans n'importe quelle situation, mon père intervenait toujours, à sa façon, pour me rassurer.
Il avait une manière toute à lui de relativiser les évènements afin de me faire penser à autre chose, afin d'apaiser et faire disparaitre mes peurs.
- Papa, ya une bête bizarre sous ma chambre!
- Où ça?
- J'sais pas trop, j'crois que c'est là, en d'sous!
- Bon, tu sais c'que tu vas faire? Tu vas mettre tes deux mains sur ta tête et crier: "la bête est en d'sous, la bête est en d'ssous"!
Ca marchait drôlement bien!
A d'autres moments, quand je me retrouvais avec lui, face à des chiens agités et turbulents, donnant de grand coup de langue baveuse et aboyant tellement qu'ils en vomissaient leurs poumons, je me cachais derrière ses jambes puissantes et robustes.
Je m'y sentais en sécurité même si j'avais quand même un peu la trouille...Le sentant sûrement, mon père tentait de me tranquiliser par ces termes:
- T'inquiète pas! C'est pas la p'tite bête qui mangera la grosse!
Mais dans ces cas là, il persistait toujours une petite flippe, même minuscule, qui, d'un coté, m'empêchait d'atteindre la sérénité et de l'autre, m'obligeait à devoir me satisfaire que d'un mieux aussi gros fut-il!
Oui, à ma place, il me paraissait futil ce mieux car il m'empêchait de sortir du système du tout ou rien où l'on passe de la peur à la sérénité, sans chichi, sans copeaux. Comme dit ma mère:
- C'est net et c'est carré!
Aujourd'hui, j'ai essayé au mieux de rassurer ma petite fille de quinze mois quand elle a enfoncé ses petites griffes dans mes chairs à la vue d'un gros cheval dont le hennissement m'a également fait frémir:
- C'est impressionnant ce gros animal hein? C'est ça façon de parler! Rassure-toi, il est gentil!
- Ouaoua? Fit-elle, plus détendue.
- Oui, c'est un cheval ou une jument...attends voir...Ah oui! C'est un sacré cheval même!
Ma petite qualifie tous les animaux qu'elle rencontre ou qu'elle paerçois de la loin ou de prêt par ce fameux "ouaoua".
Il y a pas si longtemps, lors d'un pique-nique en Corse, elle s'égosillait tant qu'elle pouvait, voulant attirer notre attention:
- Ouaoua!! Ouaoua!!
- Ben? Ou ça? Lui a t-on tous demandé. Nous on voyait que dalle!
Puis, grâce à son petit doigt pointé vers le sol, nous nous sommes aperçus, que nous étions envahis de fourmis.
Ma femme s'est mise à hurler gentiment:
- Putain des fourmis! Faut qu'on s'barre!
J'ai choisi cet instant opportun pour lancer la fameuse:
- Mais détends toi! C'est pas la p'tite bête qui va manger la grosse!
Cela nous a fait beaucoup rire. Puis, pour revenir à notre petit pain béni, nous fûmes estomaqués devant sa vue perçante.
En fait, comme nous l'a si bien fait remarqué ma belle mère, du haut de son 0,80 mètre, elle a les yeux beaucoup plus prêt du sol que nous! Normal qu'elle les ai remarqué les fourmis avant nous!
Ce qu'elle remarqua ce soir,également, après une grande après-midi promenade, c'est ce petit insecte nommé "gendarme" , gambadant sur le sol ocre de la place du village. A sa vue, elle tenta de mettre son pied dessus, à ma grande surprise et peine.
- Ba pourquoi tu veux l'écraser? Il est gentil ce gendarme!
Ma soeur me fit remarquer qu'elle avait bien compris l'histoire de la p'tite bête qui mangera pas l'autre! Puis elle s'adressa à elle gentiment:
- Tu f'sais moins ta maligne tout à l'heure avec le cheval...Hein?
Il avait une manière toute à lui de relativiser les évènements afin de me faire penser à autre chose, afin d'apaiser et faire disparaitre mes peurs.
- Papa, ya une bête bizarre sous ma chambre!
- Où ça?
- J'sais pas trop, j'crois que c'est là, en d'sous!
- Bon, tu sais c'que tu vas faire? Tu vas mettre tes deux mains sur ta tête et crier: "la bête est en d'sous, la bête est en d'ssous"!
Ca marchait drôlement bien!
A d'autres moments, quand je me retrouvais avec lui, face à des chiens agités et turbulents, donnant de grand coup de langue baveuse et aboyant tellement qu'ils en vomissaient leurs poumons, je me cachais derrière ses jambes puissantes et robustes.
Je m'y sentais en sécurité même si j'avais quand même un peu la trouille...Le sentant sûrement, mon père tentait de me tranquiliser par ces termes:
- T'inquiète pas! C'est pas la p'tite bête qui mangera la grosse!
Mais dans ces cas là, il persistait toujours une petite flippe, même minuscule, qui, d'un coté, m'empêchait d'atteindre la sérénité et de l'autre, m'obligeait à devoir me satisfaire que d'un mieux aussi gros fut-il!
Oui, à ma place, il me paraissait futil ce mieux car il m'empêchait de sortir du système du tout ou rien où l'on passe de la peur à la sérénité, sans chichi, sans copeaux. Comme dit ma mère:
- C'est net et c'est carré!
Aujourd'hui, j'ai essayé au mieux de rassurer ma petite fille de quinze mois quand elle a enfoncé ses petites griffes dans mes chairs à la vue d'un gros cheval dont le hennissement m'a également fait frémir:
- C'est impressionnant ce gros animal hein? C'est ça façon de parler! Rassure-toi, il est gentil!
- Ouaoua? Fit-elle, plus détendue.
- Oui, c'est un cheval ou une jument...attends voir...Ah oui! C'est un sacré cheval même!
Ma petite qualifie tous les animaux qu'elle rencontre ou qu'elle paerçois de la loin ou de prêt par ce fameux "ouaoua".
Il y a pas si longtemps, lors d'un pique-nique en Corse, elle s'égosillait tant qu'elle pouvait, voulant attirer notre attention:
- Ouaoua!! Ouaoua!!
- Ben? Ou ça? Lui a t-on tous demandé. Nous on voyait que dalle!
Puis, grâce à son petit doigt pointé vers le sol, nous nous sommes aperçus, que nous étions envahis de fourmis.
Ma femme s'est mise à hurler gentiment:
- Putain des fourmis! Faut qu'on s'barre!
J'ai choisi cet instant opportun pour lancer la fameuse:
- Mais détends toi! C'est pas la p'tite bête qui va manger la grosse!
Cela nous a fait beaucoup rire. Puis, pour revenir à notre petit pain béni, nous fûmes estomaqués devant sa vue perçante.
En fait, comme nous l'a si bien fait remarqué ma belle mère, du haut de son 0,80 mètre, elle a les yeux beaucoup plus prêt du sol que nous! Normal qu'elle les ai remarqué les fourmis avant nous!
Ce qu'elle remarqua ce soir,également, après une grande après-midi promenade, c'est ce petit insecte nommé "gendarme" , gambadant sur le sol ocre de la place du village. A sa vue, elle tenta de mettre son pied dessus, à ma grande surprise et peine.
- Ba pourquoi tu veux l'écraser? Il est gentil ce gendarme!
Ma soeur me fit remarquer qu'elle avait bien compris l'histoire de la p'tite bête qui mangera pas l'autre! Puis elle s'adressa à elle gentiment:
- Tu f'sais moins ta maligne tout à l'heure avec le cheval...Hein?
Mais où sont les pompiers?
Hier midi, après avoir emmené ma petite écouter la fanfare du village, mes oreilles, telles un radar puissant, ont capté une discussion de trottoir entre deux femmes de bonne famille, apparemment:
- Tiens! Bonjour! Vous allez bien?
- Et vous? Comment ça va?
- Ah...avec ce temps...c'est pas la joie!
- C'est sûr, on n'a pas été gaté en Juin!
- Ah qui le dites vous! On s'en souviendra de juin 2007!
A cet instant, je me suis demandé quelles seraient les raisons qui feraient que le mois de Juin, millésime 2007, resterait gravé à jamais dans mes souvenirs impérissables.
Certes, des évènements aussi diverses que variés ont défilés pour moi mais je dois dire qu'ils ne prendront même pas le temps de frapper à la porte mémoire, en apparence.
Néanmoins, je dois reconnaitre que la découverte de la Corse, splendide pays, m'a régalé les yeux ainsi que ses frères et soeurs.
La cueillette de groseille m'a également procuré beaucoup de joie et de plaisir, avec ma femme et mon petit bout qui en a profité pour s'en faire une cure. C'était d'autant plus agréable que ce fut inattendu.
En effet, l'horticultrice chez qui nous étions venus nous renseigner, nous a pris en sympathie et nous a presque ordonné d'en cueillir autant que l'on pouvait.
J'en ai profité pour me lancer dans la confection de confiture. J'adore ça! Je peux même dire, fièrement que je suis devenu une "bête" en confiote!
Ma belle soeur m'a dit:
- C'est génial que tu fasses de la confiture de groseille! Tu vas en avoir un sacré paquet dis-donc!
- Oh! c'est pas pour moi! Je déteste la groseille... lui ais-je répondu. Ce qui est vrai. C'est juste le plaisir de préparer et d'offrir.
Ce mois de juin a été aussi l'occasion de m'offrir un petit baltrap avec ma petite soeur.
A part ça, rien de bien transcendant, du moins pas de quoi faire du mois de Juin un souvenir impérissable. Pas de quoi écrire une thèse comme le soulignait si bien Gérard depardieu dans Les Valseuses.
Quoique...
En effet, hier soir, àprès le tir à la carabine à la fête foraine, il y a eu la mise à feu du bûcher géant préparé à la l'occasion de la fête de la St Jean, dont peu de personne, moi en premier, connait l'origine. A cette occasion, tout en haut du bûcher, ils avaient trouver le moyen d'installer un pantin, sensé représenté l'apotre Jean, prêt à crâmer.
Dés que ses pieds ont commencè à bruler, la foule a commencé a scander toute une kyrielle de cris:
- Hourra! Génial! Vas-y, crames St jean! T'as chaud hein? Tu la ramène moins maintenant! Tu fais moins ton malin là ?
Honnêtement, cela m'a gêné. J'étais même très mal à l'aise. J'ai très vite mis les voiles.
Dire que des milliers de gens ont été passés par les flammes, sous l'inquisition, entre autre, pour soi-disant hérésie ou tout simplement pour possession de bible, rien que d'y penser, de m'imaginer et d'observer, tout simplement ce bûcher géant, brûlant, cela m'a glacé le sang...
- Tiens! Bonjour! Vous allez bien?
- Et vous? Comment ça va?
- Ah...avec ce temps...c'est pas la joie!
- C'est sûr, on n'a pas été gaté en Juin!
- Ah qui le dites vous! On s'en souviendra de juin 2007!
A cet instant, je me suis demandé quelles seraient les raisons qui feraient que le mois de Juin, millésime 2007, resterait gravé à jamais dans mes souvenirs impérissables.
Certes, des évènements aussi diverses que variés ont défilés pour moi mais je dois dire qu'ils ne prendront même pas le temps de frapper à la porte mémoire, en apparence.
Néanmoins, je dois reconnaitre que la découverte de la Corse, splendide pays, m'a régalé les yeux ainsi que ses frères et soeurs.
La cueillette de groseille m'a également procuré beaucoup de joie et de plaisir, avec ma femme et mon petit bout qui en a profité pour s'en faire une cure. C'était d'autant plus agréable que ce fut inattendu.
En effet, l'horticultrice chez qui nous étions venus nous renseigner, nous a pris en sympathie et nous a presque ordonné d'en cueillir autant que l'on pouvait.
J'en ai profité pour me lancer dans la confection de confiture. J'adore ça! Je peux même dire, fièrement que je suis devenu une "bête" en confiote!
Ma belle soeur m'a dit:
- C'est génial que tu fasses de la confiture de groseille! Tu vas en avoir un sacré paquet dis-donc!
- Oh! c'est pas pour moi! Je déteste la groseille... lui ais-je répondu. Ce qui est vrai. C'est juste le plaisir de préparer et d'offrir.
Ce mois de juin a été aussi l'occasion de m'offrir un petit baltrap avec ma petite soeur.
A part ça, rien de bien transcendant, du moins pas de quoi faire du mois de Juin un souvenir impérissable. Pas de quoi écrire une thèse comme le soulignait si bien Gérard depardieu dans Les Valseuses.
Quoique...
En effet, hier soir, àprès le tir à la carabine à la fête foraine, il y a eu la mise à feu du bûcher géant préparé à la l'occasion de la fête de la St Jean, dont peu de personne, moi en premier, connait l'origine. A cette occasion, tout en haut du bûcher, ils avaient trouver le moyen d'installer un pantin, sensé représenté l'apotre Jean, prêt à crâmer.
Dés que ses pieds ont commencè à bruler, la foule a commencé a scander toute une kyrielle de cris:
- Hourra! Génial! Vas-y, crames St jean! T'as chaud hein? Tu la ramène moins maintenant! Tu fais moins ton malin là ?
Honnêtement, cela m'a gêné. J'étais même très mal à l'aise. J'ai très vite mis les voiles.
Dire que des milliers de gens ont été passés par les flammes, sous l'inquisition, entre autre, pour soi-disant hérésie ou tout simplement pour possession de bible, rien que d'y penser, de m'imaginer et d'observer, tout simplement ce bûcher géant, brûlant, cela m'a glacé le sang...
Tuesday, January 30, 2007
Rôôô!!!
En ce moment, je suis au Japon pour quels jours. A Tokyo pour être précis.
Malgré le temps de vol et surtout le décalage horaire décalquant, c'est toujours un réel plaisir de retrouver cette ville hors du commun.
La première fois que j'y ai mis les pieds, c'était il y a 8 ans. Quand j'avais vu apparaitre sur mon planning les 3 lettres NRT, l'abréviation de Narita, aéroport de Tokyo, j'étais fou de joie.
En effet, Tokyo faisait partie des villes qui au début de ma carrière procurait en moi une excitation particulière. Tout comme New york, Los Angeles et Buenos aires pour ne citer quelles, Tokyo, c'était pour moi, un vrai voyage, c'était l'autre bout du monde. Parfois j'ai l'impression de me la péter quand j'annonce à mes potes que je pars à L.A.
C'était également l'occasion de faire tomber tous les clichés que j'avais pu me programmer jusqu'ici et de voir de mes yeux vus ( j'ai toujours trouver cette expression un peu idiote mais je la kiffe, alors je l'utilise) ce qui si passe.
Aujourd'hui, Tokyo procure en moi toujours ce même plaisir.
Ce qui m'a touché en premier lieu, c'est le respect et l'ordre.Le respect de son environnement proche, le respect de la personne. Un bémol apparait tout de même du coté de roppongi, quartier chaud de Tokyo où se mènent une guerre sans merci les différentes triades. Et puis, l'alcool coulant à flot entre autres choses, on n'est jamais à l'abri d'une rixe, d'une bagarre, d'un réglement de compte.
Nourri pendant plusieurs années dans ma jeunesse au mangas japonnais, il était très plaisant voire surprenant de m'apercevoir que les décors utilisés dans ces cartoons étaient fidèle à la réalité.
Ce que j'avais trouvé d'impressionnant et de pénible d'ailleurs, c'était la foule immense qui se massait au bord des passages piétons.Quand on faisait une image arrêtée, on apercevait de part et d'autres de ce passage minuscule une foule indénombrale d'individus.
Je me demandais bien ce qui allait se passer quand le petit bonhomme vert lancerait le: Go! Honnetement je m'attendais à un bordel sans nom. Comment tout ce monde allait pouvoir traverser d'une traite ce petit passage avant que le feu rouge s'afficherait.
Mélé à ces milliers de personnes, j'attendais avec impatience le feu vert. J'étais très excité.Je pouvais percevoir mon pouls dans ma poitrine.
Le moment tant attendu arriva. Ce fut pour moi, un véritable bordel, me faisant bousculer de toutes parts.Je ne pouvais plus avancé tant le flot venant à ma rencontre était fourni et compact.
Arrivé finalement péniblement sur l'autre rive non sans effort et maitrise de soi, je décidais d'attendre la prochaine vague afin de l'etudier, pour comprendre.
Je me rappelle qu'un jour, une premier ministre française avait qualifié les Japonnais de fourmis. C'est en effet l'impression que j'avais.Ils étaient inombrables, arrivants de partout, sortants de nulle part.
Mais les fourmis, à bien les étudier, ne se meuvent pas dans le bordel. C'est organisé, c'est une mécanique parfaite.
Ainsi, ayant pris place au dessus d'une passerelle, j'observais la scène.Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le deux flux contraires se croisaient sans aucune anicroche, sans aucun accident frontale.Tout le monde trouvait sa place et traçait son chemin.C'était impressionnant d'ordre et d'organisation.Les seuls qui se rentraient dedans étaient de types européens!
Finalement j'ai du y passer une bonne heure.
En regardant ma montre j'en ai meme été surpris.
J'avais pris un tel plaisir, que je n'avais pas vu le temps passé...Génial!!!
Malgré le temps de vol et surtout le décalage horaire décalquant, c'est toujours un réel plaisir de retrouver cette ville hors du commun.
La première fois que j'y ai mis les pieds, c'était il y a 8 ans. Quand j'avais vu apparaitre sur mon planning les 3 lettres NRT, l'abréviation de Narita, aéroport de Tokyo, j'étais fou de joie.
En effet, Tokyo faisait partie des villes qui au début de ma carrière procurait en moi une excitation particulière. Tout comme New york, Los Angeles et Buenos aires pour ne citer quelles, Tokyo, c'était pour moi, un vrai voyage, c'était l'autre bout du monde. Parfois j'ai l'impression de me la péter quand j'annonce à mes potes que je pars à L.A.
C'était également l'occasion de faire tomber tous les clichés que j'avais pu me programmer jusqu'ici et de voir de mes yeux vus ( j'ai toujours trouver cette expression un peu idiote mais je la kiffe, alors je l'utilise) ce qui si passe.
Aujourd'hui, Tokyo procure en moi toujours ce même plaisir.
Ce qui m'a touché en premier lieu, c'est le respect et l'ordre.Le respect de son environnement proche, le respect de la personne. Un bémol apparait tout de même du coté de roppongi, quartier chaud de Tokyo où se mènent une guerre sans merci les différentes triades. Et puis, l'alcool coulant à flot entre autres choses, on n'est jamais à l'abri d'une rixe, d'une bagarre, d'un réglement de compte.
Nourri pendant plusieurs années dans ma jeunesse au mangas japonnais, il était très plaisant voire surprenant de m'apercevoir que les décors utilisés dans ces cartoons étaient fidèle à la réalité.
Ce que j'avais trouvé d'impressionnant et de pénible d'ailleurs, c'était la foule immense qui se massait au bord des passages piétons.Quand on faisait une image arrêtée, on apercevait de part et d'autres de ce passage minuscule une foule indénombrale d'individus.
Je me demandais bien ce qui allait se passer quand le petit bonhomme vert lancerait le: Go! Honnetement je m'attendais à un bordel sans nom. Comment tout ce monde allait pouvoir traverser d'une traite ce petit passage avant que le feu rouge s'afficherait.
Mélé à ces milliers de personnes, j'attendais avec impatience le feu vert. J'étais très excité.Je pouvais percevoir mon pouls dans ma poitrine.
Le moment tant attendu arriva. Ce fut pour moi, un véritable bordel, me faisant bousculer de toutes parts.Je ne pouvais plus avancé tant le flot venant à ma rencontre était fourni et compact.
Arrivé finalement péniblement sur l'autre rive non sans effort et maitrise de soi, je décidais d'attendre la prochaine vague afin de l'etudier, pour comprendre.
Je me rappelle qu'un jour, une premier ministre française avait qualifié les Japonnais de fourmis. C'est en effet l'impression que j'avais.Ils étaient inombrables, arrivants de partout, sortants de nulle part.
Mais les fourmis, à bien les étudier, ne se meuvent pas dans le bordel. C'est organisé, c'est une mécanique parfaite.
Ainsi, ayant pris place au dessus d'une passerelle, j'observais la scène.Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le deux flux contraires se croisaient sans aucune anicroche, sans aucun accident frontale.Tout le monde trouvait sa place et traçait son chemin.C'était impressionnant d'ordre et d'organisation.Les seuls qui se rentraient dedans étaient de types européens!
Finalement j'ai du y passer une bonne heure.
En regardant ma montre j'en ai meme été surpris.
J'avais pris un tel plaisir, que je n'avais pas vu le temps passé...Génial!!!
Magique
Ce soir, je suis allé faire 2 ou 3 courses au géant casino de la Riche Soleil avec ma petite fille.Comment j'avais eu la flegme l'après-midi de remettre la poussette dans le coffre de la voiture, je savais que j'allais devoir la porter.Neuf kilos, ce n'est pas grand chose me suis-je dit, surtout quand ils sont posés sur une table, comme une nature morte.Mais à bout de bras, j'ai pu saisir toute la définition, saisir toutes les suptibiltés de ces neuf kilos.
Bref, cette surcharge inabituelle supporté par mon corps puissant et robuste m'a permis d'aller à l'essentiel, contrairement à d'habitude.J'ai acheté des frites, des calamars et des petits pots de fruits pour bébé.Je n'ai tout de même pas pu m'empêcher d'y ajouter une bricole dont je n'avais pas foncièrement besoin à mon entrée dans le supermarché.J'en eus besoin quand je l'aperçu dans le rayon boisson.Il me tendait les bras mon jus de pamplemousse comme s'il pouvait me demander en m'implorant:
-"S'il te plait, prends moi! Aimes moi!"
Comme je suis entièrement dans cette optique, c'est avec plaisir et amour que je le pris dans mes mains pour le poser délicatement au fond de mon sac.
Arrivé, à la caisse de moins de 10 articles, mon moment préféré des courses débutait.En effet, j'adore mater sur le tapis roulant ce que le client précédent a choisi.Et à chaque fois, je m'imagine, mais alors de façon parfaite de ce qu'il va en faire.J'imagine tres bien la scène, comment il va manger son camenbert, humer son verre de rouge, se souiller les doigts avec ses crevettes grises..etc
Ce soir, il n'y avait que 4 articles: 2 bouteilles de whisky, un déo narta en spray et une brosse à dent souple.A cet instant je me suis demandé ou pouvait bien se trouver le rapport entre ces quatre éléments.
J'ai trouvé très vite. La scène me sautait même aux yeux, elle était d'une simplicité: Lui et sa femme allait se descendre les 2 bouteilles de Sky, ils allaient suer comme des boeufs, trop bourrés pour aller à la douche ,ils iront se tartiner de Déo pour cacher la misère.Seule la brosse à dent me posait un dilemme.Allaient-ils se la partager? Peut etre seront ils trop bouillaves pour s'en servir? A moins que ce ne soit pour le lendemain matin, afin de travestir la mauvaise haleine du premier qui se lèvera ,pour demander à l'autre s'il a bien dormi?
Quoiqu'ils fassent, ces deux là, je les ai aimé tout de suite.Ils étaient beaux. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sentaient bons le sable chaud!Et puis je suis parti en quête d'un autre tapis roulant, celui de gauche pour etre exact. J'ai aperçu aussitot une grosse bonne femme qui machouillait je ne sais quoi de façon nonchalante.Sur le moment, je ne l'ai pas trouvé tres avenante, pas tres belle.
A ce moment précis de ma pensée, tel un pop up sorti de nulle part, je me suis rappellé les conseils emplis d'amour d'un ami cher.Tout en la regardant, je me suis dit à moi même et à elle également, dans ma tête ( tout fort, j'aurais pu prendre une beigne ou passer pour un barge): tu es belle, vraiment, c'est dingue ce que tu peut etre belle!
Quelle ne fut pas ma surprise de la voir tourner son regard vers moi et de m'offrir un sourire merveilleux!Je l'ai pris sans hésiter. Puis, j'ai réhitérer la manoeuvre avec les quelques clients du périmètre qui attendaient ,tout comme moi ,que la file avance un peu.
A tous, l'un après l'autre, je leurs disait qu'ils étaient beaux et je le pensais.A ma grande stupéfaction, ils le devenaient vraiment,sous mes yeux.J'étais ébahis!! Le plus fort, c'est que je sentais en moi leurs amours! Je me suis dit en pensant à mon ami:
"C'est incroyable! son amour me permet d'attaquer au burin la merde que j'ai dans les yeux!!!"
Un sourire merveilleux est venu embellir ma vie à cet instant. A l'heure qu'il est, je l'ai encore. Et je sais, que dorénavant, il y restera pour toujours...
Merci, merci, merci...
Bref, cette surcharge inabituelle supporté par mon corps puissant et robuste m'a permis d'aller à l'essentiel, contrairement à d'habitude.J'ai acheté des frites, des calamars et des petits pots de fruits pour bébé.Je n'ai tout de même pas pu m'empêcher d'y ajouter une bricole dont je n'avais pas foncièrement besoin à mon entrée dans le supermarché.J'en eus besoin quand je l'aperçu dans le rayon boisson.Il me tendait les bras mon jus de pamplemousse comme s'il pouvait me demander en m'implorant:
-"S'il te plait, prends moi! Aimes moi!"
Comme je suis entièrement dans cette optique, c'est avec plaisir et amour que je le pris dans mes mains pour le poser délicatement au fond de mon sac.
Arrivé, à la caisse de moins de 10 articles, mon moment préféré des courses débutait.En effet, j'adore mater sur le tapis roulant ce que le client précédent a choisi.Et à chaque fois, je m'imagine, mais alors de façon parfaite de ce qu'il va en faire.J'imagine tres bien la scène, comment il va manger son camenbert, humer son verre de rouge, se souiller les doigts avec ses crevettes grises..etc
Ce soir, il n'y avait que 4 articles: 2 bouteilles de whisky, un déo narta en spray et une brosse à dent souple.A cet instant je me suis demandé ou pouvait bien se trouver le rapport entre ces quatre éléments.
J'ai trouvé très vite. La scène me sautait même aux yeux, elle était d'une simplicité: Lui et sa femme allait se descendre les 2 bouteilles de Sky, ils allaient suer comme des boeufs, trop bourrés pour aller à la douche ,ils iront se tartiner de Déo pour cacher la misère.Seule la brosse à dent me posait un dilemme.Allaient-ils se la partager? Peut etre seront ils trop bouillaves pour s'en servir? A moins que ce ne soit pour le lendemain matin, afin de travestir la mauvaise haleine du premier qui se lèvera ,pour demander à l'autre s'il a bien dormi?
Quoiqu'ils fassent, ces deux là, je les ai aimé tout de suite.Ils étaient beaux. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sentaient bons le sable chaud!Et puis je suis parti en quête d'un autre tapis roulant, celui de gauche pour etre exact. J'ai aperçu aussitot une grosse bonne femme qui machouillait je ne sais quoi de façon nonchalante.Sur le moment, je ne l'ai pas trouvé tres avenante, pas tres belle.
A ce moment précis de ma pensée, tel un pop up sorti de nulle part, je me suis rappellé les conseils emplis d'amour d'un ami cher.Tout en la regardant, je me suis dit à moi même et à elle également, dans ma tête ( tout fort, j'aurais pu prendre une beigne ou passer pour un barge): tu es belle, vraiment, c'est dingue ce que tu peut etre belle!
Quelle ne fut pas ma surprise de la voir tourner son regard vers moi et de m'offrir un sourire merveilleux!Je l'ai pris sans hésiter. Puis, j'ai réhitérer la manoeuvre avec les quelques clients du périmètre qui attendaient ,tout comme moi ,que la file avance un peu.
A tous, l'un après l'autre, je leurs disait qu'ils étaient beaux et je le pensais.A ma grande stupéfaction, ils le devenaient vraiment,sous mes yeux.J'étais ébahis!! Le plus fort, c'est que je sentais en moi leurs amours! Je me suis dit en pensant à mon ami:
"C'est incroyable! son amour me permet d'attaquer au burin la merde que j'ai dans les yeux!!!"
Un sourire merveilleux est venu embellir ma vie à cet instant. A l'heure qu'il est, je l'ai encore. Et je sais, que dorénavant, il y restera pour toujours...
Merci, merci, merci...
I'm the king of the world!!!
Depuis ma plus tendre enfance, celle où j'étais encore le vrai Rodo, dénué de tous dressages, j'ai été bercé par le sempiternelle refrain: "c'est la vérité, c'est la vérité!!!"
Il etait d'ailleurs servi à toutes les sauces, matin midi et soir, sans oublier le quatre-heure.Un jour c'était: "on est dans la vérité!", un autre c'était: "heureusement qu'on connait la vérité!"
Tout naturellement, j'ai pris "cette" vérité pour la mienne.
Pourtant, je ne me suis jamais senti bien en son sein. J'avais l'impression d'être oppressé.Peut etre parce que je n'avais pas encore adhéré totalement à "cette" vérité que tout mon entourage proche souhaitait pour moi, ou plutot, pour eux.
Quand j'étais petit, j'avais horreur de manger du fois. On avait beau habillé ce soi disant mets de sauces aussi diverses l'unes que les autres pour cacher son "vrai" goût, j'arrivais toujours à le percevoir.
J'avais beau dire: "J'aime pas ça!! ya comme un arrière gôut!", on ne prenait pas en compte mon mal être.Il y avait toujours ce putain de fois à table.Je sentais la pression sur moi.
Puis un jour, je décidais de prendre le taureau par les cornes ou du moins le veau, car cela me semblait plus facile.
On veut me faire manger des choses que je n'aime pas? Des choses qui ne sont pas faites pour moi? Soit!!! J'avais un plan...
Je me suis mis à accepter leurs fois en faisant bonne figure.J'en ai meme repris, encore et encore.Il n'y avait même plus besoin de cacher le goût car ça n'avait pour moi aucune importance.
Des tonnes et des tonnes que j'ai englouti pour finalement volontairement tout recracher jusqu'à la dernière goutte...
Cela étant dit,cet arrière goût me restait dans la gorge depuis bien longtemps. Je savais qu'il fallait que j'en prenne compte.
Aujourd'hui, c'est fait. Mes yeux se sont ouverts tel un aveugle à qui le Christ redonnait la vue.
Je ressents un sentiment puissant de bien être. J'ai découvert "ma" vérité .Je peux enfin crier de toute ma force et de tout mon coeur:
Je suis liiiiiiiiibre!!!!
Il etait d'ailleurs servi à toutes les sauces, matin midi et soir, sans oublier le quatre-heure.Un jour c'était: "on est dans la vérité!", un autre c'était: "heureusement qu'on connait la vérité!"
Tout naturellement, j'ai pris "cette" vérité pour la mienne.
Pourtant, je ne me suis jamais senti bien en son sein. J'avais l'impression d'être oppressé.Peut etre parce que je n'avais pas encore adhéré totalement à "cette" vérité que tout mon entourage proche souhaitait pour moi, ou plutot, pour eux.
Quand j'étais petit, j'avais horreur de manger du fois. On avait beau habillé ce soi disant mets de sauces aussi diverses l'unes que les autres pour cacher son "vrai" goût, j'arrivais toujours à le percevoir.
J'avais beau dire: "J'aime pas ça!! ya comme un arrière gôut!", on ne prenait pas en compte mon mal être.Il y avait toujours ce putain de fois à table.Je sentais la pression sur moi.
Puis un jour, je décidais de prendre le taureau par les cornes ou du moins le veau, car cela me semblait plus facile.
On veut me faire manger des choses que je n'aime pas? Des choses qui ne sont pas faites pour moi? Soit!!! J'avais un plan...
Je me suis mis à accepter leurs fois en faisant bonne figure.J'en ai meme repris, encore et encore.Il n'y avait même plus besoin de cacher le goût car ça n'avait pour moi aucune importance.
Des tonnes et des tonnes que j'ai englouti pour finalement volontairement tout recracher jusqu'à la dernière goutte...
Cela étant dit,cet arrière goût me restait dans la gorge depuis bien longtemps. Je savais qu'il fallait que j'en prenne compte.
Aujourd'hui, c'est fait. Mes yeux se sont ouverts tel un aveugle à qui le Christ redonnait la vue.
Je ressents un sentiment puissant de bien être. J'ai découvert "ma" vérité .Je peux enfin crier de toute ma force et de tout mon coeur:
Je suis liiiiiiiiibre!!!!
180 kg au moins
Cet après midi, je suis allé découvrir le Sumo. En ce moment à Tokyo, il y a un grand tournois où se mèlent débutants, intermédiaires et dieux vivants.
Le sumo, j'ai bien du en voir 2 ou 3 fois en extrait à la télé, pas plus. C'est peut être trop peu pour m'y interresser ou y trouver un quelconque intérêt.
C'est une collègue qui m'a motivé pour y aller. Ce qui est dur avec des décalages horaires puissants, c'est qu'on est toujours le cul entre 2 chaises. Vais-je dormir ou est-ce que je me force à découvrir le monde sachant qu eje vais piquer du nez d'ici 2 heures?
C'est la question qui plane au dessus de ma tête en permanence dans ces escales.C'est une sorte de leitmotiv.
L'idée d'y aller me plaisait bien mais j'étais fatigué.Etonnant! Puis je me suis dit qu'un petite sortie, organisée de suite pouvait me faire le plus grand bien. De plus, tomber en plein tournoi de Sumo, ça n'arrive pas tous les jours.
On y est donc allé.On a pris comme d'hab la Jr yamanote line en direction de Ikhiabara, quartier électronique réputé puis après un changement et 2 arrêts, nous étions rendus.
Dehors, une foule de gens attendaient bien disciplinés derrière une barrière fait de ruban plastique, l'arrivée progressive de leurs dieux. Plusieurs sumotoris se faisaient interviewés pars les télés locales, nationales et internationales.
Tout ce monde en début d'après midi de semaine me permis de me rendre vraiment compte de l'imortance de ce sport, de cette culture encrée au plus profond de ces japonnais.
Cette foule était très homogène, des touts petits jusqu'aux plus vieux. C'était très équilibré.
A ce stade, j'étais vraiment satisfait de mon choix de m'être bougé le cul. Et puis, découvrir un Tournoi de Sumo au Japon, c'est tout de meme la panacée.C'est comme mater un match de basket dans un stade aux Etats Unis! Franchemenent, observer un match de basket dans le gymnase de Pau Orthez et un match à Atlanta, on a l'impression de voir un autre sport!
C'est la culture du sport spectacle en fait!
Bref, arrivé dans stadium, véritable temple, des combats avaient déjà lieu. Ca rigolait pas! c'était du sérieux.
Tels des touristes, on a commencé à bombarder de photos les lieus, le ring etc...
Ce qui m'a frappé d'entrée, c'est la durée du combat: 10 secondes à tout cassé.Une fois terminé, on passe aussitot au suivant. La brève cérémonie conduite par un mec en robe de geisha, coiffée d'une perruque et muni d'un éventail dure beaucoup plus longtemps.
Elle a eu le mérite de me faire bien rire avec ma collègue. Le premier mot qui m'ai venu à la bouche fut: Ridicule!
J'ai en effet trouvé ça ridicule mais ce n'est pas pour autant que je me suis permis de critiquer.J'ai juste constater sans pouvoir m'empécher tout de meme de comparer avec nos sports à nous.
Dans la salle, les spectateurs étaient à fond! Tout comme moi je suis en transe quand christophe Dominici, aillier du Quinze de france déboule coté droit de la défense Néo Zélandaise, se joue de trois défenseur pour aller aplatir dans l'en but! Magnifique!!!J'en ai encore les larmes aux yeux.
Le Sumo, c'est vraiment une autre culture. Tout simplement. Et j'ai été heureux de découvrir une de ces facettes.Certains supporters étaient en ébullition.
Cela étant dit, ils pourraient faire un effort sur le costume de l'arbitre, on dirait un trave...
Ah putain!! j'peux pas m'empêcher!!!
Le sumo, j'ai bien du en voir 2 ou 3 fois en extrait à la télé, pas plus. C'est peut être trop peu pour m'y interresser ou y trouver un quelconque intérêt.
C'est une collègue qui m'a motivé pour y aller. Ce qui est dur avec des décalages horaires puissants, c'est qu'on est toujours le cul entre 2 chaises. Vais-je dormir ou est-ce que je me force à découvrir le monde sachant qu eje vais piquer du nez d'ici 2 heures?
C'est la question qui plane au dessus de ma tête en permanence dans ces escales.C'est une sorte de leitmotiv.
L'idée d'y aller me plaisait bien mais j'étais fatigué.Etonnant! Puis je me suis dit qu'un petite sortie, organisée de suite pouvait me faire le plus grand bien. De plus, tomber en plein tournoi de Sumo, ça n'arrive pas tous les jours.
On y est donc allé.On a pris comme d'hab la Jr yamanote line en direction de Ikhiabara, quartier électronique réputé puis après un changement et 2 arrêts, nous étions rendus.
Dehors, une foule de gens attendaient bien disciplinés derrière une barrière fait de ruban plastique, l'arrivée progressive de leurs dieux. Plusieurs sumotoris se faisaient interviewés pars les télés locales, nationales et internationales.
Tout ce monde en début d'après midi de semaine me permis de me rendre vraiment compte de l'imortance de ce sport, de cette culture encrée au plus profond de ces japonnais.
Cette foule était très homogène, des touts petits jusqu'aux plus vieux. C'était très équilibré.
A ce stade, j'étais vraiment satisfait de mon choix de m'être bougé le cul. Et puis, découvrir un Tournoi de Sumo au Japon, c'est tout de meme la panacée.C'est comme mater un match de basket dans un stade aux Etats Unis! Franchemenent, observer un match de basket dans le gymnase de Pau Orthez et un match à Atlanta, on a l'impression de voir un autre sport!
C'est la culture du sport spectacle en fait!
Bref, arrivé dans stadium, véritable temple, des combats avaient déjà lieu. Ca rigolait pas! c'était du sérieux.
Tels des touristes, on a commencé à bombarder de photos les lieus, le ring etc...
Ce qui m'a frappé d'entrée, c'est la durée du combat: 10 secondes à tout cassé.Une fois terminé, on passe aussitot au suivant. La brève cérémonie conduite par un mec en robe de geisha, coiffée d'une perruque et muni d'un éventail dure beaucoup plus longtemps.
Elle a eu le mérite de me faire bien rire avec ma collègue. Le premier mot qui m'ai venu à la bouche fut: Ridicule!
J'ai en effet trouvé ça ridicule mais ce n'est pas pour autant que je me suis permis de critiquer.J'ai juste constater sans pouvoir m'empécher tout de meme de comparer avec nos sports à nous.
Dans la salle, les spectateurs étaient à fond! Tout comme moi je suis en transe quand christophe Dominici, aillier du Quinze de france déboule coté droit de la défense Néo Zélandaise, se joue de trois défenseur pour aller aplatir dans l'en but! Magnifique!!!J'en ai encore les larmes aux yeux.
Le Sumo, c'est vraiment une autre culture. Tout simplement. Et j'ai été heureux de découvrir une de ces facettes.Certains supporters étaient en ébullition.
Cela étant dit, ils pourraient faire un effort sur le costume de l'arbitre, on dirait un trave...
Ah putain!! j'peux pas m'empêcher!!!
De la couleur bordel!! de la couleur!!!
De nos jours, je remarque que la couleur de nos voitures se limite trop souvent à une appelation au detriment de la couleur elle-même.
Il y a quelques jours de cela, chez un concessionaire automobile, je me documentais sur le type de couleur prévue pour une voiture particulière.
Les dénominations colorées me faisaient entrer dans le rêve. Elles laissaient entrevoir une beauté nouvelle, une beauté merveilleuse.Avec ces couleurs, c'était certain, on allait se régaler. Posséder une Renault Clio modèle 2007 couleur "jaune d'or céleste", ça a de la gueule si je puis me permettre.
Mais voilà, on a beau nous abreuver de magnifiques promesses, la réalité reprend le dessus bien vite.
En effet, d'un "jaune bio poussin" sur papier on passe à un vieux jaune caca d'oie, métalisé, de surcroît!
Aujourd'hui, il me semble, qu'à part du blanc, du noir, du bleu foncé ou autre déclinaison de rouge métallisé, il n'y a pas grand chose de gai.
Je trouve toutes ces couleurs bien ternes. Ou est passé le vert pomme Granit de mon voisin, mort peut-être depuis?
Je disais, pas plus tard à ma femme ce matin, que toutes les couleurs des voitures sont uniformes maintenant. Par temps gris et pluvieux, c'est dangereux! Il ne faut descendre à la cave pour nettoyer son fusil de chasse...
Sur ces mots, j'invite ma femme à sortir sur le balcon et découvrir l'étendu du désastre.
-"Eh ba quoi?" me dit elle
-"Ba..regardes bien les couleurs des bagnoles, tu remarques rien de particulier ou plutot, de commun?" lui retorquais-je
On a jeté un coup d'oeil rapide sur la petite rue tranquille en contre-bas de notre balcon, on s'est retourné l'un vers l'autre et on a éclaté de rire!
Ce que je venais de lui expliquer venait d'être balayé d'un revers de main de bébé en une fraction de seconde.
En effet, quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir qu'au moins 6 voitures sur 10 présentes réfutaient mon discours.
J''étais surpris du constat et quelque peu désabusé de me rendre compte que tout mon argumentaire que je pensais être en béton armé sur la couleur des voitures volait en éclat, comme ça, juste en utilisant mes yeux. Pas besoin de discours, de thèse, d'antithèse, la simplicité se présentait aussi simplement.
Cela étant dit, j'étais très heureux et rassuré de savoir qu'il reste encore aujourd'hui une lueur d'espoir. Les couleurs ne sont pas mortes!
Avec ma femme on s'est même amusé à donner un nom aux couleurs que l'on observait. Elles étaient tellement peu courantes, tellement mises de coté pendant des siècles...euh des années ( je m'emballe un peu!) qu'on ne savait plus comment les qualifier.
Nous nous sommes donc amusés à comparer les couleurs à des formes ou des choses que l'on connaissait pour pouvoir être certains de pouvoir les décrire de façon nette et précise à des amis.
Tout a commencé par une Opel Corsa vert diabolo menthe, puis ensuite est arrivé une Renault Twingo jaune frites, façon steack- frites dorées à 180 degrés.
Nous avons eu droit également à une caisse inconnu, d'un rouge style rose rouge pour les amoureux.Une Citroën ZX de couleur bleu mer caraibes est venu s'ajouter à la fête. On aurait même pu dicerner quelques cirus altus ici et là tellement nous étions dans le vrai.
Le pompom on se l'ai réservé pour la fin: une vieille Mercedes 240 antidéluvienne s'est invité à la fête. Elle nous en a donné du fil à retordre celle-là! Mais nous y sommes arrivés!
Moi, elle me fit pensé à la couleur du beurre de cacahuète, ce qui me fit aussitôt salivé.
Ma femme, quant à elle, sans hésiter, avec une assurance surprenante me sorti d'une voix claire et nette:
-" de la Danette crème caramel!"
On l'avait!!! on était fier!! On avait réussi!!! On savait même qu'on pourrait décrire la couleur de toutes ces bagnoles à un malheureux devenu aveugle mais qui de son temps avait détenu une acuité visuelle déconcertante.
Le cerveau est véritablement magnifique, extraordinaire! Que d'amour il a fallu pour le créer!!!
Que d'amour il faut également pour braver la pluie et le froid, la tempête même, pour ramener à ma douce un pack de 12 danettes crêmes caramel afin d'apaiser une envie soudaine...
Il y a quelques jours de cela, chez un concessionaire automobile, je me documentais sur le type de couleur prévue pour une voiture particulière.
Les dénominations colorées me faisaient entrer dans le rêve. Elles laissaient entrevoir une beauté nouvelle, une beauté merveilleuse.Avec ces couleurs, c'était certain, on allait se régaler. Posséder une Renault Clio modèle 2007 couleur "jaune d'or céleste", ça a de la gueule si je puis me permettre.
Mais voilà, on a beau nous abreuver de magnifiques promesses, la réalité reprend le dessus bien vite.
En effet, d'un "jaune bio poussin" sur papier on passe à un vieux jaune caca d'oie, métalisé, de surcroît!
Aujourd'hui, il me semble, qu'à part du blanc, du noir, du bleu foncé ou autre déclinaison de rouge métallisé, il n'y a pas grand chose de gai.
Je trouve toutes ces couleurs bien ternes. Ou est passé le vert pomme Granit de mon voisin, mort peut-être depuis?
Je disais, pas plus tard à ma femme ce matin, que toutes les couleurs des voitures sont uniformes maintenant. Par temps gris et pluvieux, c'est dangereux! Il ne faut descendre à la cave pour nettoyer son fusil de chasse...
Sur ces mots, j'invite ma femme à sortir sur le balcon et découvrir l'étendu du désastre.
-"Eh ba quoi?" me dit elle
-"Ba..regardes bien les couleurs des bagnoles, tu remarques rien de particulier ou plutot, de commun?" lui retorquais-je
On a jeté un coup d'oeil rapide sur la petite rue tranquille en contre-bas de notre balcon, on s'est retourné l'un vers l'autre et on a éclaté de rire!
Ce que je venais de lui expliquer venait d'être balayé d'un revers de main de bébé en une fraction de seconde.
En effet, quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir qu'au moins 6 voitures sur 10 présentes réfutaient mon discours.
J''étais surpris du constat et quelque peu désabusé de me rendre compte que tout mon argumentaire que je pensais être en béton armé sur la couleur des voitures volait en éclat, comme ça, juste en utilisant mes yeux. Pas besoin de discours, de thèse, d'antithèse, la simplicité se présentait aussi simplement.
Cela étant dit, j'étais très heureux et rassuré de savoir qu'il reste encore aujourd'hui une lueur d'espoir. Les couleurs ne sont pas mortes!
Avec ma femme on s'est même amusé à donner un nom aux couleurs que l'on observait. Elles étaient tellement peu courantes, tellement mises de coté pendant des siècles...euh des années ( je m'emballe un peu!) qu'on ne savait plus comment les qualifier.
Nous nous sommes donc amusés à comparer les couleurs à des formes ou des choses que l'on connaissait pour pouvoir être certains de pouvoir les décrire de façon nette et précise à des amis.
Tout a commencé par une Opel Corsa vert diabolo menthe, puis ensuite est arrivé une Renault Twingo jaune frites, façon steack- frites dorées à 180 degrés.
Nous avons eu droit également à une caisse inconnu, d'un rouge style rose rouge pour les amoureux.Une Citroën ZX de couleur bleu mer caraibes est venu s'ajouter à la fête. On aurait même pu dicerner quelques cirus altus ici et là tellement nous étions dans le vrai.
Le pompom on se l'ai réservé pour la fin: une vieille Mercedes 240 antidéluvienne s'est invité à la fête. Elle nous en a donné du fil à retordre celle-là! Mais nous y sommes arrivés!
Moi, elle me fit pensé à la couleur du beurre de cacahuète, ce qui me fit aussitôt salivé.
Ma femme, quant à elle, sans hésiter, avec une assurance surprenante me sorti d'une voix claire et nette:
-" de la Danette crème caramel!"
On l'avait!!! on était fier!! On avait réussi!!! On savait même qu'on pourrait décrire la couleur de toutes ces bagnoles à un malheureux devenu aveugle mais qui de son temps avait détenu une acuité visuelle déconcertante.
Le cerveau est véritablement magnifique, extraordinaire! Que d'amour il a fallu pour le créer!!!
Que d'amour il faut également pour braver la pluie et le froid, la tempête même, pour ramener à ma douce un pack de 12 danettes crêmes caramel afin d'apaiser une envie soudaine...
Friday, November 17, 2006
Poussez vous bordel !!!
Ma femme et moi, on a un métier qui nous permet d'avoir un max de jours de repos en semaine.
Et ça, c'est génial quand on y pense.
On peut se permettre un grand nombres d'activités alors que le reste des forces vives de la Nation gémit au réveil, court pour attraper son bus et sue dans le métro.
Nous, pour aller à la banque en semaine, à part croiser 3 ou 4 vieilles au guichet qui viennent retirer 10 euros sur leurs livret A pour le potage du soir, c'est royal!!! Royal Monceau même, comme dit un pote...A moins que ce soit moi...?
Bref, en semaine on est tranquille, pénardos.
Mais pour les courses, j'sais pas comment on s'demmerde avec ma femme, apparemment mal, car on se retrouve toujours dans le flot de clients énervés le samedi après-midi chez carrouf.
Ah ça, on y échappe pas!! C'est quand même un monde!! On a toute la semaine pour nous, faut qu'on vienne s'enquiquiner avec tous les beaufs du coin!!
C'est comme Ikea. Nous, on aime bien de temps en temps y aller trainer nos guêtres, quand on a du temps bien sûr. Mais le temps, on en a à revendre.Parfois on sait meme plus quoi en foutre!
Et bien on peut pas s'empêcher d'y aller au meilleure période: le week end du 15 Aout ou, comme la semaine dernière, samedi 11 novembre...
Franchement, faut vraiment avoir un grain pour tourner 2 heures pour une place de parking, jouer des coudes pour se frayer un chemin entre le rayon cuisine et salle de bain, entendre couiner et hurler des milliers de gosses, suer à grosse goutes et... s'enerver!!!
A croire qu'on était les seuls à pondre cette lumineuse idée d'aller chez Ikea un jour férié.
Et tout ça pourquoi? Tout simplement parce que des trous du cul n'ont pas trouvé mieux que d'aller jouer à cache cache dans des tranchées.
Franchement, ya des baffes qui s'perdent...
Et ça, c'est génial quand on y pense.
On peut se permettre un grand nombres d'activités alors que le reste des forces vives de la Nation gémit au réveil, court pour attraper son bus et sue dans le métro.
Nous, pour aller à la banque en semaine, à part croiser 3 ou 4 vieilles au guichet qui viennent retirer 10 euros sur leurs livret A pour le potage du soir, c'est royal!!! Royal Monceau même, comme dit un pote...A moins que ce soit moi...?
Bref, en semaine on est tranquille, pénardos.
Mais pour les courses, j'sais pas comment on s'demmerde avec ma femme, apparemment mal, car on se retrouve toujours dans le flot de clients énervés le samedi après-midi chez carrouf.
Ah ça, on y échappe pas!! C'est quand même un monde!! On a toute la semaine pour nous, faut qu'on vienne s'enquiquiner avec tous les beaufs du coin!!
C'est comme Ikea. Nous, on aime bien de temps en temps y aller trainer nos guêtres, quand on a du temps bien sûr. Mais le temps, on en a à revendre.Parfois on sait meme plus quoi en foutre!
Et bien on peut pas s'empêcher d'y aller au meilleure période: le week end du 15 Aout ou, comme la semaine dernière, samedi 11 novembre...
Franchement, faut vraiment avoir un grain pour tourner 2 heures pour une place de parking, jouer des coudes pour se frayer un chemin entre le rayon cuisine et salle de bain, entendre couiner et hurler des milliers de gosses, suer à grosse goutes et... s'enerver!!!
A croire qu'on était les seuls à pondre cette lumineuse idée d'aller chez Ikea un jour férié.
Et tout ça pourquoi? Tout simplement parce que des trous du cul n'ont pas trouvé mieux que d'aller jouer à cache cache dans des tranchées.
Franchement, ya des baffes qui s'perdent...
Sunday, November 05, 2006
Madame Kojak
J'connais un mec, le style de mec qui n'a, mais alors, pas de chance du tout dans la vie.
Si je compte le nombre de fois qu'il s'est péter une épaule, un bras, un poignet et un genou, on est pas prêt d'bouffer. C'est simple, il s'est tout cassé. Et parfois, ça été bis repetita. C'est style belote et rebelote.
Il jouerait aux cartes, qu'il foutrait la branlée à tout l'monde. A c'jeu là, faut pas v'nir l'taquiner le bougre!
Le seul truc qui soit resté intact, c'est ses couilles alors qu'avec le père qu'il a, il devrait en rester à peine quelques miettes.
Dans l'pays, peu de personnes le connaisse mais tout le monde entend parler de lui de temps en temps sans le savoir, au journal télévisé ou celui de la santé.
"...cette maladie qui touche une personne sur 500 millions...
On ressent tous pour lui la même compassion quand on nous expose ses soucis de santé.
-"Oh!! le pauvre!!"
-"bas dis donc, il a pas d'pot c'mec!"
Ce mec, justement, c'est 'le' pauvre mec qui se chope les maladies les plus rares au monde. Et il n'y va pas d'mains mortes d'ailleurs. Il les collectionne.
Les spécialistes se régalent avec lui. Pour dire, quand il s'en va consulter pour un énième problème, c'est tout l'université de médecine qui recoit et l'examine. Ce n'est plus une consultation, c'est un défilé. Il devient la bête de foire.
Les médecins les plus renommés, les plus à la pointe font le déplacement du monde entier pour lui et découvre des virus inconnus au bataillon.
Ce qu'il y a de génial, c'est qu'il s'en sort toujours au bout du compte, développant face à ces maladies pourtant dénuées de tous traitement et comme seule issue, la mort, de solides anticorps, comme par magie.
Son organisme en fait, c'est comme la forêt amazonienne, riche de toute sa biodiversité, les indigènes et leurs tams tams en moins, quoique...
Alors quand j'entends à la télé:
-"...cette maladie très rare qui ne touche que etc etc..."
Je sais qu'on parle de lui. C'est ma façon à moi de prendre de ses nouvelles par média interposé.
Ce dont les médias ne parlent pas, c'est de son enfance. Ca été un calvaire pour ses parents.
-" Mais qu'est ce qu'il a ce mome putain?" se plaignait sa mère.
-"Mais qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu pour en chier autant, bordel!!?" renchérissait son père.
Ca pour en chier, ils ont en chié. Obligés de créer une fosse sceptique qu'ils étaient. Le concessionnaire des eaux usées n'en voulait plus sur leurs réseaux, obligé d'intervenir une fois par semaine au minimum tellement ils bouchaient les tuyaux d'évacuation.
Bref, sa mère s'arrachait les cheveux. D'ailleurs, aujourd'hui, sa mère, elle est toute chauve.
Alors quand j'entends que les médecins disent que la calvitie , c'est génétique, et bien moi j'dis:
-" Ils racontent vraiment qu'des conneries!!"
Comme cette histoire d'ailleurs...
Si je compte le nombre de fois qu'il s'est péter une épaule, un bras, un poignet et un genou, on est pas prêt d'bouffer. C'est simple, il s'est tout cassé. Et parfois, ça été bis repetita. C'est style belote et rebelote.
Il jouerait aux cartes, qu'il foutrait la branlée à tout l'monde. A c'jeu là, faut pas v'nir l'taquiner le bougre!
Le seul truc qui soit resté intact, c'est ses couilles alors qu'avec le père qu'il a, il devrait en rester à peine quelques miettes.
Dans l'pays, peu de personnes le connaisse mais tout le monde entend parler de lui de temps en temps sans le savoir, au journal télévisé ou celui de la santé.
"...cette maladie qui touche une personne sur 500 millions...
On ressent tous pour lui la même compassion quand on nous expose ses soucis de santé.
-"Oh!! le pauvre!!"
-"bas dis donc, il a pas d'pot c'mec!"
Ce mec, justement, c'est 'le' pauvre mec qui se chope les maladies les plus rares au monde. Et il n'y va pas d'mains mortes d'ailleurs. Il les collectionne.
Les spécialistes se régalent avec lui. Pour dire, quand il s'en va consulter pour un énième problème, c'est tout l'université de médecine qui recoit et l'examine. Ce n'est plus une consultation, c'est un défilé. Il devient la bête de foire.
Les médecins les plus renommés, les plus à la pointe font le déplacement du monde entier pour lui et découvre des virus inconnus au bataillon.
Ce qu'il y a de génial, c'est qu'il s'en sort toujours au bout du compte, développant face à ces maladies pourtant dénuées de tous traitement et comme seule issue, la mort, de solides anticorps, comme par magie.
Son organisme en fait, c'est comme la forêt amazonienne, riche de toute sa biodiversité, les indigènes et leurs tams tams en moins, quoique...
Alors quand j'entends à la télé:
-"...cette maladie très rare qui ne touche que etc etc..."
Je sais qu'on parle de lui. C'est ma façon à moi de prendre de ses nouvelles par média interposé.
Ce dont les médias ne parlent pas, c'est de son enfance. Ca été un calvaire pour ses parents.
-" Mais qu'est ce qu'il a ce mome putain?" se plaignait sa mère.
-"Mais qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu pour en chier autant, bordel!!?" renchérissait son père.
Ca pour en chier, ils ont en chié. Obligés de créer une fosse sceptique qu'ils étaient. Le concessionnaire des eaux usées n'en voulait plus sur leurs réseaux, obligé d'intervenir une fois par semaine au minimum tellement ils bouchaient les tuyaux d'évacuation.
Bref, sa mère s'arrachait les cheveux. D'ailleurs, aujourd'hui, sa mère, elle est toute chauve.
Alors quand j'entends que les médecins disent que la calvitie , c'est génétique, et bien moi j'dis:
-" Ils racontent vraiment qu'des conneries!!"
Comme cette histoire d'ailleurs...
Thursday, October 12, 2006
Et si on en achetait plutôt?
Le week end dernier, on est allé ramasser des noix à la campagne.C'était super sympa.Il y avait ma femme et moi, notre petit puceron, ma petite soeur et je garde le meilleur pour la fin, ma mère.
On pourrait penser que ce n'est qu'un détail parmi tants d'autres. Et moi je dis:
-"Que nenni!!"
Ma mère fut même la colonne vertébrale de cette journée, une sorte d'épaule puissante sur laquelle se reposer.
En effet, les noix, elle en connait un rayon. Faut surtout pas la pipoter sur le sujet, lui raconter n'importe quoi. Elle sait tout!
-"Même qu'avant d’les vendre, le maraicher les trempe dans l'eau pour qu'elles se gorgent d'eau afin de peser plus lourd dans la balance!" qu'elle nous a dit
-"Ah bon?" qu'on a tous dit surpris et fier de se coucher le soir moins cons qu'en se levant le matin.
A noter également que sans ma mère, les noix, on aurait seulement eu le droit d'y penser, à part peut être 3 ou 4 noix toutes keuss trouvés ici et là dont personnes n'aurait voulu.
Une chose est sûr, pas besoin de sortir de St Cyr pour repérer un noyer, surtout que dans la région, ils poussent comme des champignons. Champignons qu'il faudra d'ailleurs également dénicher bientot pour s'offrir une délicieuse omelette aux cèpes!Mais ceci est une toute autre histoire.
Le problème, c'est que les noyers, à part quelqu'uns déjà dépouillés et situés aux bords des routes et chemins, il y en a une quantité industriel mais dans des propriétés privés.
Et c'est à ce moment très précis que ma mère a mis à profit toute son expérience et sa force de persuasion me concenant.
-« On est parti chercher des noix ? on reviendra avec des noix ! » qu’elle m’a dit sereine et sûr d’elle
-« Ouiais mais on va pas aller dans ce champ ! Il appartient surement à quelqu’un ! »lui rétorquais-je
«-« Et alors ? » me répondit elle. « ya des barrières ? Non.Ya un panneau d’interdiction ? Non
Elle faisait les questions et les réponses. Il n’y avait aucun moyen de négocier.J’ai tout de même tenter car, moi, j’avais la flippe de m’faire gauler dans l’champ.
-« Oui, c’est sur, mais c’est à quelqu’un ce champ ! » insistais-je
-« On y va !!!!! » m’ordonna t- elle.
Vu le ton, on y ai allé. Mais j’étais pas fier !
Au pied de ce beau noyer magestueux, c’était une mine d’or.Il y en avait partout.Il n’y avait qu’à se baisser.Je n’avais jamais vu ça, c’était comme une manne providentielle. Ma mère avait vraiment du pif !
Chacun s’appliqua dans sa besogne. Cela étant dit, chaque fois que j’entendais une bagnole, mon intestin se manifestait.
-« T’es sur qu’on risque rien là ? demandais-je à ma mère
-« Attends, si le proprio en avait vraiment besoin de ces noix, il les aurait ramassé ! Regardes !! Ca fait un bon bout de temps qu’elles sont à terre, ces noix ! Alors, tais-toi et ramasses !! » haussant-elle le ton.
Elle était bien gentille ma mère, mais moi, j’imaginais bien l’arrivé du mec :
-« Ca va ? tout se passe bien ? Ah !!? » ferait-il étonné. » des noix !!! C ‘est tres gentil de me les avoir ramassé !!»
-« Allez !! »dirait il calmement, « Donnez moi vos sacs et on en parle plus !!Ca restera entre nous ! »
J’avais tellement la trouille de ce moment là que j’en ai mis un rayon dans ma quête. On en a ramassé 12 kilos en moins de 10 minutes.
Il me tardait de rentrer car j’en avais aussi marre de passer pour une tafiole auprès de ma ptite fille qui nous regardait bien loin de tout ça, détendue et bien au chaud dans sa poussette touts terrains.
Ma femme me fit apercevoir une éclaircie :
-« J’crois qu’on en a assez là ? non ? fi-elle a ma mère
-« je crois aussi ! » aquiesca t-elle
Moi aussi ! ça pour acquiescer, j’aquiescais !! ca f’sait meme un bon moment d’ailleurs !
Je lachais enfin un ouf de soulagement.On rentrait à la maison.
Nous sortimes donc du champ. Je fus le premier à en sortir. Et bien vite d’ailleurs…
On pourrait penser que ce n'est qu'un détail parmi tants d'autres. Et moi je dis:
-"Que nenni!!"
Ma mère fut même la colonne vertébrale de cette journée, une sorte d'épaule puissante sur laquelle se reposer.
En effet, les noix, elle en connait un rayon. Faut surtout pas la pipoter sur le sujet, lui raconter n'importe quoi. Elle sait tout!
-"Même qu'avant d’les vendre, le maraicher les trempe dans l'eau pour qu'elles se gorgent d'eau afin de peser plus lourd dans la balance!" qu'elle nous a dit
-"Ah bon?" qu'on a tous dit surpris et fier de se coucher le soir moins cons qu'en se levant le matin.
A noter également que sans ma mère, les noix, on aurait seulement eu le droit d'y penser, à part peut être 3 ou 4 noix toutes keuss trouvés ici et là dont personnes n'aurait voulu.
Une chose est sûr, pas besoin de sortir de St Cyr pour repérer un noyer, surtout que dans la région, ils poussent comme des champignons. Champignons qu'il faudra d'ailleurs également dénicher bientot pour s'offrir une délicieuse omelette aux cèpes!Mais ceci est une toute autre histoire.
Le problème, c'est que les noyers, à part quelqu'uns déjà dépouillés et situés aux bords des routes et chemins, il y en a une quantité industriel mais dans des propriétés privés.
Et c'est à ce moment très précis que ma mère a mis à profit toute son expérience et sa force de persuasion me concenant.
-« On est parti chercher des noix ? on reviendra avec des noix ! » qu’elle m’a dit sereine et sûr d’elle
-« Ouiais mais on va pas aller dans ce champ ! Il appartient surement à quelqu’un ! »lui rétorquais-je
«-« Et alors ? » me répondit elle. « ya des barrières ? Non.Ya un panneau d’interdiction ? Non
Elle faisait les questions et les réponses. Il n’y avait aucun moyen de négocier.J’ai tout de même tenter car, moi, j’avais la flippe de m’faire gauler dans l’champ.
-« Oui, c’est sur, mais c’est à quelqu’un ce champ ! » insistais-je
-« On y va !!!!! » m’ordonna t- elle.
Vu le ton, on y ai allé. Mais j’étais pas fier !
Au pied de ce beau noyer magestueux, c’était une mine d’or.Il y en avait partout.Il n’y avait qu’à se baisser.Je n’avais jamais vu ça, c’était comme une manne providentielle. Ma mère avait vraiment du pif !
Chacun s’appliqua dans sa besogne. Cela étant dit, chaque fois que j’entendais une bagnole, mon intestin se manifestait.
-« T’es sur qu’on risque rien là ? demandais-je à ma mère
-« Attends, si le proprio en avait vraiment besoin de ces noix, il les aurait ramassé ! Regardes !! Ca fait un bon bout de temps qu’elles sont à terre, ces noix ! Alors, tais-toi et ramasses !! » haussant-elle le ton.
Elle était bien gentille ma mère, mais moi, j’imaginais bien l’arrivé du mec :
-« Ca va ? tout se passe bien ? Ah !!? » ferait-il étonné. » des noix !!! C ‘est tres gentil de me les avoir ramassé !!»
-« Allez !! »dirait il calmement, « Donnez moi vos sacs et on en parle plus !!Ca restera entre nous ! »
J’avais tellement la trouille de ce moment là que j’en ai mis un rayon dans ma quête. On en a ramassé 12 kilos en moins de 10 minutes.
Il me tardait de rentrer car j’en avais aussi marre de passer pour une tafiole auprès de ma ptite fille qui nous regardait bien loin de tout ça, détendue et bien au chaud dans sa poussette touts terrains.
Ma femme me fit apercevoir une éclaircie :
-« J’crois qu’on en a assez là ? non ? fi-elle a ma mère
-« je crois aussi ! » aquiesca t-elle
Moi aussi ! ça pour acquiescer, j’aquiescais !! ca f’sait meme un bon moment d’ailleurs !
Je lachais enfin un ouf de soulagement.On rentrait à la maison.
Nous sortimes donc du champ. Je fus le premier à en sortir. Et bien vite d’ailleurs…
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