Friday, November 17, 2006

Poussez vous bordel !!!

Ma femme et moi, on a un métier qui nous permet d'avoir un max de jours de repos en semaine.

Et ça, c'est génial quand on y pense.

On peut se permettre un grand nombres d'activités alors que le reste des forces vives de la Nation gémit au réveil, court pour attraper son bus et sue dans le métro.

Nous, pour aller à la banque en semaine, à part croiser 3 ou 4 vieilles au guichet qui viennent retirer 10 euros sur leurs livret A pour le potage du soir, c'est royal!!! Royal Monceau même, comme dit un pote...A moins que ce soit moi...?

Bref, en semaine on est tranquille, pénardos.

Mais pour les courses, j'sais pas comment on s'demmerde avec ma femme, apparemment mal, car on se retrouve toujours dans le flot de clients énervés le samedi après-midi chez carrouf.

Ah ça, on y échappe pas!! C'est quand même un monde!! On a toute la semaine pour nous, faut qu'on vienne s'enquiquiner avec tous les beaufs du coin!!

C'est comme Ikea. Nous, on aime bien de temps en temps y aller trainer nos guêtres, quand on a du temps bien sûr. Mais le temps, on en a à revendre.Parfois on sait meme plus quoi en foutre!

Et bien on peut pas s'empêcher d'y aller au meilleure période: le week end du 15 Aout ou, comme la semaine dernière, samedi 11 novembre...

Franchement, faut vraiment avoir un grain pour tourner 2 heures pour une place de parking, jouer des coudes pour se frayer un chemin entre le rayon cuisine et salle de bain, entendre couiner et hurler des milliers de gosses, suer à grosse goutes et... s'enerver!!!

A croire qu'on était les seuls à pondre cette lumineuse idée d'aller chez Ikea un jour férié.

Et tout ça pourquoi? Tout simplement parce que des trous du cul n'ont pas trouvé mieux que d'aller jouer à cache cache dans des tranchées.

Franchement, ya des baffes qui s'perdent...

Sunday, November 05, 2006

Madame Kojak

J'connais un mec, le style de mec qui n'a, mais alors, pas de chance du tout dans la vie.

Si je compte le nombre de fois qu'il s'est péter une épaule, un bras, un poignet et un genou, on est pas prêt d'bouffer. C'est simple, il s'est tout cassé. Et parfois, ça été bis repetita. C'est style belote et rebelote.

Il jouerait aux cartes, qu'il foutrait la branlée à tout l'monde. A c'jeu là, faut pas v'nir l'taquiner le bougre!

Le seul truc qui soit resté intact, c'est ses couilles alors qu'avec le père qu'il a, il devrait en rester à peine quelques miettes.

Dans l'pays, peu de personnes le connaisse mais tout le monde entend parler de lui de temps en temps sans le savoir, au journal télévisé ou celui de la santé.

"...cette maladie qui touche une personne sur 500 millions...

On ressent tous pour lui la même compassion quand on nous expose ses soucis de santé.

-"Oh!! le pauvre!!"
-"bas dis donc, il a pas d'pot c'mec!"

Ce mec, justement, c'est 'le' pauvre mec qui se chope les maladies les plus rares au monde. Et il n'y va pas d'mains mortes d'ailleurs. Il les collectionne.

Les spécialistes se régalent avec lui. Pour dire, quand il s'en va consulter pour un énième problème, c'est tout l'université de médecine qui recoit et l'examine. Ce n'est plus une consultation, c'est un défilé. Il devient la bête de foire.

Les médecins les plus renommés, les plus à la pointe font le déplacement du monde entier pour lui et découvre des virus inconnus au bataillon.

Ce qu'il y a de génial, c'est qu'il s'en sort toujours au bout du compte, développant face à ces maladies pourtant dénuées de tous traitement et comme seule issue, la mort, de solides anticorps, comme par magie.

Son organisme en fait, c'est comme la forêt amazonienne, riche de toute sa biodiversité, les indigènes et leurs tams tams en moins, quoique...

Alors quand j'entends à la télé:

-"...cette maladie très rare qui ne touche que etc etc..."

Je sais qu'on parle de lui. C'est ma façon à moi de prendre de ses nouvelles par média interposé.

Ce dont les médias ne parlent pas, c'est de son enfance. Ca été un calvaire pour ses parents.

-" Mais qu'est ce qu'il a ce mome putain?" se plaignait sa mère.

-"Mais qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu pour en chier autant, bordel!!?" renchérissait son père.

Ca pour en chier, ils ont en chié. Obligés de créer une fosse sceptique qu'ils étaient. Le concessionnaire des eaux usées n'en voulait plus sur leurs réseaux, obligé d'intervenir une fois par semaine au minimum tellement ils bouchaient les tuyaux d'évacuation.

Bref, sa mère s'arrachait les cheveux. D'ailleurs, aujourd'hui, sa mère, elle est toute chauve.

Alors quand j'entends que les médecins disent que la calvitie , c'est génétique, et bien moi j'dis:

-" Ils racontent vraiment qu'des conneries!!"

Comme cette histoire d'ailleurs...

Thursday, October 12, 2006

Et si on en achetait plutôt?

Le week end dernier, on est allé ramasser des noix à la campagne.C'était super sympa.Il y avait ma femme et moi, notre petit puceron, ma petite soeur et je garde le meilleur pour la fin, ma mère.

On pourrait penser que ce n'est qu'un détail parmi tants d'autres. Et moi je dis:

-"Que nenni!!"

Ma mère fut même la colonne vertébrale de cette journée, une sorte d'épaule puissante sur laquelle se reposer.

En effet, les noix, elle en connait un rayon. Faut surtout pas la pipoter sur le sujet, lui raconter n'importe quoi. Elle sait tout!

-"Même qu'avant d’les vendre, le maraicher les trempe dans l'eau pour qu'elles se gorgent d'eau afin de peser plus lourd dans la balance!" qu'elle nous a dit

-"Ah bon?" qu'on a tous dit surpris et fier de se coucher le soir moins cons qu'en se levant le matin.

A noter également que sans ma mère, les noix, on aurait seulement eu le droit d'y penser, à part peut être 3 ou 4 noix toutes keuss trouvés ici et là dont personnes n'aurait voulu.

Une chose est sûr, pas besoin de sortir de St Cyr pour repérer un noyer, surtout que dans la région, ils poussent comme des champignons. Champignons qu'il faudra d'ailleurs également dénicher bientot pour s'offrir une délicieuse omelette aux cèpes!Mais ceci est une toute autre histoire.

Le problème, c'est que les noyers, à part quelqu'uns déjà dépouillés et situés aux bords des routes et chemins, il y en a une quantité industriel mais dans des propriétés privés.

Et c'est à ce moment très précis que ma mère a mis à profit toute son expérience et sa force de persuasion me concenant.

-« On est parti chercher des noix ? on reviendra avec des noix ! » qu’elle m’a dit sereine et sûr d’elle

-« Ouiais mais on va pas aller dans ce champ ! Il appartient surement à quelqu’un ! »lui rétorquais-je

«-« Et alors ? » me répondit elle. « ya des barrières ? Non.Ya un panneau d’interdiction ? Non

Elle faisait les questions et les réponses. Il n’y avait aucun moyen de négocier.J’ai tout de même tenter car, moi, j’avais la flippe de m’faire gauler dans l’champ.

-« Oui, c’est sur, mais c’est à quelqu’un ce champ ! » insistais-je

-« On y va !!!!! » m’ordonna t- elle.

Vu le ton, on y ai allé. Mais j’étais pas fier !

Au pied de ce beau noyer magestueux, c’était une mine d’or.Il y en avait partout.Il n’y avait qu’à se baisser.Je n’avais jamais vu ça, c’était comme une manne providentielle. Ma mère avait vraiment du pif !

Chacun s’appliqua dans sa besogne. Cela étant dit, chaque fois que j’entendais une bagnole, mon intestin se manifestait.

-« T’es sur qu’on risque rien là ? demandais-je à ma mère

-« Attends, si le proprio en avait vraiment besoin de ces noix, il les aurait ramassé ! Regardes !! Ca fait un bon bout de temps qu’elles sont à terre, ces noix ! Alors, tais-toi et ramasses !! » haussant-elle le ton.

Elle était bien gentille ma mère, mais moi, j’imaginais bien l’arrivé du mec :

-« Ca va ? tout se passe bien ? Ah !!? » ferait-il étonné. » des noix !!! C ‘est tres gentil de me les avoir ramassé !!»

-« Allez !! »dirait il calmement, « Donnez moi vos sacs et on en parle plus !!Ca restera entre nous ! »

J’avais tellement la trouille de ce moment là que j’en ai mis un rayon dans ma quête. On en a ramassé 12 kilos en moins de 10 minutes.

Il me tardait de rentrer car j’en avais aussi marre de passer pour une tafiole auprès de ma ptite fille qui nous regardait bien loin de tout ça, détendue et bien au chaud dans sa poussette touts terrains.

Ma femme me fit apercevoir une éclaircie :

-« J’crois qu’on en a assez là ? non ? fi-elle a ma mère

-« je crois aussi ! » aquiesca t-elle

Moi aussi ! ça pour acquiescer, j’aquiescais !! ca f’sait meme un bon moment d’ailleurs !

Je lachais enfin un ouf de soulagement.On rentrait à la maison.

Nous sortimes donc du champ. Je fus le premier à en sortir. Et bien vite d’ailleurs…

Monday, October 09, 2006

Al dente

Avant hier, je suis parti en excursion dans la forêt amazonienne de mes poils pubiens.

Ce n'est pas la première fois que je le fais, c'est un habitude que je réitère régulièrement, normalement.

C'est dernières semaines il y a eu la mousson et impossible de tailler dans la masse.Aujourd'hui j'aurais bien besoin d'un bon sécateur.

Outre le fait de gagner 2 ou 3 centimètres de tuyau, se tailler les poils du zizi, je trouve ça plus hygiénique.Cela étant dit, c'est juste une question d'optique car sur la balance ça a le même poids et la même mesure.

Je trouve cà également tres esthétique, quand c'est bien fait, bien sûr...car aujourd'hui j'y suis allé un peu fort! Je n'y suis pas allé avec le dos d'la cuillère!

Je n'ai pas taillé, j'ai rasé...à blanc!!! Les boules!! C'est le cas de le dire.

J'ai l'impression d'avoir un gros penne greffé entre les pattes!

Heureusement, ça ne dérange pas ma femme.Elle est Italienne, elle adore les pattes...euh...mes pattes!!!

-" T'inquiètes pas mon chéri!" me rassure-elle, " Ca va repousser!!Et puis, entre nous, ton canelonni, j'l'adore!!!"

-"Canelonni?" me dis-je? " C'est génial!!!! ça marche!!!!"

Sunday, October 08, 2006

Buuut!!!

Après la pluie vient le beau temps, parait il. Mais il y a aussi, après les vacances, le taff.

Franchement, je préfère ô combien la première. Car aujourd’hui, c’est reprise. Reprise de tout d’ailleurs.

C’est lever tôt après un coucher tard, rasage de barbe au rasoir bic, habillage, coiffage, prise de train…les boules !!!

Après 6 semaines de glande, c’est rude. Mais ce qui me fait le plus les boules, c’est que j’vais louper la finale de la coupe du monde de foot.

Quoique dans un sens, je m’en fous un peu étant donné que pendant les vacances, j’ai tout de même gagné la coupe du monde foot de Guidel, en Bretagne. C’est pas rien tout d’même ! C’est le premier trophée que je emporte de toute ma vie.

Pourtant, on était mal barré mon équipe et moi. Le plus vieux de mes équipiers affichait un poussif 8 ans. J’en avais presque 4 fois plus. Un gouffre qu’il y avait entre nous.

En face, nos adversaires avaient tous entre 15 et 17 ans.Ca sentait mauvais.

Il y avait même une équipe d’adolescentes bouteuses, grillagées, string et pantalon taille basse.

-« Vous allez quand même pas vous faire tauler par des gonzesses !! »que je leurs harrangait, un peu honteux il est vrai mais ça avait le mérite de taquiner leurs égos.

Face aux grands, un petit de mon équipe voulait à tous prix que j’aille dans les cages.

-« Tu vas au goal !! » me supplia t il !! « sinon on va se faire défoncer »
-« C’est sur qu’on va se faire démonter, vu comment vous jouer !! Vous savez, dans une équipe, tous le monde ne peut pas etre attaquant !Vous et le ballon on dirait des mouches à merde !!Faut qu’on s’organise les gars !!Sinon la branlée, on va s’la prendre !»


La partie débutait bien mal pour nous. Mes ptis gosses ne m’écoutait pas du tout. Je me retrouvait ainsi tous seul au but à me faire matraquer par ces ados orgueilleux.

Moi je ne joue pas pour jouer mais pour gagner ! Peut importe la compétition !Faut qu’je gagne sinon ça m’fous en rogne.

Alors à un moment, ça m’a gonflé…

J’ai zappé mes coéquipiers et ai mis le pied sur la balle…Il était temps de remettre les pendules à l’heure !

Les ados d’en face ont bien senti que quelque chose de terrible se tramait dans mon regard de tueur. Ils savaient que j’allais les dérouiller !!

Non mais sans blague, j’allais quand même pas me faite battre par ces p’tis branleurs …

Une...Deux...Une...Deux...

Le bal avait commençé quand le buzzer de mon réveil se mit à hurler dés 4h00.

-« Déjà ? » me suis-je exclaffé.

Ca n’allait pas être de la tarte aujourd’hui. Parfois il y a des impressions qui ne trompent pas. J’le sentais bien.

Bizarrement, je me suis vite retrouvé rasé, coiffé et bien habillé. Il faut dire que j’avais un timing serré aussi. Mon train partait dans 30 minutes.

A peine eus-je le temps de bavé 2 ou 3 coups sur ma tablette de mon siège, que j’étais rendu à la capitale. Le cadran de l’horloge affichait fièrement 6h00.

Deux heures que j’étais levé et je n’avais pas encore chié ! D’habitude, mon rectum ne se fait pas prier. Pas besoin de faire des courbettes, à part sur le trône, bien entendu.

A ce moment précis, 2 options s’offraient à moi pour rejoindre mon taff. J’avais, soit un bus direct confortable, soit un trajet qui l’était beaucoup moins mais qui offrait l’avantage non négligeable de m’offrir bien rapidement sur le chemin, la providence : des WC turcs.

Mon intestin à cet instant précis m’aida grandement dans ma décision.

C’était le 14 Juillet.Ca allait défiler sur les Champs Elysées aujourd’hui.

Quand j’étais petit, la parade des avions de chasses passait juste au dessus de la maison. Au début, nous, ça nous f’sait flipper !

Puis avec l’âge et l’habitude, on les attendait avec impatience. On les entendait arriver de loin. On pouvait pas les louper, à moins d’être bouché à l’aimerie !On ne pouvait pas faire autrement que de s’en apercevoir tel un bouton d’acné purulant en plein milieu du nez.
Dés qu’on les entendait s’approcher au loin, on se précipitait à la fenêtre de l’étage, ma mère la première, toujours.


-« Ah la rosse !!! » qu’elle disait à leurs passages déchirant l’air.

Ce qu’on aimait aussi c’était les répétitions d’avant défilé.Ca pouvait durer 3 semaines.

Moi, ce qui m’impressionnait le plus c’était les hélicos. Un jour j’en avais compté 57.Et puis d’années en années, l’essaim diminuait à vue d’œil comme une peau de chagrin et tout comme le PQ du WC dans lequel je viens de me réfuguer à l’instant !

Il va falloir la jouer serré !


-« J’aurais pas du mettre un caleçon blanc aujourd’hui » constatais-je

Je n’aurais pas du.

Tout comme le fait d’avoir allumé ce pétard, planté dans cette déjection canine un soir de Juillet 87, au milieu d’invités…

Ce fut une très mauvaise idée !

Remarque que pour un 14 Juillet, je n’étais pas hors sujet car la trique sur mes cuisses a bien défilé !!!

Saturday, October 07, 2006

J'arrête la télé

Depuis le déjeuner, j'ai en tête une chanson qui me harcèle.Elle est tenace, bien encrée au plus profond de moi comme les racines d'un chêne centenaire.

Ce serait un bon Queen ou bien encore un Nirvana bien agressif que ça ne me dérangerait pas plus que ça.Quoiqu'à longue, ça devient pesant, pénible même.

Mais là, c'est un air de merde qui me hante la tête.Je ne peux rien faire.Comme le vent, il est insaisissable, inarrétable.

A bonheur City que ça s'appelle.Le refrain bastonne sévère.De plus toutes les phrases de cette chanson débute par le sempiternelle: "A Bonheur City...A Bonheur City.."

C'est l'histoire d'un soi disant village où tout le monde danse et puis rit.Il n'y a pas de place aux pleurs ni à la douleur de perdre un être cher et encore moins au viol d'un gosse de 3 ans noyé ensuite dans la Seine.

Les maisons sont faites en carton non polluant bien sûr et les voitures qui fonctionnent à l'eau de mer, sont sans rejet toxique.Bien au contaire, elles diffusent un parfum de rose, d'amour et de joie.

Ce qu'il y a de merveilleux c'est qu'il est ouvert à tous, sans exception.En effet, la chanteuse nous invite à venir et danser avec elle et comme elle dit: "A Bonheur City, chanter tous en choeur, ça permet d'entrer dans le bonheur

Alors moi, pas con, je me rencarde pour localiser ce village sur la carte Michelin, achetée pour l'occasion chez Leclerc.

J'ai beau cherché partout, il n'apparait nulle part.Même internet me rend une copie blanche.

Franchement, moi je pense que c'est une grosse arnaque ce Bonheur City!A mon avis même, ils doivent prendre des prods les gars.Et pas qu'un peu!Ca doit taper sévère dans l'paquet sur la table!

Alors, mine de rien, à force de l'avoir dans le crane cette chanson, je me suis mis à la chanter à tu tête, sans m'en rendre compte, à haute voix sur le quai du RER.

Tout ce que j'ai récolté c'est un:

-"Hè!! T'es ouf toi!!! !!"

et appelant ses potes:

-" Hè les mecs !!! ya une tarlouze qui chante du Dorothée!V'nez!! on va lui casser sa gueule à c'batard!!"

A ces mots, soudainement l'air de Goldorak m'est venu en tête tel une arme de défense.

-"Goldorak Go!! Rétro laser en action!!!"

Malheureusement, mon retro laser m'a laché.Ca a merdé!

Puis Musclor est venu à la rescousse:

-" les maiiiiiitres de l'Univers...sont prêts à croiser le fer..

Mais quand j'ai aperçu les battes et les barres à mine...j'me suis vite barré...en chiant dans mon benne...

Pitié! Un réverbère!

Le salon grands voyageurs de la SNCF, ça vaut le détour. Vraiment. Il est sensé offrir le repos,
des rafraichissements ainsi que des facilités de tous genres.

Ce qu'il y a c'est que pour y pénétrer, outre la fameuse carte, le fameux sésame, il faut avoir le cul bordé d'nouilles.Car, en effet, ils ont oubliés un détail important, les voyageurs voyagent aussi le week end et les jours fériés.Ils ne rentrent pas forcément tous chez eux à 15h30.

En fait, à part jongler entre les fermetures execeptionnelles pour cause de RTT, grosso modo c'est ouvert entre 11h00 et 12h15 puis 15h et 15h30.En exagérant si peu.

Aujourd'hui, j'ai grave du cul.Il est 15H.Je dois néanmoins attendre 10 bonnes minutes car le préposé au salon est en pose de...pose, surement vu les explications douteuses.Elles proviennent directement du ciel.Le mec on dirait un oracle.

Bref, à l'intérieur c'est le grand luxe tout de même: 4 chaises, 2 fauteuils plus un tabouret en bois.Un vieux parisien écartelé par les usagers comme dit si bien la SNCF, git au milieu.

La cuvette des toilettes Jacob Delafon est condamné et le robinet fuit.A vrai dire je m'en fous un peu.Si le besoin s'en fait ressentir j'irai faire pipi dans une rame de TGV à quai, en espérant qu'il ai pensé à recharger en PQ, au cas où.

Le seul truc qui fonctionne, c'est la machine à café.Et c'est gratos!!!Là franchement, ils nous gatent.Chapeau!Ils s'foutent pas d'notre gueule sur c'coup là!

Comme un bon français rapia grincheux et pingre, je m'en sers un, puis, un deuxième.
Au bout du compte je m'en sers une bonne demi-douzaine.J'assume complètement ma connerie.Ca leurs apprendra pour toutes ces soirées d'hiver où me gelant les boules dans le froid glacial et le vent, je bavais devant la porte de ce salon de merde!

Le café, c'est diurétique.très efficace.Avec mes conneries je suis pris d'une envie de pisser soudaine.Elle ne m'a pas prévenu comme la paire de gifles de mon père.

Malheureusement, les chiottes sont HS et pas moyen de me soulager dans un train à quai.

Je suis ainsi obligé de me rabattre sur les toilettes d'une brasserie que je peux utiliser à la seule condition de consommer...un café!!!

Thursday, September 28, 2006

Et avec une poire?

Je ronflais depuis un bon moment, avachi dans mon siège du Tgv, tel un ivrogne après une soirée bien arrosée ;Il avait plu des cordes !Des hallebardes qu’il était tombé !Comme me dit mon ami :

-« C’est pas une soirée que t’as organisé, c’est une beuverie »

Ainsi, cuvant mon vin, j’étais parti pour scier du bois.J’aurais pu en scier 3 ou4 stères tellement la caisse que je m’étais prise était sévère mais un petit bruit familier m’assécha soudainement ma rivière de bave.

En ouvrant les yeux, j’aperçu un homme d’une soixantaine d’années s’appliqué à éplucher une pomme.Ca m’avait tout l’air d’être une Golden.Un bref coup d’œil me permit d’effacer mes derniers doutes.J’avais vu les mêmes en promo à Auchan pour 1,2 euros le kilo.Je ne m’en était pas privé.

Encore gazé par ce réveil soudain, j’ai tout de même assez de lucidité pour observer la scène, ce cérémonial qui s’annonçait.

Dans sa main gauche, il tenait fermement un vieux canif Opinel.Vu son état, il a du en couper des pommes, éplucher des poires, trancher des jambons Madrange.

Cet homme je ne le connais pas du tout.Il a une tête qui me dit rien mais un détail retient mon attention dans mon semi coma: il est gaucher.

Rien qui n’apporte grand-chose d’interressant de prime abord mais le sachant, cet homme, je l’aime.

J’ai toujours voué un culte aux gauchers, toujours eu de l’admiration pour eux, toujours eu envie d’être gaucher.

Alors que pendant des années voire des siècles on forçait les enfants gauchers à écrire de la main droite à l’école en leurs attachant parfois la vilaine main dans le dos, moi je me forçais non pas à écrire de la main gauche car j’avais bien vu que c’était une catastrophe, non, j’adoptais leurs façons d’écrire si typique, le poignet en col de cygne, positionné au dessus de la ligne vierge.

Ce gaucher pêle donc sa pomme avec dextérité. Son œil et sa main ne font plus qu’un. Le geste est aussi précis qu’agile.

En 3 coups de cuillère à pot, 2 coups 3 mouvements comme dit ma mère,voici que le premier quartier est pelé et délesté de ces pepins.Il ne s’est pas passé 3 secondes.Il n’y a pas eu de gestes inutiles, c’est réglé comme du papier à musique.J’ai bien guété le pti grain de sable même si j'en aurais été déçu.Cette mécanique est tellement belle à voir, parfaitement huilée.

C’est un réel plaisir que d’observer cette danse de doigts et cette musique légère de la lame du couteau au contact de la chair ferme du fruit.

L’eau m’en viens à la bouche. Mon estomac laisse même échappé 2 ou3 signes d’impatience.Dans mon ventre ça fait : « grouiic grouiic. »

-« C’est sûr, il va se régaler, c’batard ! » pensais-je

Contre toute surprise, le quartier fraichement pelé ne lui est pas destiné.Avec délicatesse, il le fend dans la longueur pour en obtenir 2 plus petits, fins et délicat qu’il offre à sa douce.

-« Quelle jolie attention ! » pensais-je

A la maison moi aussi j’épluche des pommes avec un couteau, tant bien que mal, pour ma belle.Ca me fait plaisir de le faire mais si j’exécute cette tache, c’est pour une raison bien simple : si je ne les épluche pas, ça ne lui viendra jamais à l’esprit d’en croquer une d'elle même, le plus simplement du monde.

Ca se passe toujours pareil :


Je m’assois dans le canapé, un torchon sur les genoux et je pèle.Il n’ y a aucune réaction de sa part jusqu’ici. Quand je lui propose de se régaler avec le premier quartier, tel un bébé, elle repousse de sa main la pomme.
Puis, dés que je croque dedans et qu’elle entend le « scrontch », vu que je bouffe comme un porc, j’entends une petite voix douce qui me dit, suppliante:

-« J’en veux !!! »

La dame du train ne dit pas « j’en veux » mais ses yeux en redemande.

Mais le deuxième quartier, c’est lui qui va se l’envoyer. Avec la même délicatesse de geste il fait subir au deuxième quartier le même traitement.

Une fois pelé, il ne le fend pas en deux .

-"C’est certainement parce qu’il a eu plus grosse bouche", me dis-je.

Il choppe son quartier entre son pouce et 3 gros doigts velus puis le croque.Le bruit si caractéristique qui en découle est impeccable, sec et vif. Il n’y a aucun copeau.

Tout le wagon silencieux pu entendre :

-« Crr…oc »

Aussi discret fut- il, ce croc que l’on connaît tous, que l’on a répété maintes et maintes fois me fit le plus grand bien, me rassura même.

-« Pas d’erreur ! » me dis-je, » c’est bien une pomme »


Wednesday, September 27, 2006

On est "cui"

A midi, pour la pose déjeuner, j'avais décidé de prendre un sandwich crudités aux graines de pavot.

Durant toute la matinée au boulot, j'en avais rêvé à un point tel que je m'étais surpris à baver sur mon classeur de droit aérien.

Les tomates confites avaient un arôme délicieux.Ces tomates ne faisaient pas que flatter mon palais, elles le draguaient ouvertement.

Je m'étais assis dehors sur un banc en bois exotique.Il faisait frais, frisquet même.Mais cela me faisait du bien.Je respirais à plein poumon.

Je laissais pénétrer cet air frais ( chargé de kérozène, libéré par les centaines d'avions décollant au dessus de ma tête) au plus profond de moi jusqu'à ces millions d'alvéoles pulmonaires assoiffées.Tel un patriarche, je prenais soin que les tous petits soient rassasiés.

Tandis que je m'interrogeait sur la méthode que j'allais utilisé pour installer mon parquet dans les chambres, est apparu un pti moineau.Petit mais bien grassouillet tout de même!

Il se planta à 15 centimètres de moi ou plutot à 15 centimètres de mon sandwich.Il me regardait droit dans les yeux.Il aurait eu la parole que je n'aurais pas été étonné du tout qu'il m'eu demandé:

-"Salut! T'aurais une petite bricole pour moi s'il te plait? Juste pour dépanner"

Dans un premier temps, je lui lançait de tous petits morceaux de pain qu'il avalait avec ardeur.Il se régalait littéralement.Quel festin même!

Puis sont apparus plusieurs convives, timides de primes abord.

Dans un premier temps, je leurs lançais de petits morceaux à une distance de sécurité afin qu'ils ne prennent pas peur, puis petit a petit, je rapprochais les jets.

J'avais l'impression d'être Dieu, plein d'amour, leurs montrant le chemin de la vie.La nourriture je leurs fournissais en abondance pour qu'ils ne manquent de rien.Mes gestes étaient souples et discrets.J'étais heureux.Eux aussi.Cela me suffisait.

Puis il y eut comme un hic.Les pti moineaux ont commencé à se chamailler, se quereller.C'était à celui qui aurait le plus gros bout, délaissant les plus petits.Ca échangeait des mots doux!!

'"-Cui cui cui cui cui!!!" dis le premier, sur le ton de: "mais casses toi ta mère!!!!"

"-cui cui?" cui cui répondis l'autre, du style:" kes t'as? viens là!!"

Les plus petits en payaient les pots cassés ne réussisant à glaner que de rares miettes.

Ca devenait le bordel.Devais-je intervenir?

-"Oh que non!!!" me dis-je.

Je leurs donne tout, ils ont de l'amour, de la nourriture à sassiété et je ne leurs demande rien en retour.

Le souk, c'est eux qu'ils le mettent, je n'y suis pour rien.Intervenir serait de l'ingérance de ma part.

Puis, une fois qu'ils eurent ce qu'ils voulaient, ils foutèrent le quand d'un coup, comme ça, sans crier gare.Sans dire au revoir, sans dire merci.

Ah ça, quand il y a des problèmes, quand ils sont acculés, ils savent vers qui aller! Par contre quand ils ont soulagé leurs egoïsmes, dans la splendeur de leurs ingratitudes, je n'existe plus!!

Ah les pti cons!!

C'est marrant mais ça me rappelle quelque chose...

33 export ou kro?

Le foot à la télé, j'aime bien.Surtout quand tout se passe bien.

Je pourrais très bien mater un match sans boire de bière.D'ailleurs quand je suis tout seul devant mon poste, c'est régime.

A plusieurs, par contre, il ya une certaine convivialité qui se crée autour de ce breuvage.

Il parait, c'est un chercheur qu'à trouvé ça, que le fait de boire de la bière en matant une partie de foot à la télé calmerait la frustration des mâles de l'assemblée de ne pas être sur le terrain.Ce serait une sorte de substitut.

Les chercheurs sont bien gentils, mais pour moi, tout comme un controleur controle, un gardien de la paix maintient la paix ( en ce faisant craché dessus un peu de temps en temps), un pécheur pêche, un chercheur devrait se cantiner à chercher et non pas à trouver.On le paie pour ça.

Toutefois, sur ce coup là, le chercheur est peut etre dans le vrai.

En effet, quand mon équipe gagne, on s'approprit l'equipe, je trouve qu'on a fait un match fantastique:

-"Ah putain!! z'avez vu ça , la branlée qu'on leur a mis?

-Ah pour ça!!! on a été serein quand il le fallait!!réalistes au bon moment

-Et puis robustes les gars!!!! z'avez vu la defense? un mur!!!!

-Enorme qu'on a été!! enorme!!

-Et le pti nouveau là?

-Avec lui on va faire un malheur!!!

Par contre, quand ça se gate, l'equipe, elle n'est plus à nous, on se désolidarise:

-"Qu'est ce qu'ils sont nuls à chier ces nazes!! c'est pas vrai!!

-Meme mon chien il aurait pu l'marquer l'but!

- Et l'autre là? qu'est ce qui l'fout sur un terrain?

-L'entraineur? jle vire moi!!!

Et puis une petite voix vient clore le débat:

-"Hè les gars ya plus que d'la Buckler!!!

-Vas-y, amènes!!! qu'on répond tous en coeur

"Putain mais dégages!!!"

Moi l'matin, faut pas v'nir m'chatouiller les oreilles.

Dans mon lit, quand je prends conscience que je me réveille, je m'efforce de garder les yeux fermés le plus longtemps possible dans le cas où j'ai droit à un peu de rab.

Ce schéma habituel ne se produit pas, quand, dans un cauchemar, je suis poursuivi par une meute de chiens enragés ou quand je suis attaché à une chaise et qu'on veut m'inoculer le virus du sida avec une seringue.Evidemment.

Dés que je sais que le marchand de sable à repris sa cargaison et est sur le point de partir de l'autre côté de l'atlantique, je mets tout en oeuvre pour dénicher 2 ou 3 grains de sable cachés dans les coins.Mais le marchand de sable, c'est un vieux de la vieille,faut pas la lui faire celle là!

Une fois le soi disant ménage effectué et que je m'aperçois que je n'ai plus de recours, que je n'ai plus de sortie de secours, que je suis acculé, je tourne et retourne sous la couette toute chaude et douce.Je vais à gauche puis à droite pour voir si la place ne serait pas un peu meilleure pour se rendormir.

Je baille à en décrocher un portail comme dit si bien un ami, je m'étire tel un félin apres la sieste.Pas trop non plus, la dernière fois j'ai tenté le dos rond, j'me suis fais un tour de rein!Pour commencer la journée, il y a mieux .

Et puis, je remets ça encore un coup, je souffle, je gémis, je geins.

Ca me prends bien 30 bonnes minutes tout ça.Mais c'est un passage obligatoire, vital même dont dépendra mon humeur du jour.

Alors quand ma mère, en vacances chez moi, déboule dans ma chambre avec sa voix alto au bec hurlant:

-" Oula!!! ca sent l'fauve la d'dans!! Allez, debout feignasse!!!

Et qu'elle enlève d'un coup sec ma couette et me colle ses doigts glacés sur le ventre, j'aurais un baton dans la main... mais bon, c'est ma mère tout d'même!!!

Un orage qui laisse des traces...

On s'est tapé un putain d'orage aujourd'hui. Ca faisait bien longtemps que j'avais pas flippé comme ça! Ca, je faisais moins l'malin.

Heureusement, j'ai pu m'abriter dans les sous-sols glauques de la gare SNCF où s'entassaient des dizaines et des dizaines de pommés comme moi.On se serait cru dans une cave éclairée par une lumière jaunatre et blafarde.

Il était impossible de pénétrer sur les quais, balayés par le vent, la pluie et la grêle que nous récupérions en bas de l'escalier.On pataugeait dans la flotte.

Quand j'étais petit et que j'apercevais une flaque d'eau, je me précipitais le plus rapidement possible afin de devancé le fameux:

-"marches pas dans l'eau!!!! tu vas avoir les pieds trempés!!!et une gifle en prime!!"

En bas de l'escalier, personne n'a reçu de gifles, à part celles du vent.Mais tout le monde avait les pieds trempés.On aurait du écouté maman.

Une vieille, cachée dans un coin, hurlait tout ce qu'elle pouvait à chaque coup de tonnerre.Elle n'avait même pas le temps de se préparer au coup de canon annoncé par l'éclair étant donné que l'orage etait sur nous.Pas la peine d'utiliser les 340 mètres par seconde que parcours le son pour localiser l'orage.Il était juste au dessus de nos têtes.

La cadence des cris de la vieille me faisaient rire.Ce n'était pas de la moquerie, je ne pouvais pas faire autrement.

Un zonard, sourire et clopes au bec avait l'air de s'amuser drolement au milieu de ce brouhaha, de cette atmosphère de fin du monde.

-" C'est avec des trucs de ce genre qu'on s'aperçoit qu'on est rien, qu'on est que poussière, qu'on est des merdes!" entendis je dire derrière moi

-"Ouais, ba causes pour toi mon gars" pensais-je

Moi j'avais un train annoncé avec 20 minutes de retard, j'allais loupé ma connection à Paris.Alors orage ou pas orage, merde ou pas merde, j'avais pas que ça à penser.

Arrivé finalement dans mon wagon, bondé de vacanciers sur le retour, de valises hors normes en travers des allées, je me frayais péniblement un chemin jusqu'à ma place, la seule encore libre dans ce train.

Sur le siège de droite une grosse dame semblable à une boule toute ronde me fit penser soudain à deux de mes tantes, à l'enveloppe corporelle similaire.

Sur mon siège, en plein milieu, il y avait une vielle trace de crotte qui ne s'avéra finalement pas être si vieille ni si solide que ça.

-"Putain!!! m'exclamais-je "Fais chier..."

Wednesday, September 13, 2006

C'est mortel !!!

Cette après midi avec ma femme, avachis dans le canapé on s'est mâté un vieux sitcom sur le câble.Les vacances de l'amour que ça s'appellait.

Ce sont 4 ou 5 couples de jeunes qui s'aiment sous les tropiques.Ils passent leurs temps en slip, se retrouvent du matin au soir torse poil et cherchent à protéger les gentils des méchants dans des aventures inimaginables.

-Putain mais comment tu peux mater ça? j'comprends pas, me dit elle.

-T'aimes vraiment ça? C'est naze!!! Ils jouent vraiment comme des merdes!!

C'est vrai qu'ils jouent comme des gros nazes, que l'histoire est pourrie, l'intrigue bidon, que..

-Mais regardes moi ça!! reprit elle." Ils n'ont pas un poils sur le torse, c'est pas des mecs ça!!!

-Ouais t'as raison!!! en plus on les voit jamais chier derrière un buisson ou un palmier.

-Quand ils se reveillent ils n'ont jamais mauvaise haleine! reprit elle

-Et puis ils sont tous le temps bien coiffés , meme quand ya du vent!!

Moi quand j'me prends une grosse rafale de wind dans la face, jm'en souviens!!!!J'ai beau avoir mis du gel sensor extreme fixation, j'ressemble à un vieux hippie!!

-Elle est vraiment naze cette série !! Faut vraiment avoir rien d'autre à foutre pour mater ça quand meme!!!! me dit ma femme

-Ouiais c'est vrai!!! allez éteint moi cette télé là!!!! on a vraiment autre chose de mieux à faire!!Et puis, sans déconner, faut vraiment etre con pour mater ça!!! excuses moi!!! lui répondis je fièrement et sûr de moi.

C'est ainsi que ma femme eteignit la télé et que nous vaquèrent à nos occupations.

j'm'en fous, ils rediffusent l'episode cette nuit...

Monday, May 08, 2006

Un bon coup d'langue

Il y a quelques années de cela, on était champions du monde de foot et mon père se faisait une nouvelle amie, une amie fidèle qui ne le quiterra jamais.

Rien que de penser qu’il ne soit resté champion du monde que 15 jours alors qu’il a attendu ce moment là depuis si longtemps, ça m’est resté en travers de la gorge.

La suivante coupe du monde m’a laissé, quant à elle, un gout amer dans la gorge, le gout amer de la bière.

Faut dire que ce jour, on avait flatté notre gosier bien tôt dans la journée.
Dés le réveil, on avait su que se serait une journée de merde, une journée à oublier bien vite.

Dehors, les quelques gouttes de pluies étaient les seules signes d’activités de cette journée poisseuse et collante.Je n’avais, mais alors, pas du tout envie d’aller bosser.Je décidais donc de poser un arrêt maladie.

-« Encore ?» entends-je une copine me dire

J’eus donc le droit de m’offrir une partie de foot à la télé.Il fallait partager ce moment ô combien nourrisssant avec un ami.Je décidai donc de l’appeler :

-« Tu fais quoi ? »
-« ba…rien ! »me répondit il
-« Ca te dis de mater un match à la télé ? »
-« Franchement ? euh.. c’est qui contre qui ? »me demanda t-il
-« fais pas style que ça t’interresse !!jpeux v’nir squatter ?on va s’marrer »
-« arrives ! »me fit il

Content, j’arrivais sur le perron avec des amies fraichement rencontrées.Elles s’appelaient Leffe, Grimbergen et la plus vieille d’entre elles s’appelait Chimay.

En cours de match , nous nous sommes faits expulsés manu militari par son frère à cause de mes hurlements.Il ne pouvait pas se concentrer sur ses examens.La cloison de sa chambre et de la salle à manger n’était pas plus épaisse qu’une feuille de gratage d’enduit de lissage.Grain fin pour finissions que s’était écrit !

Comme 2 vieux zonards nous sommes atteris chez une amie.Elle zonait elle aussi avec Nomi, son chien.

La fête qu’il nous a fait en arrivant !

Son chien, on a toujours pensé qu’il était homo.C’est bien simple, à part laisser sa semence et une partie de son code ADN sur les coussins du canapé, c’est uniquement sur les hommes qu’il se frottait.

Un coup il nous reniflait le trou d’balle, un autre coup s’était son gros museau qu’il nous enfilait dans l’entrejambe.On finissait toujours avec le pantalon tout humide comme notre amie d’ailleurs…On l’a assez charrier d’ailleurs avec ça !

On dit souvent que le chien est à l’image de son maître.

Qui n’a jamais dit :
-« il est trop con son chien !! »
-« attends, c’est normal !t'as vu la gueule du maitre ! »

Mais là avec Nomi, « le chien est à l’image de son maitre » ça marche pas ! mais alors pas du tout !

A moins que… mais dans c’cas là, ça m’trourait l’cul, si j’ose dire…

C'était bien quand même!

Il y a des jours comme ça qu'on gardera toujours en tête.Toute notre vie ils referont surface tels des pops up. C'est d’ailleurs souvent à des moments inattendus qu'ils se pointent.Parfois on trouve même que c'est pas du tout le moment...

Tous les mecs qui ont connu des moments intimes personnels voyant apparaitre l'image de leurs mères comprendront bien...

"ba? qu'est ce tu fous la? putain!! mais barres toi!!!"

Une chose est certaine, tous ces souvenirs, on s'en souviendra toute notre vie.

Parfois on prend un pied terrible rien qu'à s'en remémorer un.C'est d’ailleurs génial, on pioche à notre guise dans la case mémoire ce dont on a besoin.C'est comme une bibliothèque personnelle.ya qu'à se servir!! c'est gratos et ça fait du bien!!

On se rappelle par exemple d'avoir balancer des préservatif rempli d'eau du haut du 30ème étage d'un hotel direct sur le passage clouté en contrebas, bondé de passants...Qu'est qu"on s'est marré!!!

Ou bien alors, on se rappelle d'une petite amie complètement barge qui vous dit en pleure à l'idée de perdre son petit chat:

-"putain mais tu t'rends pas compte! si j'perds ma chatte, putain mais j'me fous en l'air!!!"

C'est elle qui, le premier jour où on s'était rencontré m'avait coulé une chiasse, la porte des toilettes grande ouverte et en me disant:

-"ya pu d'papier, tu peux m'en amené?"

Par contre il y a certains souvenirs qu'on aimerait effacer à jamais mais c'est comme rouler une pelle à un lépreux, c'est pas possible!Mais alors, pas du tout!!

Je me rappelle d’un jour, là comme ça.Un jour venteux, gris, un jour de novembre surement.

En rentrant à la maison avec ma mère, alors que je n’avais à peine 4 ans d’ancienneté, j’eus la lumineuse idée de laisser trois de mes pti doigts frêles et roses dans l’encadrement de la porte en acier trempé de l’ascenseur…

Ca pour dérouiller, j’ai dérouillé !!!

Si c’était à refaire, je préfèrerais encore balancer le contenu de mon bol de céréales sur les murs et attendre la réprimande qui tel un ciel d’orage sombre, noir et électrique fait tomber la foudre à coups sûrs !

Ma mère était dans tous ses états ! Une demi seconde d’inattention et son p’ti bout se tordait de douleur !

Pour rien au monde j’aurais aimé être à sa place.

Enfin…si…quand même !!!

Sunday, April 16, 2006

Ya pas d'arrête dans l'biftek! Oui mais y'en a dans l'poisson!

Aujourd'hui en France, il n'y a plus vraiment de forêt.J'veux surtout parler des forêts primitives dans lesquels on pourrait rencontrer un village ancien voire, à la rigueur, tomber sur un ou deux gaulois.

Petit, mes parents nous élevaient où coulait une douce rivière (qui plus tard s'avéra être un gros fleuve tout marron) et où en toute quiétude poussait depuis des siècles une belle forêt.Elle était toute verte et bien touffu aux beaux jours et toute squelettique au moment où le soleil prenait congé,à 16h30.

Cette forêt je l'aimais.Et même si bien plus tard je me suis rendu compte qu'elle était le lieu de villégiature d'un certain type de profession considérée avec dédain, cette forêt est dans mon coeur d'enfant à jamais.

C'était une forêt domaniale, bordée de petites routes et traversée de chemin que l'on empruntait à pied le dimanche ou à vélo entre copains.

J'ai beau chercher, il ne le vient pas de souvenir d'avoir croiser de bêtes sauvages en ces lieux, à part quelques bestioles de type écureuil, fouine, loutre, j'en passe et des meilleurs..

Un jour, en faisant un footing avec mon plus proche ami, nous sommes tombé nez à nez avec une biche, puis avec le patron de la meute..
Nous on avait surtout peur de tomber sur un sanglier avec ses Grouiiiik grouiiik!

Il parait qu'en face de ce bestiau, blessé ou apeuré, faut aps rester dans les parages!

La meilleure solution qui nous était venu à l'esprit, c'était de repérer un bon gros chêne bien robuste (fruitier en cas de siège) et surtout, d'y monter!

-"Tu sais monter aux arbres toi?" me demanda mon ami
-"Ba...non et toi?" lui répondis-je
-"Ba moi non plus!"
-"Ca me semble pas si évident que ça!!lui dis-je
'"Oh tu sais, à mon avis, quand tu sentiras le souffle chaud de son gros groin te carresser les talons, tu vas y monter tout droit, à l'arbre!!pas besoin de la méthode Berlitz!"

Le rendez vous avec l'arbre n'eu jamais lieu ni avec la bête dont on pensait tout de même percevoir au loin, ses grognements.

Un jour, on nous a fait croire qu'il y avait une panthère noire qui s'était échappée d'un cirque.Tu parles d'un cirque oui!!Notre forêt on avait plus le droit d'y pénétrer."arrêté prefectorale" que c'était marqué.Nous on s'en fichait, panthère ou pas fallait pas nous la faire!

Même que mon pote il disait:

-"Moi, j'ai pas peur dla panthère!!!"

Quoiqu'il en soit, dans cette forêt, il m'est arrivé mille et une choses.

petit, on y allait avec l'école pour découvrir des champignons, ramasser des feuilles de bouleaux, de marroniers..

-"2 par 2 mains dans la main" hurlait la maitresse

Mais le mieux, c'était avec mes parents.

J'ai joué dans des grottes, balancé des pierres sur des trains de marchandises, pris 3 ou 4 coups d'pieds au cul par mon père, jamais bien loin de moi celui-là, battu des records de courses senti le printemps renaitre, aider des perces neiges à traverser la fine couche de glace, cueilli des mures sauvages à la fin de lété dont ma mère faisait des confitures:

-"Faire de la confiture? ya pa plu simple!!"

Et puis j'ai chier dans des trous de bombe de la dernière guerre, lors d'un footing en m'essutant les fesses avec des feuilles d'acacias...

Cette forêt, elle était magique!Même si aujourd'hui elle est un peu trop quadrillée à mon gout, elle reste pour moi une référence en matière de forêt.

-"C'est pas une forêt d'tarlouze!" qu'on disait...enfin si...tout dépendait des coins.

Alors aujourd'hui, ils me font rire tous ces gens avec leurs "bois".

Ca ressemble à une douzaine de pins, 2 ou 3 vieux chênes, 4 buissons, peut etre un sapin ou deux et tout àa en forme de carré ou triangle isocèle.

Alors, c'est sur, un pti garçon qui n'a jamais connu que des bois, il ne peut pas savoir ce qu'est une vrai forêt.

C'est comme les poissons panés de chez findus.Quand on a gouté que ça, on n'imagine pas ce que peut etre un vrai poisson sorti tout droit de l'océan avec ses écailles, ses boyaux et ses yeux qui vous fixent encore et encore au fond d'une poubelle apres lui avoir tranché la tête!

Ah!!! Un bon saumon sauvage bien rouge,cuisiné en bouillon ou grillé en darnes!!!Quel délice tout d'même!!! Et peut importe qu'une vieille arrête se coince au milieu de d'la gorge!!

Mais ça, les pti gars des bois, ils n'savent pas c'qu c'est...

Saturday, April 01, 2006

Pfff,tu parles!!!

Les cerisiers sont en fleurs à Tokyo.

C'est beau.

Les Japonnais, ils sont comme des fous devant ces cerisiers.Faut voir comment ils sont en extase!!

-" Rooooooo!"
-"Ooooo!"
-"Iiiiiii" ( pour les femmes)

Mais bon, faut quand même qu'ils arrêtent avec leurs pataquès!!

Comme me le dit si justement un collègue:

-"quels bandes de nazes!! dans 15 jours c'est fini!!! Si seulement ces cerisiers donnaient au moins des cerises, la, ok, j'comprendrais mieux!! mais penses tu!! ya que dalle!! "

J'imagine la tête du mec qui plante dans son jardin un cerisier japonnais et qui attends la fleuraison avec délectation, sans savoir qu'ils ne donnent aucun fruit...

J'ai intérêt d'faire gaffe moi...chez jardiland...

Saturday, February 04, 2006

Hein?

Hier en discutant avec ma mère, j'ai découvert un truc de dingue.

J'ai découvert la clé, la clé des maux de ce monde.La clé qui permettrait de régler...tout en fait.

Dire que tout a commencé grâce à une 'simple' conversation avec ma mère si on occulte le fait qu'une discussion simple avec elle n'est pas forcément aisée.

Je m'employais donc à lui expliquer le mode fonctionnement pourtant bien simple d'une sonde tachimétrique infrarouge.Pas besoin de sortir de St Cyr:

-"...Et donc, tu vois d'après la courbe asymptotique de la réponse du filtre passe-haut en sortie du circuit, tu peux discerner un retard de 9 nanosecondes..donc tu peux faire un shunt à la sortie du pont de Graetz et... tu comprends?

-..euh..

-ba non!! forcément... tu m'écoutes pas!!"

L'oeuf et la poule ou la poule et l'oeuf?

Au boulôt, je côtoie des collègues qui ont débuté dans le métier alors que j'étais encore en culottes courtes.

Parfois, j'ai même l'impression que ça send le sapin..

Bref, un jour en discutant avec une de mes chefs, elle me déclare, fière d'elle et d'un ton du style,"t'as encore du caca collé au fond d'ta couche:

-"Oh!! Tu sais, tu pourrais être mon fils!"

-"Tu veux dire que tu pourrais être ma mère? Putain! Quelle horreur!!!"

Monday, January 09, 2006

Pas tous en même temps

A l’école en cours d’histoire quand la prof commençait à nous raconter la vie des Rois de France, mon cerveau basculait sur ‘géographie’. J’avais des envies de voyage pressantes .Peu importe le pays, du moment que je m’éloignais de cette putain d’salle. La 101.

Moi, les rois de France j’arrivais pas m’y faire. J’avais beaucoup de mal avec leurs noms. Louis en particulier. Parce que Louis, faut pas oublier qu’il y en a eu une sacrée tripotée !

Je confondais toujours, un peu comme un de mes amis sauf que lui c’était avec tournevis cruciforme et tournevis plat ou bien encore, meuleuse et raboteuse.

Le seul Louis dont je me rappelais c'était LouisXIII.Ma prof nous avait dit qu'il adorait faire des confitures.Qu'est-ce que j'en avait à foutre moi.Quoiqu'il en soit, grace à ses confitures ou ses marmelades, je me souviens de lui.


N'empêche que dans la famille des Rois, ça ne devait pas rigoler tous les jours quand ils s’appelaient les uns les autres, lors de banquets. C’est simple, l’arrière grand père s’appelait Louis, le père aussi, le fils également et le petit fils, n'en parlons pas!

J’imagine que ça devait se passer comme à l’école, quand la maitresse appelle une ‘stephanie’ alors que dans la classe il y en a 15 !!

-« Stephanie ? »

-oui ?
-Oui ?
-Pff…ouiiiii !
-Oui oui !

Quelle connerie tout de même d’appeler tous les males de la famille du même prénom !

-"Tu racontes n’importe quoi ! Les rois avaient toujours plusieurs prénoms pour se reconnaitre. Et puis n’oublies pas que c’étaient des nobles !" me disait ma prof.

En fait, elle avait raison. Ce dont elle ne se rendait pas compte, c'est qu’aujourd’hui, c’est pareil pour tout le monde. On a beau avoir tous des prénoms et des noms différents, des particules, des conneries à rallonges, on a tous en commun un même nom !!

Pour preuve, hier au marché, je lance bien fort au milieu de la foule :

-«Eh Connard !!!!!! »
Et bien, tout le monde s’est retourné !!!

Friday, January 06, 2006

Le Chat

Alors que je m'anésthésiais les neurones devant une connerie à la télé, se pointe un matou à la porte fenêtre du jardin. Tout blanc, bien gras. A cet instant, je me demande dans combien de maisons doit-il squatter.

D'un miaulement qui veut dire : "j'ai soif, y'a-t-il un coup à boire?", il se retrouve sur mes genoux. Ses griffes bien encrées dans mes cuisses me donnent l'idée de lui servir un bol de lait. Original.

Après avoir rapidement lapé le doux nectar, le revoilà sur moi, le bouton ronron sur "On". Il s'écoule 30 secondes. Puis, il s'adresse deux, trois coups de langue sur le corps, un gros baillement qui lui déchausse la mâchoire, un dos rond, attérissage sur pattes.

Il fait un détour à la cuisine, reniffle mes bottes, puis, d'un regard dédaigneux, se barre.

Putain!!! Tranquille le chat!!!

Par le bout d'la..

Ma femme, elle a un bébé dans son ventre.Un ventre qui s'arrondit de jours en jours.Elle est belle, magnifique!pas la peine de vérifier dans le dico la définition du mot plénitude.Je l'ai en face de moi,elle me sourit.

Dire que tout ça a commencé avec une minuscule graine!

-"Papa a mis une graine dans le ventre de maman" m'expliquait mon père, quand j'étais petit.

C'est bien plus tard que j'ai compris qu'il fallait tout de même un bon coup d'bite avant toute chose!

-"Qu'est ce que tu peux être vulgaire!" entends-je me reprocher ma mère, parmi tant d'autres...

N'empêche que nous sommes tous tributaires de ce coup magique.

Un truc qui m'épate vraiment, c'est que le taux de réussite d'un spermatozoïde est de 1 sur combien déjà?500 000 000 au moins, alors que l'ovule , lui, dans ce mécanisme diabolique a tout bonnement une chance sur une!!!

En fait, on a beau faire les malins à donner un bon coup d'bite, c'est quand même nous qui nous faisons baiser...

Tout est dans le style

Assis, bien calé dans mon siège de la SNCF, j'aperçois une petite fille marcher dans l'allée.

Elle doit à peine dépasser les 5 ans.
Il est même fort probable qu'elle ne sache pas encore lire.D'ailleurs et c'est certain, elle ne sait pas faire ses courses elle-même, se préparer à manger, payer ses impôts locaux, sa taxe foncière, régler la facture Edf, emmener les gosses à l'école, cacher des résistants à la cave pendant la guerre, faire bouillir la marmite, repriser, racommoder, tricoter et s'essuyer les fesses après un caca dans la culotte.


Soudain, elle s'adresse bien fort à ce qu'il semble être un reste de grand mère:

-"Mémé, ça m'arrangerait que tu marches un peu plus vite, quand même!"

La grand mère ne pipe mot.Enfin si:

-"J'arrive ma chérie, j'arrive, excuses moi!"

Ca aurait été moi la grand mère, j'aurais ajouté un détails ou deux, une nuance:

-"J'arrive ma chérie, j'arrive..." ( ça ma cocotte, tu peux en être sûr...!!!)

Wednesday, January 04, 2006

Le froid, ça chauffe

Sentir le froid venir me piquer les joues, c’est agréable je trouve.
Pas trop longtemps quand même. Après c’est pénible.

Quand j’étais petit et que la température jouait à cache cache, j’aimais bien faire semblant d’avoir une cigarette dans le bec et souffler la fumée en dehors de ma bouche. Je ne sais pas où, mais, je m’y croyait !
Ca faisait tellement vrai que ma mère ou mon père, tels des frères siamois, non fumeurs de surcroit, me faisaient bien comprendre qu’il ne fallait pas que je recommence...

J’avais les joues qui chauffaient drôlement ! Quoiqu’à cet instant de grand froid, ce n’était pas si désagréable que ça. Je comprenais même toute la suptilité des propos de mon père quand il disait :

-« T’inquiètes pas, ça fait circuler l’sang ! »

Pour circuler, ça circulait ! Et qu’il fasse chaud ou froid, ça marchait à tous les coups…enfin, façon d’parler !

Chaud chocolat

Hier, je suis allé voir mon médecin.

-« bonjour docteur ! »ais-je dit , comme on m’a appris à dire.

Mon médecin, il est cool, en plus d’avoir acquis son doctorat de médecine générale il doit y avoir au moins 7ans.Ou 8 peut être.Ca, je ne le saurais jamais si je ne lui demande pas.
Souvent, j’me demande bien pourquoi j’y vais. Je sais très bien ce qu’il va me dire :

-« Alors ?qu’est ce qui va pas ? »

Je sais même ce qu’il va me faire :

-« Je vais prendre ta tension…je vais écouter ton cœur…8ans d’études pour ça ? C’est trop fastoche, moi, j’dis.

Concernant ce qu’il va me prescrire, c’est comme manger un œuf kinder en chocolat,en sachant quelle est la surprise à l’intérieur.
Dans mon cas, le jouet c’est efferalgan 500mg, un collutoire, 4pulvérisations par jour et un tout vieux anti inflammatoire…(faut chialer pour avoir un truc qui débouche bien tout !!)

-« A prendre, surtout, pendant les repas ! » prît il le soin d’ajouter.

Pour revenir à ce fameux œuf, moi le jouet, j’en avais pas grand-chose à faire.Je prenais meme pas le temps de l’assembler.Il restait là ou il était.Il servirait surement pour quelqu’un dans le besoin, à un néccessiteux.

Moi, c’est son ‘chocolat’, qui m’interressait par-dessus tout !

C’est certes, toujours les memes ingredients utilisés mais à moi de trouver les secrets de la préparation, chaque fois différente.Comment allait-il s'y prendre pour me prescrire les 2 seuls médicaments qu'il connait après 8 ans d'étude et me dire que j'ai soit un rhume, une angine ou une petite 'gripette'?
C’est une vraie devinette à chaque fois et je m’en délecte.

C’est comme ça que je suis devenu « addict » au chocolat.
Un jour, une amie qui a toujours un pêt de travers me dit :

-« Tu devrais te calmer avec le chocolat !!Ca devient un peu ‘too much’

Tout bien réfléchi, elle devrait faire comme quand on a avalé de travers et que la ptite boulette a emprunté la mauvaise voie…Tousser un bon coup !!!

Ce liquide qui nous tiens si chaud

La gueule de bois j’connais. Non pas que j’ai pris l’abonnement au club mais la toute première, je m’en souviens que trop bien.
Je ne sais plus de quelle marque était l’étau qui m’a prêté compagnie le lendemain mais franchement, pas de quoi contacter le service après-vente.Ca avait été durement efficace !

D’habitude, j’aimais bien de temps en temps me retrouver comme dans les bandes dessinées avec ce petit fil torsadé au dessus du crâne quand vous êtes bien gai !
Pour ce coup-là, c’était pas un fil que j’avais, c’était tout un troupeau de moutons qui béllait dans ma tête !j’aurais pu les compter histoire de me rendormir ou bien essayer de sauter une case mais mon intestin ne jouait pas à ce jeu là. Comme c’est lui qui fixait les régles…

Le chemin jusqu’aux toilettes était déjà bien balisé. J’avais l’impression d’être le petit poucet semant des indices bien personnels pour retrouver plus facilement mon pieu et ma bonne vieille bouteille de Perrier, ma meilleure amie dans ces durs moments !

J’avais dans la bouche des saveurs jusqu’ici inconnues au bataillon. C’était un vrai laboratoire de recherches.
De mes entrailles sortaient un acide qui aurait pu décaper la palissade toute rouillée des voisins d’à côté.

Je n’ai plus recommencé l’expérience. Du moins, j’ai de temps en temps tutoyé les emmerdes mais en restant poli. Je m’y suis frotté mais avec grande prudence, prêt à me barrer. Mais trouver la limite,ç’est pas du gâteau !On est toujours au dessus des normes saisonnières !»Quand on est p’ti, faut pas s’attaquer aux gros », avais-je entendu dans un film. Un dérapage est si vite arrivé !

J’ai un pote qui fait parti des gros. Il surfe beaucoup. Il préfère plusieurs petites vagues à la grosse déferlante. Parfois, il rencontre de gros poissons qui font de l’apnée leur spécialité.
Mais peu importe les différentes disciplines, coureur de fond ou sprinteur, on est tous dans le même bain. Pour rien au monde on aurait envie d’en sortir et sentir la réalité nous fouetter le visage comme le vent nous gèle tout le corps à la sortie du bain.

Cela étant dit, un jour ou l’autre nous nous laisserons aller dans ce liquide si chaud, si aimant si hospitalier ! Que le trou du cul nous brûle ou non.

Oui mais j'avais les dents propres

Ce matin, le soleil et moi avons eu un mal de chien à nous lever. Il décida d’aller se recoucher bien vite, tandis que moi, j’avais rendez vous chez mon dentiste. Au programme, il y avait un nettoyage de printemps. Finalement j’eus droit aux quatre saisons. J’entends encore la douce mélodie de la roulette hurler dans mes oreilles.

Je me rappelle, un jour, à l’occasion d’un contrôle technique annuel, lui avoir demandé son avis sur les hydropulseurs à eau, kärcher miniature pour dents, aussi mauvaises soient elles.

-« T’embêtes donc pas avec ces conneries », me dit il
-« Contentes-toi d’un bon brossage trois fois par jour avec une bonne brosse, souple et électrique .Tu sais, un bon brossage tous les jours t’éloigne du dentiste pour toujours ! »

Mon dentiste est un ami.
Vu l’état de mon capital émail, j’ai soudain un doute…

Sur le chemin du retour, j’eûs, très vite la nette impression que mon trajet ne se ferait pas d’une traite. Une halte s’imposait.

Accoudé au comptoir de ce p’ti bistrot de quartier, je commandais un café, histoire de m’excuser pour la gêne occasionnée… A une coudée sur ma gauche,un type grisonnant, les cheveux hirsutes, et ma foi, l’air bien sympathique s’enquillait son troisième ballon de rosée. Francis qu’il s’appelait.

-« Salut Francis ! » lui adressa un p’ti monsieur aux grosses moustaches jaunies et au teint blême.

Cette ambiance me rappelait quand avec mon père, le dimanche après midi en général, on faisait un baby tout en s’en envoyant quelques uns. J’étais vite dans les cordes. C’était comme en cyclisme : je ne pédalais pas avec le même braquet. Mon père, lui, était entrainé, mais il termina sa course bien vite.

En détournant la tête d’un quart de tour, j’aperçu une blonde dont la couleur était déjà bien passée. Son physique s’accordait merveilleusement bien avec ses cheveux. Elle me paraissait bien concentrée en jouant toutes les trois minutes au loto express. Le jeu me semblait facile. Encore un attrape- couillon pensais-je.

A ma grande surprise, ma misérable pièce de 2 euros m’en rapporta dix fois plus. J’avais le doigt dans l’engrenage. Le danger guettait. Il était même très alerte. Fallait trouver une sortie de secours, une issue.

-« C’est la chance du débutant ça !! me souria la patronne. Vous voulez la somme en espèces ou.. ?
Un peu que j’voulais la thune !!Pour une fois que je baisais les autres, j’allais tout de même pas rendre l’argent à la patrie ! Vingt euros me dis-je. J’avais beau chercher un grand père portugais, ma mesquinerie m’avait trahi. Il n’y avait aucun doute, j’étais bel et bien français.

Un jaune con et gris

« La nuit, tous les chats sont gris ». Et moi je prendrais le soin d’ajouter : « pour ceux qui possèdent une vision dite classique ». Je me dis alors que cette phrase qui éclaire ‘o’ combien notre vue et, qui nous protége des ténèbres, a du être étudié également pour nos amis daltoniens. En fait, on m’a dit que c’était la même phrase pour eux aussi. Que gris c’était gris et qu’il fallait pas qu’un pti groupe remette en cause cet accord collectif.La raison du plus fort est toujours la meilleur.Tous les syndicats ont signés !!Ya qu’à dire !!
Certes, mais tout ceci me semble tout de même bien arbitraire.

-« Fais pas chier ! Ya des mecs qui nous ont négocié ça, ya des millions d’années. Gris c’est gris !!Point à la ligne !! » qu’on m’a dit

Mais qui me dis, que quand je vois un jaune foncé, ma femme, elle, le voit plutôt pâle ?
Si ça s’trouve notre œil a trouvé en notre sensibilité, avec son pti graind’sel, un sacré partenaire de jeu dans cette fabuleuse aventure !
C même certain !!
Ce qui explique pourquoi quand mon voisin apparaît à ma femme comme lesté d’un sacré fardeau de conneries, moi, la charge me parait beaucoup plus lourde.

Sunday, January 01, 2006

Quand on cherche on trouve

Alors que notre âge indiquait tout juste deux chiffres au compteur, un jour, mon frère et moi, on a balancé une bonne grosse boule puante dans l’entrée d’une résidence huppée.

Déjà à cette époque je trouvais ça génial de ramener ces gens qui souvent nous regardaient avec dédain, à la réalité la plus naturelle. Eux aussi puaient du cul ! Surtout les vieilles qui nous criaient dessus quand on marchait sur la pelouse. Du moins c’est c’qu’on s’imaginait en pensant à elles. Quand on voyait les gens sortir de l’entrée de l’immeuble en se bouchant le nez et en pestant, nous ça nous faisait bien marrer, cachés dans les buissons.

Ces gentilles bêtises c’était pour moi comme une cocotte minute qui évacuait tout doucement sa pression.

Mon frère, lui, le mot pression ne semblait pas faire parti de son vocabulaire.Ca a toujours été un gros branleur. A l’école il ne foutait jamais rien. Sa chambre c’était une décharge publique. Il se foutait de tout. Même des gifles ou des coups de bâtons sur les cuisses !

-« Les bleus ? Pfff ! Ca partira bien un jour ou l’autre !! » qu’il me disait alors que moi j’me frottais les fesses pour atténuer l’effet du fouet ou je ne sais quoi, c’était toujours la surprise.

Moi je l’admirais pour ça.J’aurais voulu être comme lui. Mais voilà, ce n’était pas le cas.

Quoiqu’il en soit, on avait pris l’habitude de faire des ptites bêtises pas bien méchantes. C’était juste pour se marrer.

Sauf un jour. En effet, pour faire enrager le voisin d’en face qui possédait un fabuleux jardin d’où pas un seul brin d’herbe ne dépassait, on a balancé une grosse crotte de chien qu’on avait trouvée à coté. Qu’est c’qu’on a rigolé !!! Il le méritait lui !! C’était vraiment le gros con de voisin qui fait chier tout son monde pour que dalle.

Une fois aussi, j’me rappelle bien, j’avais mis le feu à des boites aux lettres dans l’entrée d’un immeuble, pour voir c’que ça faisait. Et bien…ça brûle les cuisses !!!

La cohabitation, c'est dur!

Vers l’âge de 9, 10 ans, j’ai du cohabiter avec ma sœur dans sa chambre. Pendant que nos parents travaillaient dans la mienne, nous on préparait un sacré bordel.

C’est bien simple, on accumulait les conneries. Chaque jour en appelait une nouvelle, sortie tout droit de nos ptites têtes.Ca bouillonnait à l’intérieur. On avait pas peur de la page blanche.

Un jour, alors qu’on se chamaillait et que le ton grimpait sérieusement, style noms d’oiseaux gentillets, mon père a vite fait redescendre la tension environnante.

-« Si vous voulez une trempe tous les jours, c’est pas un problème vous savez ! moi ça m’dérange pas ! » nous disait notre père.

On l’a pris au mot. On aurait pas du.

Un soir, alors qu’extinction des feux signifiait le silence totale, on s’amusait à prononcer des mots, pas trop fort non plus à une minute d’intervalle.

-« Lumière ! Lumière ! » qu’on criait. Nous ça nous faisait bien rire. On devait être les seuls apparemment.

-« Tiens, en voilà d’la lumière ! nous rétorquait notre père en l’allumant et en prenant son chausson à la main.

La nuit n’a jamais été aussi calme après.

Après une bêtise démasquée, on reconnaissait bien la démarche montante de notre père dans les escaliers. D’après elle, on savait tout de suite ce qui allait se passer. Sa démarche était image de ses intentions. Nous étions tels des météorologues prédisant une tempête imminente.

Bref, on a une droit pendant cette semaine à un bel éventail de douceur : mains velues bien fermes, martinet, badine etc, etc…

Le pompon ça été quand on cassé le sommier du lit, à force de sauter dessus à pieds joints. Il était en agglomoré. Agglomoré ou pas, nous ça nous disait rien. Enfin, si, c’était pas solide du tout, tout ça.

D’ailleurs, la caresse de la cuillère en bois de ma mère sur nos cuisses nous a paru bien plus solide.