A l’école en cours d’histoire quand la prof commençait à nous raconter la vie des Rois de France, mon cerveau basculait sur ‘géographie’. J’avais des envies de voyage pressantes .Peu importe le pays, du moment que je m’éloignais de cette putain d’salle. La 101.
Moi, les rois de France j’arrivais pas m’y faire. J’avais beaucoup de mal avec leurs noms. Louis en particulier. Parce que Louis, faut pas oublier qu’il y en a eu une sacrée tripotée !
Je confondais toujours, un peu comme un de mes amis sauf que lui c’était avec tournevis cruciforme et tournevis plat ou bien encore, meuleuse et raboteuse.
Le seul Louis dont je me rappelais c'était LouisXIII.Ma prof nous avait dit qu'il adorait faire des confitures.Qu'est-ce que j'en avait à foutre moi.Quoiqu'il en soit, grace à ses confitures ou ses marmelades, je me souviens de lui.
N'empêche que dans la famille des Rois, ça ne devait pas rigoler tous les jours quand ils s’appelaient les uns les autres, lors de banquets. C’est simple, l’arrière grand père s’appelait Louis, le père aussi, le fils également et le petit fils, n'en parlons pas!
J’imagine que ça devait se passer comme à l’école, quand la maitresse appelle une ‘stephanie’ alors que dans la classe il y en a 15 !!
-« Stephanie ? »
-oui ?
-Oui ?
-Pff…ouiiiii !
-Oui oui !
Quelle connerie tout de même d’appeler tous les males de la famille du même prénom !
-"Tu racontes n’importe quoi ! Les rois avaient toujours plusieurs prénoms pour se reconnaitre. Et puis n’oublies pas que c’étaient des nobles !" me disait ma prof.
En fait, elle avait raison. Ce dont elle ne se rendait pas compte, c'est qu’aujourd’hui, c’est pareil pour tout le monde. On a beau avoir tous des prénoms et des noms différents, des particules, des conneries à rallonges, on a tous en commun un même nom !!
Pour preuve, hier au marché, je lance bien fort au milieu de la foule :
-«Eh Connard !!!!!! »
Et bien, tout le monde s’est retourné !!!
Monday, January 09, 2006
Friday, January 06, 2006
Le Chat
Alors que je m'anésthésiais les neurones devant une connerie à la télé, se pointe un matou à la porte fenêtre du jardin. Tout blanc, bien gras. A cet instant, je me demande dans combien de maisons doit-il squatter.
D'un miaulement qui veut dire : "j'ai soif, y'a-t-il un coup à boire?", il se retrouve sur mes genoux. Ses griffes bien encrées dans mes cuisses me donnent l'idée de lui servir un bol de lait. Original.
Après avoir rapidement lapé le doux nectar, le revoilà sur moi, le bouton ronron sur "On". Il s'écoule 30 secondes. Puis, il s'adresse deux, trois coups de langue sur le corps, un gros baillement qui lui déchausse la mâchoire, un dos rond, attérissage sur pattes.
Il fait un détour à la cuisine, reniffle mes bottes, puis, d'un regard dédaigneux, se barre.
Putain!!! Tranquille le chat!!!
D'un miaulement qui veut dire : "j'ai soif, y'a-t-il un coup à boire?", il se retrouve sur mes genoux. Ses griffes bien encrées dans mes cuisses me donnent l'idée de lui servir un bol de lait. Original.
Après avoir rapidement lapé le doux nectar, le revoilà sur moi, le bouton ronron sur "On". Il s'écoule 30 secondes. Puis, il s'adresse deux, trois coups de langue sur le corps, un gros baillement qui lui déchausse la mâchoire, un dos rond, attérissage sur pattes.
Il fait un détour à la cuisine, reniffle mes bottes, puis, d'un regard dédaigneux, se barre.
Putain!!! Tranquille le chat!!!
Par le bout d'la..
Ma femme, elle a un bébé dans son ventre.Un ventre qui s'arrondit de jours en jours.Elle est belle, magnifique!pas la peine de vérifier dans le dico la définition du mot plénitude.Je l'ai en face de moi,elle me sourit.
Dire que tout ça a commencé avec une minuscule graine!
-"Papa a mis une graine dans le ventre de maman" m'expliquait mon père, quand j'étais petit.
C'est bien plus tard que j'ai compris qu'il fallait tout de même un bon coup d'bite avant toute chose!
-"Qu'est ce que tu peux être vulgaire!" entends-je me reprocher ma mère, parmi tant d'autres...
N'empêche que nous sommes tous tributaires de ce coup magique.
Un truc qui m'épate vraiment, c'est que le taux de réussite d'un spermatozoïde est de 1 sur combien déjà?500 000 000 au moins, alors que l'ovule , lui, dans ce mécanisme diabolique a tout bonnement une chance sur une!!!
En fait, on a beau faire les malins à donner un bon coup d'bite, c'est quand même nous qui nous faisons baiser...
Dire que tout ça a commencé avec une minuscule graine!
-"Papa a mis une graine dans le ventre de maman" m'expliquait mon père, quand j'étais petit.
C'est bien plus tard que j'ai compris qu'il fallait tout de même un bon coup d'bite avant toute chose!
-"Qu'est ce que tu peux être vulgaire!" entends-je me reprocher ma mère, parmi tant d'autres...
N'empêche que nous sommes tous tributaires de ce coup magique.
Un truc qui m'épate vraiment, c'est que le taux de réussite d'un spermatozoïde est de 1 sur combien déjà?500 000 000 au moins, alors que l'ovule , lui, dans ce mécanisme diabolique a tout bonnement une chance sur une!!!
En fait, on a beau faire les malins à donner un bon coup d'bite, c'est quand même nous qui nous faisons baiser...
Tout est dans le style
Assis, bien calé dans mon siège de la SNCF, j'aperçois une petite fille marcher dans l'allée.
Elle doit à peine dépasser les 5 ans.
Il est même fort probable qu'elle ne sache pas encore lire.D'ailleurs et c'est certain, elle ne sait pas faire ses courses elle-même, se préparer à manger, payer ses impôts locaux, sa taxe foncière, régler la facture Edf, emmener les gosses à l'école, cacher des résistants à la cave pendant la guerre, faire bouillir la marmite, repriser, racommoder, tricoter et s'essuyer les fesses après un caca dans la culotte.
Soudain, elle s'adresse bien fort à ce qu'il semble être un reste de grand mère:
-"Mémé, ça m'arrangerait que tu marches un peu plus vite, quand même!"
La grand mère ne pipe mot.Enfin si:
-"J'arrive ma chérie, j'arrive, excuses moi!"
Ca aurait été moi la grand mère, j'aurais ajouté un détails ou deux, une nuance:
-"J'arrive ma chérie, j'arrive..." ( ça ma cocotte, tu peux en être sûr...!!!)
Elle doit à peine dépasser les 5 ans.
Il est même fort probable qu'elle ne sache pas encore lire.D'ailleurs et c'est certain, elle ne sait pas faire ses courses elle-même, se préparer à manger, payer ses impôts locaux, sa taxe foncière, régler la facture Edf, emmener les gosses à l'école, cacher des résistants à la cave pendant la guerre, faire bouillir la marmite, repriser, racommoder, tricoter et s'essuyer les fesses après un caca dans la culotte.
Soudain, elle s'adresse bien fort à ce qu'il semble être un reste de grand mère:
-"Mémé, ça m'arrangerait que tu marches un peu plus vite, quand même!"
La grand mère ne pipe mot.Enfin si:
-"J'arrive ma chérie, j'arrive, excuses moi!"
Ca aurait été moi la grand mère, j'aurais ajouté un détails ou deux, une nuance:
-"J'arrive ma chérie, j'arrive..." ( ça ma cocotte, tu peux en être sûr...!!!)
Wednesday, January 04, 2006
Le froid, ça chauffe
Sentir le froid venir me piquer les joues, c’est agréable je trouve.
Pas trop longtemps quand même. Après c’est pénible.
Quand j’étais petit et que la température jouait à cache cache, j’aimais bien faire semblant d’avoir une cigarette dans le bec et souffler la fumée en dehors de ma bouche. Je ne sais pas où, mais, je m’y croyait !
Ca faisait tellement vrai que ma mère ou mon père, tels des frères siamois, non fumeurs de surcroit, me faisaient bien comprendre qu’il ne fallait pas que je recommence...
J’avais les joues qui chauffaient drôlement ! Quoiqu’à cet instant de grand froid, ce n’était pas si désagréable que ça. Je comprenais même toute la suptilité des propos de mon père quand il disait :
-« T’inquiètes pas, ça fait circuler l’sang ! »
Pour circuler, ça circulait ! Et qu’il fasse chaud ou froid, ça marchait à tous les coups…enfin, façon d’parler !
Pas trop longtemps quand même. Après c’est pénible.
Quand j’étais petit et que la température jouait à cache cache, j’aimais bien faire semblant d’avoir une cigarette dans le bec et souffler la fumée en dehors de ma bouche. Je ne sais pas où, mais, je m’y croyait !
Ca faisait tellement vrai que ma mère ou mon père, tels des frères siamois, non fumeurs de surcroit, me faisaient bien comprendre qu’il ne fallait pas que je recommence...
J’avais les joues qui chauffaient drôlement ! Quoiqu’à cet instant de grand froid, ce n’était pas si désagréable que ça. Je comprenais même toute la suptilité des propos de mon père quand il disait :
-« T’inquiètes pas, ça fait circuler l’sang ! »
Pour circuler, ça circulait ! Et qu’il fasse chaud ou froid, ça marchait à tous les coups…enfin, façon d’parler !
Chaud chocolat
Hier, je suis allé voir mon médecin.
-« bonjour docteur ! »ais-je dit , comme on m’a appris à dire.
Mon médecin, il est cool, en plus d’avoir acquis son doctorat de médecine générale il doit y avoir au moins 7ans.Ou 8 peut être.Ca, je ne le saurais jamais si je ne lui demande pas.
Souvent, j’me demande bien pourquoi j’y vais. Je sais très bien ce qu’il va me dire :
-« Alors ?qu’est ce qui va pas ? »
Je sais même ce qu’il va me faire :
-« Je vais prendre ta tension…je vais écouter ton cœur…8ans d’études pour ça ? C’est trop fastoche, moi, j’dis.
Concernant ce qu’il va me prescrire, c’est comme manger un œuf kinder en chocolat,en sachant quelle est la surprise à l’intérieur.
Dans mon cas, le jouet c’est efferalgan 500mg, un collutoire, 4pulvérisations par jour et un tout vieux anti inflammatoire…(faut chialer pour avoir un truc qui débouche bien tout !!)
-« A prendre, surtout, pendant les repas ! » prît il le soin d’ajouter.
Pour revenir à ce fameux œuf, moi le jouet, j’en avais pas grand-chose à faire.Je prenais meme pas le temps de l’assembler.Il restait là ou il était.Il servirait surement pour quelqu’un dans le besoin, à un néccessiteux.
Moi, c’est son ‘chocolat’, qui m’interressait par-dessus tout !
C’est certes, toujours les memes ingredients utilisés mais à moi de trouver les secrets de la préparation, chaque fois différente.Comment allait-il s'y prendre pour me prescrire les 2 seuls médicaments qu'il connait après 8 ans d'étude et me dire que j'ai soit un rhume, une angine ou une petite 'gripette'?
C’est une vraie devinette à chaque fois et je m’en délecte.
C’est comme ça que je suis devenu « addict » au chocolat.
Un jour, une amie qui a toujours un pêt de travers me dit :
-« Tu devrais te calmer avec le chocolat !!Ca devient un peu ‘too much’
Tout bien réfléchi, elle devrait faire comme quand on a avalé de travers et que la ptite boulette a emprunté la mauvaise voie…Tousser un bon coup !!!
-« bonjour docteur ! »ais-je dit , comme on m’a appris à dire.
Mon médecin, il est cool, en plus d’avoir acquis son doctorat de médecine générale il doit y avoir au moins 7ans.Ou 8 peut être.Ca, je ne le saurais jamais si je ne lui demande pas.
Souvent, j’me demande bien pourquoi j’y vais. Je sais très bien ce qu’il va me dire :
-« Alors ?qu’est ce qui va pas ? »
Je sais même ce qu’il va me faire :
-« Je vais prendre ta tension…je vais écouter ton cœur…8ans d’études pour ça ? C’est trop fastoche, moi, j’dis.
Concernant ce qu’il va me prescrire, c’est comme manger un œuf kinder en chocolat,en sachant quelle est la surprise à l’intérieur.
Dans mon cas, le jouet c’est efferalgan 500mg, un collutoire, 4pulvérisations par jour et un tout vieux anti inflammatoire…(faut chialer pour avoir un truc qui débouche bien tout !!)
-« A prendre, surtout, pendant les repas ! » prît il le soin d’ajouter.
Pour revenir à ce fameux œuf, moi le jouet, j’en avais pas grand-chose à faire.Je prenais meme pas le temps de l’assembler.Il restait là ou il était.Il servirait surement pour quelqu’un dans le besoin, à un néccessiteux.
Moi, c’est son ‘chocolat’, qui m’interressait par-dessus tout !
C’est certes, toujours les memes ingredients utilisés mais à moi de trouver les secrets de la préparation, chaque fois différente.Comment allait-il s'y prendre pour me prescrire les 2 seuls médicaments qu'il connait après 8 ans d'étude et me dire que j'ai soit un rhume, une angine ou une petite 'gripette'?
C’est une vraie devinette à chaque fois et je m’en délecte.
C’est comme ça que je suis devenu « addict » au chocolat.
Un jour, une amie qui a toujours un pêt de travers me dit :
-« Tu devrais te calmer avec le chocolat !!Ca devient un peu ‘too much’
Tout bien réfléchi, elle devrait faire comme quand on a avalé de travers et que la ptite boulette a emprunté la mauvaise voie…Tousser un bon coup !!!
Ce liquide qui nous tiens si chaud
La gueule de bois j’connais. Non pas que j’ai pris l’abonnement au club mais la toute première, je m’en souviens que trop bien.
Je ne sais plus de quelle marque était l’étau qui m’a prêté compagnie le lendemain mais franchement, pas de quoi contacter le service après-vente.Ca avait été durement efficace !
D’habitude, j’aimais bien de temps en temps me retrouver comme dans les bandes dessinées avec ce petit fil torsadé au dessus du crâne quand vous êtes bien gai !
Pour ce coup-là, c’était pas un fil que j’avais, c’était tout un troupeau de moutons qui béllait dans ma tête !j’aurais pu les compter histoire de me rendormir ou bien essayer de sauter une case mais mon intestin ne jouait pas à ce jeu là. Comme c’est lui qui fixait les régles…
Le chemin jusqu’aux toilettes était déjà bien balisé. J’avais l’impression d’être le petit poucet semant des indices bien personnels pour retrouver plus facilement mon pieu et ma bonne vieille bouteille de Perrier, ma meilleure amie dans ces durs moments !
J’avais dans la bouche des saveurs jusqu’ici inconnues au bataillon. C’était un vrai laboratoire de recherches.
De mes entrailles sortaient un acide qui aurait pu décaper la palissade toute rouillée des voisins d’à côté.
Je n’ai plus recommencé l’expérience. Du moins, j’ai de temps en temps tutoyé les emmerdes mais en restant poli. Je m’y suis frotté mais avec grande prudence, prêt à me barrer. Mais trouver la limite,ç’est pas du gâteau !On est toujours au dessus des normes saisonnières !»Quand on est p’ti, faut pas s’attaquer aux gros », avais-je entendu dans un film. Un dérapage est si vite arrivé !
J’ai un pote qui fait parti des gros. Il surfe beaucoup. Il préfère plusieurs petites vagues à la grosse déferlante. Parfois, il rencontre de gros poissons qui font de l’apnée leur spécialité.
Mais peu importe les différentes disciplines, coureur de fond ou sprinteur, on est tous dans le même bain. Pour rien au monde on aurait envie d’en sortir et sentir la réalité nous fouetter le visage comme le vent nous gèle tout le corps à la sortie du bain.
Cela étant dit, un jour ou l’autre nous nous laisserons aller dans ce liquide si chaud, si aimant si hospitalier ! Que le trou du cul nous brûle ou non.
Je ne sais plus de quelle marque était l’étau qui m’a prêté compagnie le lendemain mais franchement, pas de quoi contacter le service après-vente.Ca avait été durement efficace !
D’habitude, j’aimais bien de temps en temps me retrouver comme dans les bandes dessinées avec ce petit fil torsadé au dessus du crâne quand vous êtes bien gai !
Pour ce coup-là, c’était pas un fil que j’avais, c’était tout un troupeau de moutons qui béllait dans ma tête !j’aurais pu les compter histoire de me rendormir ou bien essayer de sauter une case mais mon intestin ne jouait pas à ce jeu là. Comme c’est lui qui fixait les régles…
Le chemin jusqu’aux toilettes était déjà bien balisé. J’avais l’impression d’être le petit poucet semant des indices bien personnels pour retrouver plus facilement mon pieu et ma bonne vieille bouteille de Perrier, ma meilleure amie dans ces durs moments !
J’avais dans la bouche des saveurs jusqu’ici inconnues au bataillon. C’était un vrai laboratoire de recherches.
De mes entrailles sortaient un acide qui aurait pu décaper la palissade toute rouillée des voisins d’à côté.
Je n’ai plus recommencé l’expérience. Du moins, j’ai de temps en temps tutoyé les emmerdes mais en restant poli. Je m’y suis frotté mais avec grande prudence, prêt à me barrer. Mais trouver la limite,ç’est pas du gâteau !On est toujours au dessus des normes saisonnières !»Quand on est p’ti, faut pas s’attaquer aux gros », avais-je entendu dans un film. Un dérapage est si vite arrivé !
J’ai un pote qui fait parti des gros. Il surfe beaucoup. Il préfère plusieurs petites vagues à la grosse déferlante. Parfois, il rencontre de gros poissons qui font de l’apnée leur spécialité.
Mais peu importe les différentes disciplines, coureur de fond ou sprinteur, on est tous dans le même bain. Pour rien au monde on aurait envie d’en sortir et sentir la réalité nous fouetter le visage comme le vent nous gèle tout le corps à la sortie du bain.
Cela étant dit, un jour ou l’autre nous nous laisserons aller dans ce liquide si chaud, si aimant si hospitalier ! Que le trou du cul nous brûle ou non.
Oui mais j'avais les dents propres
Ce matin, le soleil et moi avons eu un mal de chien à nous lever. Il décida d’aller se recoucher bien vite, tandis que moi, j’avais rendez vous chez mon dentiste. Au programme, il y avait un nettoyage de printemps. Finalement j’eus droit aux quatre saisons. J’entends encore la douce mélodie de la roulette hurler dans mes oreilles.
Je me rappelle, un jour, à l’occasion d’un contrôle technique annuel, lui avoir demandé son avis sur les hydropulseurs à eau, kärcher miniature pour dents, aussi mauvaises soient elles.
-« T’embêtes donc pas avec ces conneries », me dit il
-« Contentes-toi d’un bon brossage trois fois par jour avec une bonne brosse, souple et électrique .Tu sais, un bon brossage tous les jours t’éloigne du dentiste pour toujours ! »
Mon dentiste est un ami.
Vu l’état de mon capital émail, j’ai soudain un doute…
Sur le chemin du retour, j’eûs, très vite la nette impression que mon trajet ne se ferait pas d’une traite. Une halte s’imposait.
Accoudé au comptoir de ce p’ti bistrot de quartier, je commandais un café, histoire de m’excuser pour la gêne occasionnée… A une coudée sur ma gauche,un type grisonnant, les cheveux hirsutes, et ma foi, l’air bien sympathique s’enquillait son troisième ballon de rosée. Francis qu’il s’appelait.
-« Salut Francis ! » lui adressa un p’ti monsieur aux grosses moustaches jaunies et au teint blême.
Cette ambiance me rappelait quand avec mon père, le dimanche après midi en général, on faisait un baby tout en s’en envoyant quelques uns. J’étais vite dans les cordes. C’était comme en cyclisme : je ne pédalais pas avec le même braquet. Mon père, lui, était entrainé, mais il termina sa course bien vite.
En détournant la tête d’un quart de tour, j’aperçu une blonde dont la couleur était déjà bien passée. Son physique s’accordait merveilleusement bien avec ses cheveux. Elle me paraissait bien concentrée en jouant toutes les trois minutes au loto express. Le jeu me semblait facile. Encore un attrape- couillon pensais-je.
A ma grande surprise, ma misérable pièce de 2 euros m’en rapporta dix fois plus. J’avais le doigt dans l’engrenage. Le danger guettait. Il était même très alerte. Fallait trouver une sortie de secours, une issue.
-« C’est la chance du débutant ça !! me souria la patronne. Vous voulez la somme en espèces ou.. ?
Un peu que j’voulais la thune !!Pour une fois que je baisais les autres, j’allais tout de même pas rendre l’argent à la patrie ! Vingt euros me dis-je. J’avais beau chercher un grand père portugais, ma mesquinerie m’avait trahi. Il n’y avait aucun doute, j’étais bel et bien français.
Je me rappelle, un jour, à l’occasion d’un contrôle technique annuel, lui avoir demandé son avis sur les hydropulseurs à eau, kärcher miniature pour dents, aussi mauvaises soient elles.
-« T’embêtes donc pas avec ces conneries », me dit il
-« Contentes-toi d’un bon brossage trois fois par jour avec une bonne brosse, souple et électrique .Tu sais, un bon brossage tous les jours t’éloigne du dentiste pour toujours ! »
Mon dentiste est un ami.
Vu l’état de mon capital émail, j’ai soudain un doute…
Sur le chemin du retour, j’eûs, très vite la nette impression que mon trajet ne se ferait pas d’une traite. Une halte s’imposait.
Accoudé au comptoir de ce p’ti bistrot de quartier, je commandais un café, histoire de m’excuser pour la gêne occasionnée… A une coudée sur ma gauche,un type grisonnant, les cheveux hirsutes, et ma foi, l’air bien sympathique s’enquillait son troisième ballon de rosée. Francis qu’il s’appelait.
-« Salut Francis ! » lui adressa un p’ti monsieur aux grosses moustaches jaunies et au teint blême.
Cette ambiance me rappelait quand avec mon père, le dimanche après midi en général, on faisait un baby tout en s’en envoyant quelques uns. J’étais vite dans les cordes. C’était comme en cyclisme : je ne pédalais pas avec le même braquet. Mon père, lui, était entrainé, mais il termina sa course bien vite.
En détournant la tête d’un quart de tour, j’aperçu une blonde dont la couleur était déjà bien passée. Son physique s’accordait merveilleusement bien avec ses cheveux. Elle me paraissait bien concentrée en jouant toutes les trois minutes au loto express. Le jeu me semblait facile. Encore un attrape- couillon pensais-je.
A ma grande surprise, ma misérable pièce de 2 euros m’en rapporta dix fois plus. J’avais le doigt dans l’engrenage. Le danger guettait. Il était même très alerte. Fallait trouver une sortie de secours, une issue.
-« C’est la chance du débutant ça !! me souria la patronne. Vous voulez la somme en espèces ou.. ?
Un peu que j’voulais la thune !!Pour une fois que je baisais les autres, j’allais tout de même pas rendre l’argent à la patrie ! Vingt euros me dis-je. J’avais beau chercher un grand père portugais, ma mesquinerie m’avait trahi. Il n’y avait aucun doute, j’étais bel et bien français.
Un jaune con et gris
« La nuit, tous les chats sont gris ». Et moi je prendrais le soin d’ajouter : « pour ceux qui possèdent une vision dite classique ». Je me dis alors que cette phrase qui éclaire ‘o’ combien notre vue et, qui nous protége des ténèbres, a du être étudié également pour nos amis daltoniens. En fait, on m’a dit que c’était la même phrase pour eux aussi. Que gris c’était gris et qu’il fallait pas qu’un pti groupe remette en cause cet accord collectif.La raison du plus fort est toujours la meilleur.Tous les syndicats ont signés !!Ya qu’à dire !!
Certes, mais tout ceci me semble tout de même bien arbitraire.
-« Fais pas chier ! Ya des mecs qui nous ont négocié ça, ya des millions d’années. Gris c’est gris !!Point à la ligne !! » qu’on m’a dit
Mais qui me dis, que quand je vois un jaune foncé, ma femme, elle, le voit plutôt pâle ?
Si ça s’trouve notre œil a trouvé en notre sensibilité, avec son pti graind’sel, un sacré partenaire de jeu dans cette fabuleuse aventure !
C même certain !!
Ce qui explique pourquoi quand mon voisin apparaît à ma femme comme lesté d’un sacré fardeau de conneries, moi, la charge me parait beaucoup plus lourde.
Certes, mais tout ceci me semble tout de même bien arbitraire.
-« Fais pas chier ! Ya des mecs qui nous ont négocié ça, ya des millions d’années. Gris c’est gris !!Point à la ligne !! » qu’on m’a dit
Mais qui me dis, que quand je vois un jaune foncé, ma femme, elle, le voit plutôt pâle ?
Si ça s’trouve notre œil a trouvé en notre sensibilité, avec son pti graind’sel, un sacré partenaire de jeu dans cette fabuleuse aventure !
C même certain !!
Ce qui explique pourquoi quand mon voisin apparaît à ma femme comme lesté d’un sacré fardeau de conneries, moi, la charge me parait beaucoup plus lourde.
Sunday, January 01, 2006
Quand on cherche on trouve
Alors que notre âge indiquait tout juste deux chiffres au compteur, un jour, mon frère et moi, on a balancé une bonne grosse boule puante dans l’entrée d’une résidence huppée.
Déjà à cette époque je trouvais ça génial de ramener ces gens qui souvent nous regardaient avec dédain, à la réalité la plus naturelle. Eux aussi puaient du cul ! Surtout les vieilles qui nous criaient dessus quand on marchait sur la pelouse. Du moins c’est c’qu’on s’imaginait en pensant à elles. Quand on voyait les gens sortir de l’entrée de l’immeuble en se bouchant le nez et en pestant, nous ça nous faisait bien marrer, cachés dans les buissons.
Ces gentilles bêtises c’était pour moi comme une cocotte minute qui évacuait tout doucement sa pression.
Mon frère, lui, le mot pression ne semblait pas faire parti de son vocabulaire.Ca a toujours été un gros branleur. A l’école il ne foutait jamais rien. Sa chambre c’était une décharge publique. Il se foutait de tout. Même des gifles ou des coups de bâtons sur les cuisses !
-« Les bleus ? Pfff ! Ca partira bien un jour ou l’autre !! » qu’il me disait alors que moi j’me frottais les fesses pour atténuer l’effet du fouet ou je ne sais quoi, c’était toujours la surprise.
Moi je l’admirais pour ça.J’aurais voulu être comme lui. Mais voilà, ce n’était pas le cas.
Quoiqu’il en soit, on avait pris l’habitude de faire des ptites bêtises pas bien méchantes. C’était juste pour se marrer.
Sauf un jour. En effet, pour faire enrager le voisin d’en face qui possédait un fabuleux jardin d’où pas un seul brin d’herbe ne dépassait, on a balancé une grosse crotte de chien qu’on avait trouvée à coté. Qu’est c’qu’on a rigolé !!! Il le méritait lui !! C’était vraiment le gros con de voisin qui fait chier tout son monde pour que dalle.
Une fois aussi, j’me rappelle bien, j’avais mis le feu à des boites aux lettres dans l’entrée d’un immeuble, pour voir c’que ça faisait. Et bien…ça brûle les cuisses !!!
Déjà à cette époque je trouvais ça génial de ramener ces gens qui souvent nous regardaient avec dédain, à la réalité la plus naturelle. Eux aussi puaient du cul ! Surtout les vieilles qui nous criaient dessus quand on marchait sur la pelouse. Du moins c’est c’qu’on s’imaginait en pensant à elles. Quand on voyait les gens sortir de l’entrée de l’immeuble en se bouchant le nez et en pestant, nous ça nous faisait bien marrer, cachés dans les buissons.
Ces gentilles bêtises c’était pour moi comme une cocotte minute qui évacuait tout doucement sa pression.
Mon frère, lui, le mot pression ne semblait pas faire parti de son vocabulaire.Ca a toujours été un gros branleur. A l’école il ne foutait jamais rien. Sa chambre c’était une décharge publique. Il se foutait de tout. Même des gifles ou des coups de bâtons sur les cuisses !
-« Les bleus ? Pfff ! Ca partira bien un jour ou l’autre !! » qu’il me disait alors que moi j’me frottais les fesses pour atténuer l’effet du fouet ou je ne sais quoi, c’était toujours la surprise.
Moi je l’admirais pour ça.J’aurais voulu être comme lui. Mais voilà, ce n’était pas le cas.
Quoiqu’il en soit, on avait pris l’habitude de faire des ptites bêtises pas bien méchantes. C’était juste pour se marrer.
Sauf un jour. En effet, pour faire enrager le voisin d’en face qui possédait un fabuleux jardin d’où pas un seul brin d’herbe ne dépassait, on a balancé une grosse crotte de chien qu’on avait trouvée à coté. Qu’est c’qu’on a rigolé !!! Il le méritait lui !! C’était vraiment le gros con de voisin qui fait chier tout son monde pour que dalle.
Une fois aussi, j’me rappelle bien, j’avais mis le feu à des boites aux lettres dans l’entrée d’un immeuble, pour voir c’que ça faisait. Et bien…ça brûle les cuisses !!!
La cohabitation, c'est dur!
Vers l’âge de 9, 10 ans, j’ai du cohabiter avec ma sœur dans sa chambre. Pendant que nos parents travaillaient dans la mienne, nous on préparait un sacré bordel.
C’est bien simple, on accumulait les conneries. Chaque jour en appelait une nouvelle, sortie tout droit de nos ptites têtes.Ca bouillonnait à l’intérieur. On avait pas peur de la page blanche.
Un jour, alors qu’on se chamaillait et que le ton grimpait sérieusement, style noms d’oiseaux gentillets, mon père a vite fait redescendre la tension environnante.
-« Si vous voulez une trempe tous les jours, c’est pas un problème vous savez ! moi ça m’dérange pas ! » nous disait notre père.
On l’a pris au mot. On aurait pas du.
Un soir, alors qu’extinction des feux signifiait le silence totale, on s’amusait à prononcer des mots, pas trop fort non plus à une minute d’intervalle.
-« Lumière ! Lumière ! » qu’on criait. Nous ça nous faisait bien rire. On devait être les seuls apparemment.
-« Tiens, en voilà d’la lumière ! nous rétorquait notre père en l’allumant et en prenant son chausson à la main.
La nuit n’a jamais été aussi calme après.
Après une bêtise démasquée, on reconnaissait bien la démarche montante de notre père dans les escaliers. D’après elle, on savait tout de suite ce qui allait se passer. Sa démarche était image de ses intentions. Nous étions tels des météorologues prédisant une tempête imminente.
Bref, on a une droit pendant cette semaine à un bel éventail de douceur : mains velues bien fermes, martinet, badine etc, etc…
Le pompon ça été quand on cassé le sommier du lit, à force de sauter dessus à pieds joints. Il était en agglomoré. Agglomoré ou pas, nous ça nous disait rien. Enfin, si, c’était pas solide du tout, tout ça.
D’ailleurs, la caresse de la cuillère en bois de ma mère sur nos cuisses nous a paru bien plus solide.
C’est bien simple, on accumulait les conneries. Chaque jour en appelait une nouvelle, sortie tout droit de nos ptites têtes.Ca bouillonnait à l’intérieur. On avait pas peur de la page blanche.
Un jour, alors qu’on se chamaillait et que le ton grimpait sérieusement, style noms d’oiseaux gentillets, mon père a vite fait redescendre la tension environnante.
-« Si vous voulez une trempe tous les jours, c’est pas un problème vous savez ! moi ça m’dérange pas ! » nous disait notre père.
On l’a pris au mot. On aurait pas du.
Un soir, alors qu’extinction des feux signifiait le silence totale, on s’amusait à prononcer des mots, pas trop fort non plus à une minute d’intervalle.
-« Lumière ! Lumière ! » qu’on criait. Nous ça nous faisait bien rire. On devait être les seuls apparemment.
-« Tiens, en voilà d’la lumière ! nous rétorquait notre père en l’allumant et en prenant son chausson à la main.
La nuit n’a jamais été aussi calme après.
Après une bêtise démasquée, on reconnaissait bien la démarche montante de notre père dans les escaliers. D’après elle, on savait tout de suite ce qui allait se passer. Sa démarche était image de ses intentions. Nous étions tels des météorologues prédisant une tempête imminente.
Bref, on a une droit pendant cette semaine à un bel éventail de douceur : mains velues bien fermes, martinet, badine etc, etc…
Le pompon ça été quand on cassé le sommier du lit, à force de sauter dessus à pieds joints. Il était en agglomoré. Agglomoré ou pas, nous ça nous disait rien. Enfin, si, c’était pas solide du tout, tout ça.
D’ailleurs, la caresse de la cuillère en bois de ma mère sur nos cuisses nous a paru bien plus solide.
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