Je ronflais depuis un bon moment, avachi dans mon siège du Tgv, tel un ivrogne après une soirée bien arrosée ;Il avait plu des cordes !Des hallebardes qu’il était tombé !Comme me dit mon ami :
-« C’est pas une soirée que t’as organisé, c’est une beuverie »
Ainsi, cuvant mon vin, j’étais parti pour scier du bois.J’aurais pu en scier 3 ou4 stères tellement la caisse que je m’étais prise était sévère mais un petit bruit familier m’assécha soudainement ma rivière de bave.
En ouvrant les yeux, j’aperçu un homme d’une soixantaine d’années s’appliqué à éplucher une pomme.Ca m’avait tout l’air d’être une Golden.Un bref coup d’œil me permit d’effacer mes derniers doutes.J’avais vu les mêmes en promo à Auchan pour 1,2 euros le kilo.Je ne m’en était pas privé.
Encore gazé par ce réveil soudain, j’ai tout de même assez de lucidité pour observer la scène, ce cérémonial qui s’annonçait.
Dans sa main gauche, il tenait fermement un vieux canif Opinel.Vu son état, il a du en couper des pommes, éplucher des poires, trancher des jambons Madrange.
Cet homme je ne le connais pas du tout.Il a une tête qui me dit rien mais un détail retient mon attention dans mon semi coma: il est gaucher.
Rien qui n’apporte grand-chose d’interressant de prime abord mais le sachant, cet homme, je l’aime.
J’ai toujours voué un culte aux gauchers, toujours eu de l’admiration pour eux, toujours eu envie d’être gaucher.
Alors que pendant des années voire des siècles on forçait les enfants gauchers à écrire de la main droite à l’école en leurs attachant parfois la vilaine main dans le dos, moi je me forçais non pas à écrire de la main gauche car j’avais bien vu que c’était une catastrophe, non, j’adoptais leurs façons d’écrire si typique, le poignet en col de cygne, positionné au dessus de la ligne vierge.
Ce gaucher pêle donc sa pomme avec dextérité. Son œil et sa main ne font plus qu’un. Le geste est aussi précis qu’agile.
En 3 coups de cuillère à pot, 2 coups 3 mouvements comme dit ma mère,voici que le premier quartier est pelé et délesté de ces pepins.Il ne s’est pas passé 3 secondes.Il n’y a pas eu de gestes inutiles, c’est réglé comme du papier à musique.J’ai bien guété le pti grain de sable même si j'en aurais été déçu.Cette mécanique est tellement belle à voir, parfaitement huilée.
C’est un réel plaisir que d’observer cette danse de doigts et cette musique légère de la lame du couteau au contact de la chair ferme du fruit.
L’eau m’en viens à la bouche. Mon estomac laisse même échappé 2 ou3 signes d’impatience.Dans mon ventre ça fait : « grouiic grouiic. »
-« C’est sûr, il va se régaler, c’batard ! » pensais-je
Contre toute surprise, le quartier fraichement pelé ne lui est pas destiné.Avec délicatesse, il le fend dans la longueur pour en obtenir 2 plus petits, fins et délicat qu’il offre à sa douce.
-« Quelle jolie attention ! » pensais-je
A la maison moi aussi j’épluche des pommes avec un couteau, tant bien que mal, pour ma belle.Ca me fait plaisir de le faire mais si j’exécute cette tache, c’est pour une raison bien simple : si je ne les épluche pas, ça ne lui viendra jamais à l’esprit d’en croquer une d'elle même, le plus simplement du monde.
Ca se passe toujours pareil :
Je m’assois dans le canapé, un torchon sur les genoux et je pèle.Il n’ y a aucune réaction de sa part jusqu’ici. Quand je lui propose de se régaler avec le premier quartier, tel un bébé, elle repousse de sa main la pomme.
Puis, dés que je croque dedans et qu’elle entend le « scrontch », vu que je bouffe comme un porc, j’entends une petite voix douce qui me dit, suppliante:
-« J’en veux !!! »
La dame du train ne dit pas « j’en veux » mais ses yeux en redemande.
Mais le deuxième quartier, c’est lui qui va se l’envoyer. Avec la même délicatesse de geste il fait subir au deuxième quartier le même traitement.
Une fois pelé, il ne le fend pas en deux .
-"C’est certainement parce qu’il a eu plus grosse bouche", me dis-je.
Il choppe son quartier entre son pouce et 3 gros doigts velus puis le croque.Le bruit si caractéristique qui en découle est impeccable, sec et vif. Il n’y a aucun copeau.
Tout le wagon silencieux pu entendre :
-« Crr…oc »
Aussi discret fut- il, ce croc que l’on connaît tous, que l’on a répété maintes et maintes fois me fit le plus grand bien, me rassura même.
-« Pas d’erreur ! » me dis-je, » c’est bien une pomme »
Thursday, September 28, 2006
Wednesday, September 27, 2006
On est "cui"
A midi, pour la pose déjeuner, j'avais décidé de prendre un sandwich crudités aux graines de pavot.
Durant toute la matinée au boulot, j'en avais rêvé à un point tel que je m'étais surpris à baver sur mon classeur de droit aérien.
Les tomates confites avaient un arôme délicieux.Ces tomates ne faisaient pas que flatter mon palais, elles le draguaient ouvertement.
Je m'étais assis dehors sur un banc en bois exotique.Il faisait frais, frisquet même.Mais cela me faisait du bien.Je respirais à plein poumon.
Je laissais pénétrer cet air frais ( chargé de kérozène, libéré par les centaines d'avions décollant au dessus de ma tête) au plus profond de moi jusqu'à ces millions d'alvéoles pulmonaires assoiffées.Tel un patriarche, je prenais soin que les tous petits soient rassasiés.
Tandis que je m'interrogeait sur la méthode que j'allais utilisé pour installer mon parquet dans les chambres, est apparu un pti moineau.Petit mais bien grassouillet tout de même!
Il se planta à 15 centimètres de moi ou plutot à 15 centimètres de mon sandwich.Il me regardait droit dans les yeux.Il aurait eu la parole que je n'aurais pas été étonné du tout qu'il m'eu demandé:
-"Salut! T'aurais une petite bricole pour moi s'il te plait? Juste pour dépanner"
Dans un premier temps, je lui lançait de tous petits morceaux de pain qu'il avalait avec ardeur.Il se régalait littéralement.Quel festin même!
Puis sont apparus plusieurs convives, timides de primes abord.
Dans un premier temps, je leurs lançais de petits morceaux à une distance de sécurité afin qu'ils ne prennent pas peur, puis petit a petit, je rapprochais les jets.
J'avais l'impression d'être Dieu, plein d'amour, leurs montrant le chemin de la vie.La nourriture je leurs fournissais en abondance pour qu'ils ne manquent de rien.Mes gestes étaient souples et discrets.J'étais heureux.Eux aussi.Cela me suffisait.
Puis il y eut comme un hic.Les pti moineaux ont commencé à se chamailler, se quereller.C'était à celui qui aurait le plus gros bout, délaissant les plus petits.Ca échangeait des mots doux!!
'"-Cui cui cui cui cui!!!" dis le premier, sur le ton de: "mais casses toi ta mère!!!!"
"-cui cui?" cui cui répondis l'autre, du style:" kes t'as? viens là!!"
Les plus petits en payaient les pots cassés ne réussisant à glaner que de rares miettes.
Ca devenait le bordel.Devais-je intervenir?
-"Oh que non!!!" me dis-je.
Je leurs donne tout, ils ont de l'amour, de la nourriture à sassiété et je ne leurs demande rien en retour.
Le souk, c'est eux qu'ils le mettent, je n'y suis pour rien.Intervenir serait de l'ingérance de ma part.
Puis, une fois qu'ils eurent ce qu'ils voulaient, ils foutèrent le quand d'un coup, comme ça, sans crier gare.Sans dire au revoir, sans dire merci.
Ah ça, quand il y a des problèmes, quand ils sont acculés, ils savent vers qui aller! Par contre quand ils ont soulagé leurs egoïsmes, dans la splendeur de leurs ingratitudes, je n'existe plus!!
Ah les pti cons!!
C'est marrant mais ça me rappelle quelque chose...
Durant toute la matinée au boulot, j'en avais rêvé à un point tel que je m'étais surpris à baver sur mon classeur de droit aérien.
Les tomates confites avaient un arôme délicieux.Ces tomates ne faisaient pas que flatter mon palais, elles le draguaient ouvertement.
Je m'étais assis dehors sur un banc en bois exotique.Il faisait frais, frisquet même.Mais cela me faisait du bien.Je respirais à plein poumon.
Je laissais pénétrer cet air frais ( chargé de kérozène, libéré par les centaines d'avions décollant au dessus de ma tête) au plus profond de moi jusqu'à ces millions d'alvéoles pulmonaires assoiffées.Tel un patriarche, je prenais soin que les tous petits soient rassasiés.
Tandis que je m'interrogeait sur la méthode que j'allais utilisé pour installer mon parquet dans les chambres, est apparu un pti moineau.Petit mais bien grassouillet tout de même!
Il se planta à 15 centimètres de moi ou plutot à 15 centimètres de mon sandwich.Il me regardait droit dans les yeux.Il aurait eu la parole que je n'aurais pas été étonné du tout qu'il m'eu demandé:
-"Salut! T'aurais une petite bricole pour moi s'il te plait? Juste pour dépanner"
Dans un premier temps, je lui lançait de tous petits morceaux de pain qu'il avalait avec ardeur.Il se régalait littéralement.Quel festin même!
Puis sont apparus plusieurs convives, timides de primes abord.
Dans un premier temps, je leurs lançais de petits morceaux à une distance de sécurité afin qu'ils ne prennent pas peur, puis petit a petit, je rapprochais les jets.
J'avais l'impression d'être Dieu, plein d'amour, leurs montrant le chemin de la vie.La nourriture je leurs fournissais en abondance pour qu'ils ne manquent de rien.Mes gestes étaient souples et discrets.J'étais heureux.Eux aussi.Cela me suffisait.
Puis il y eut comme un hic.Les pti moineaux ont commencé à se chamailler, se quereller.C'était à celui qui aurait le plus gros bout, délaissant les plus petits.Ca échangeait des mots doux!!
'"-Cui cui cui cui cui!!!" dis le premier, sur le ton de: "mais casses toi ta mère!!!!"
"-cui cui?" cui cui répondis l'autre, du style:" kes t'as? viens là!!"
Les plus petits en payaient les pots cassés ne réussisant à glaner que de rares miettes.
Ca devenait le bordel.Devais-je intervenir?
-"Oh que non!!!" me dis-je.
Je leurs donne tout, ils ont de l'amour, de la nourriture à sassiété et je ne leurs demande rien en retour.
Le souk, c'est eux qu'ils le mettent, je n'y suis pour rien.Intervenir serait de l'ingérance de ma part.
Puis, une fois qu'ils eurent ce qu'ils voulaient, ils foutèrent le quand d'un coup, comme ça, sans crier gare.Sans dire au revoir, sans dire merci.
Ah ça, quand il y a des problèmes, quand ils sont acculés, ils savent vers qui aller! Par contre quand ils ont soulagé leurs egoïsmes, dans la splendeur de leurs ingratitudes, je n'existe plus!!
Ah les pti cons!!
C'est marrant mais ça me rappelle quelque chose...
33 export ou kro?
Le foot à la télé, j'aime bien.Surtout quand tout se passe bien.
Je pourrais très bien mater un match sans boire de bière.D'ailleurs quand je suis tout seul devant mon poste, c'est régime.
A plusieurs, par contre, il ya une certaine convivialité qui se crée autour de ce breuvage.
Il parait, c'est un chercheur qu'à trouvé ça, que le fait de boire de la bière en matant une partie de foot à la télé calmerait la frustration des mâles de l'assemblée de ne pas être sur le terrain.Ce serait une sorte de substitut.
Les chercheurs sont bien gentils, mais pour moi, tout comme un controleur controle, un gardien de la paix maintient la paix ( en ce faisant craché dessus un peu de temps en temps), un pécheur pêche, un chercheur devrait se cantiner à chercher et non pas à trouver.On le paie pour ça.
Toutefois, sur ce coup là, le chercheur est peut etre dans le vrai.
En effet, quand mon équipe gagne, on s'approprit l'equipe, je trouve qu'on a fait un match fantastique:
-"Ah putain!! z'avez vu ça , la branlée qu'on leur a mis?
-Ah pour ça!!! on a été serein quand il le fallait!!réalistes au bon moment
-Et puis robustes les gars!!!! z'avez vu la defense? un mur!!!!
-Enorme qu'on a été!! enorme!!
-Et le pti nouveau là?
-Avec lui on va faire un malheur!!!
Par contre, quand ça se gate, l'equipe, elle n'est plus à nous, on se désolidarise:
-"Qu'est ce qu'ils sont nuls à chier ces nazes!! c'est pas vrai!!
-Meme mon chien il aurait pu l'marquer l'but!
- Et l'autre là? qu'est ce qui l'fout sur un terrain?
-L'entraineur? jle vire moi!!!
Et puis une petite voix vient clore le débat:
-"Hè les gars ya plus que d'la Buckler!!!
-Vas-y, amènes!!! qu'on répond tous en coeur
Je pourrais très bien mater un match sans boire de bière.D'ailleurs quand je suis tout seul devant mon poste, c'est régime.
A plusieurs, par contre, il ya une certaine convivialité qui se crée autour de ce breuvage.
Il parait, c'est un chercheur qu'à trouvé ça, que le fait de boire de la bière en matant une partie de foot à la télé calmerait la frustration des mâles de l'assemblée de ne pas être sur le terrain.Ce serait une sorte de substitut.
Les chercheurs sont bien gentils, mais pour moi, tout comme un controleur controle, un gardien de la paix maintient la paix ( en ce faisant craché dessus un peu de temps en temps), un pécheur pêche, un chercheur devrait se cantiner à chercher et non pas à trouver.On le paie pour ça.
Toutefois, sur ce coup là, le chercheur est peut etre dans le vrai.
En effet, quand mon équipe gagne, on s'approprit l'equipe, je trouve qu'on a fait un match fantastique:
-"Ah putain!! z'avez vu ça , la branlée qu'on leur a mis?
-Ah pour ça!!! on a été serein quand il le fallait!!réalistes au bon moment
-Et puis robustes les gars!!!! z'avez vu la defense? un mur!!!!
-Enorme qu'on a été!! enorme!!
-Et le pti nouveau là?
-Avec lui on va faire un malheur!!!
Par contre, quand ça se gate, l'equipe, elle n'est plus à nous, on se désolidarise:
-"Qu'est ce qu'ils sont nuls à chier ces nazes!! c'est pas vrai!!
-Meme mon chien il aurait pu l'marquer l'but!
- Et l'autre là? qu'est ce qui l'fout sur un terrain?
-L'entraineur? jle vire moi!!!
Et puis une petite voix vient clore le débat:
-"Hè les gars ya plus que d'la Buckler!!!
-Vas-y, amènes!!! qu'on répond tous en coeur
"Putain mais dégages!!!"
Moi l'matin, faut pas v'nir m'chatouiller les oreilles.
Dans mon lit, quand je prends conscience que je me réveille, je m'efforce de garder les yeux fermés le plus longtemps possible dans le cas où j'ai droit à un peu de rab.
Ce schéma habituel ne se produit pas, quand, dans un cauchemar, je suis poursuivi par une meute de chiens enragés ou quand je suis attaché à une chaise et qu'on veut m'inoculer le virus du sida avec une seringue.Evidemment.
Dés que je sais que le marchand de sable à repris sa cargaison et est sur le point de partir de l'autre côté de l'atlantique, je mets tout en oeuvre pour dénicher 2 ou 3 grains de sable cachés dans les coins.Mais le marchand de sable, c'est un vieux de la vieille,faut pas la lui faire celle là!
Une fois le soi disant ménage effectué et que je m'aperçois que je n'ai plus de recours, que je n'ai plus de sortie de secours, que je suis acculé, je tourne et retourne sous la couette toute chaude et douce.Je vais à gauche puis à droite pour voir si la place ne serait pas un peu meilleure pour se rendormir.
Je baille à en décrocher un portail comme dit si bien un ami, je m'étire tel un félin apres la sieste.Pas trop non plus, la dernière fois j'ai tenté le dos rond, j'me suis fais un tour de rein!Pour commencer la journée, il y a mieux .
Et puis, je remets ça encore un coup, je souffle, je gémis, je geins.
Ca me prends bien 30 bonnes minutes tout ça.Mais c'est un passage obligatoire, vital même dont dépendra mon humeur du jour.
Alors quand ma mère, en vacances chez moi, déboule dans ma chambre avec sa voix alto au bec hurlant:
-" Oula!!! ca sent l'fauve la d'dans!! Allez, debout feignasse!!!
Et qu'elle enlève d'un coup sec ma couette et me colle ses doigts glacés sur le ventre, j'aurais un baton dans la main... mais bon, c'est ma mère tout d'même!!!
Dans mon lit, quand je prends conscience que je me réveille, je m'efforce de garder les yeux fermés le plus longtemps possible dans le cas où j'ai droit à un peu de rab.
Ce schéma habituel ne se produit pas, quand, dans un cauchemar, je suis poursuivi par une meute de chiens enragés ou quand je suis attaché à une chaise et qu'on veut m'inoculer le virus du sida avec une seringue.Evidemment.
Dés que je sais que le marchand de sable à repris sa cargaison et est sur le point de partir de l'autre côté de l'atlantique, je mets tout en oeuvre pour dénicher 2 ou 3 grains de sable cachés dans les coins.Mais le marchand de sable, c'est un vieux de la vieille,faut pas la lui faire celle là!
Une fois le soi disant ménage effectué et que je m'aperçois que je n'ai plus de recours, que je n'ai plus de sortie de secours, que je suis acculé, je tourne et retourne sous la couette toute chaude et douce.Je vais à gauche puis à droite pour voir si la place ne serait pas un peu meilleure pour se rendormir.
Je baille à en décrocher un portail comme dit si bien un ami, je m'étire tel un félin apres la sieste.Pas trop non plus, la dernière fois j'ai tenté le dos rond, j'me suis fais un tour de rein!Pour commencer la journée, il y a mieux .
Et puis, je remets ça encore un coup, je souffle, je gémis, je geins.
Ca me prends bien 30 bonnes minutes tout ça.Mais c'est un passage obligatoire, vital même dont dépendra mon humeur du jour.
Alors quand ma mère, en vacances chez moi, déboule dans ma chambre avec sa voix alto au bec hurlant:
-" Oula!!! ca sent l'fauve la d'dans!! Allez, debout feignasse!!!
Et qu'elle enlève d'un coup sec ma couette et me colle ses doigts glacés sur le ventre, j'aurais un baton dans la main... mais bon, c'est ma mère tout d'même!!!
Un orage qui laisse des traces...
On s'est tapé un putain d'orage aujourd'hui. Ca faisait bien longtemps que j'avais pas flippé comme ça! Ca, je faisais moins l'malin.
Heureusement, j'ai pu m'abriter dans les sous-sols glauques de la gare SNCF où s'entassaient des dizaines et des dizaines de pommés comme moi.On se serait cru dans une cave éclairée par une lumière jaunatre et blafarde.
Il était impossible de pénétrer sur les quais, balayés par le vent, la pluie et la grêle que nous récupérions en bas de l'escalier.On pataugeait dans la flotte.
Quand j'étais petit et que j'apercevais une flaque d'eau, je me précipitais le plus rapidement possible afin de devancé le fameux:
-"marches pas dans l'eau!!!! tu vas avoir les pieds trempés!!!et une gifle en prime!!"
En bas de l'escalier, personne n'a reçu de gifles, à part celles du vent.Mais tout le monde avait les pieds trempés.On aurait du écouté maman.
Une vieille, cachée dans un coin, hurlait tout ce qu'elle pouvait à chaque coup de tonnerre.Elle n'avait même pas le temps de se préparer au coup de canon annoncé par l'éclair étant donné que l'orage etait sur nous.Pas la peine d'utiliser les 340 mètres par seconde que parcours le son pour localiser l'orage.Il était juste au dessus de nos têtes.
La cadence des cris de la vieille me faisaient rire.Ce n'était pas de la moquerie, je ne pouvais pas faire autrement.
Un zonard, sourire et clopes au bec avait l'air de s'amuser drolement au milieu de ce brouhaha, de cette atmosphère de fin du monde.
-" C'est avec des trucs de ce genre qu'on s'aperçoit qu'on est rien, qu'on est que poussière, qu'on est des merdes!" entendis je dire derrière moi
-"Ouais, ba causes pour toi mon gars" pensais-je
Moi j'avais un train annoncé avec 20 minutes de retard, j'allais loupé ma connection à Paris.Alors orage ou pas orage, merde ou pas merde, j'avais pas que ça à penser.
Arrivé finalement dans mon wagon, bondé de vacanciers sur le retour, de valises hors normes en travers des allées, je me frayais péniblement un chemin jusqu'à ma place, la seule encore libre dans ce train.
Sur le siège de droite une grosse dame semblable à une boule toute ronde me fit penser soudain à deux de mes tantes, à l'enveloppe corporelle similaire.
Sur mon siège, en plein milieu, il y avait une vielle trace de crotte qui ne s'avéra finalement pas être si vieille ni si solide que ça.
-"Putain!!! m'exclamais-je "Fais chier..."
Heureusement, j'ai pu m'abriter dans les sous-sols glauques de la gare SNCF où s'entassaient des dizaines et des dizaines de pommés comme moi.On se serait cru dans une cave éclairée par une lumière jaunatre et blafarde.
Il était impossible de pénétrer sur les quais, balayés par le vent, la pluie et la grêle que nous récupérions en bas de l'escalier.On pataugeait dans la flotte.
Quand j'étais petit et que j'apercevais une flaque d'eau, je me précipitais le plus rapidement possible afin de devancé le fameux:
-"marches pas dans l'eau!!!! tu vas avoir les pieds trempés!!!et une gifle en prime!!"
En bas de l'escalier, personne n'a reçu de gifles, à part celles du vent.Mais tout le monde avait les pieds trempés.On aurait du écouté maman.
Une vieille, cachée dans un coin, hurlait tout ce qu'elle pouvait à chaque coup de tonnerre.Elle n'avait même pas le temps de se préparer au coup de canon annoncé par l'éclair étant donné que l'orage etait sur nous.Pas la peine d'utiliser les 340 mètres par seconde que parcours le son pour localiser l'orage.Il était juste au dessus de nos têtes.
La cadence des cris de la vieille me faisaient rire.Ce n'était pas de la moquerie, je ne pouvais pas faire autrement.
Un zonard, sourire et clopes au bec avait l'air de s'amuser drolement au milieu de ce brouhaha, de cette atmosphère de fin du monde.
-" C'est avec des trucs de ce genre qu'on s'aperçoit qu'on est rien, qu'on est que poussière, qu'on est des merdes!" entendis je dire derrière moi
-"Ouais, ba causes pour toi mon gars" pensais-je
Moi j'avais un train annoncé avec 20 minutes de retard, j'allais loupé ma connection à Paris.Alors orage ou pas orage, merde ou pas merde, j'avais pas que ça à penser.
Arrivé finalement dans mon wagon, bondé de vacanciers sur le retour, de valises hors normes en travers des allées, je me frayais péniblement un chemin jusqu'à ma place, la seule encore libre dans ce train.
Sur le siège de droite une grosse dame semblable à une boule toute ronde me fit penser soudain à deux de mes tantes, à l'enveloppe corporelle similaire.
Sur mon siège, en plein milieu, il y avait une vielle trace de crotte qui ne s'avéra finalement pas être si vieille ni si solide que ça.
-"Putain!!! m'exclamais-je "Fais chier..."
Wednesday, September 13, 2006
C'est mortel !!!
Cette après midi avec ma femme, avachis dans le canapé on s'est mâté un vieux sitcom sur le câble.Les vacances de l'amour que ça s'appellait.
Ce sont 4 ou 5 couples de jeunes qui s'aiment sous les tropiques.Ils passent leurs temps en slip, se retrouvent du matin au soir torse poil et cherchent à protéger les gentils des méchants dans des aventures inimaginables.
-Putain mais comment tu peux mater ça? j'comprends pas, me dit elle.
-T'aimes vraiment ça? C'est naze!!! Ils jouent vraiment comme des merdes!!
C'est vrai qu'ils jouent comme des gros nazes, que l'histoire est pourrie, l'intrigue bidon, que..
-Mais regardes moi ça!! reprit elle." Ils n'ont pas un poils sur le torse, c'est pas des mecs ça!!!
-Ouais t'as raison!!! en plus on les voit jamais chier derrière un buisson ou un palmier.
-Quand ils se reveillent ils n'ont jamais mauvaise haleine! reprit elle
-Et puis ils sont tous le temps bien coiffés , meme quand ya du vent!!
Moi quand j'me prends une grosse rafale de wind dans la face, jm'en souviens!!!!J'ai beau avoir mis du gel sensor extreme fixation, j'ressemble à un vieux hippie!!
-Elle est vraiment naze cette série !! Faut vraiment avoir rien d'autre à foutre pour mater ça quand meme!!!! me dit ma femme
-Ouiais c'est vrai!!! allez éteint moi cette télé là!!!! on a vraiment autre chose de mieux à faire!!Et puis, sans déconner, faut vraiment etre con pour mater ça!!! excuses moi!!! lui répondis je fièrement et sûr de moi.
C'est ainsi que ma femme eteignit la télé et que nous vaquèrent à nos occupations.
j'm'en fous, ils rediffusent l'episode cette nuit...
Ce sont 4 ou 5 couples de jeunes qui s'aiment sous les tropiques.Ils passent leurs temps en slip, se retrouvent du matin au soir torse poil et cherchent à protéger les gentils des méchants dans des aventures inimaginables.
-Putain mais comment tu peux mater ça? j'comprends pas, me dit elle.
-T'aimes vraiment ça? C'est naze!!! Ils jouent vraiment comme des merdes!!
C'est vrai qu'ils jouent comme des gros nazes, que l'histoire est pourrie, l'intrigue bidon, que..
-Mais regardes moi ça!! reprit elle." Ils n'ont pas un poils sur le torse, c'est pas des mecs ça!!!
-Ouais t'as raison!!! en plus on les voit jamais chier derrière un buisson ou un palmier.
-Quand ils se reveillent ils n'ont jamais mauvaise haleine! reprit elle
-Et puis ils sont tous le temps bien coiffés , meme quand ya du vent!!
Moi quand j'me prends une grosse rafale de wind dans la face, jm'en souviens!!!!J'ai beau avoir mis du gel sensor extreme fixation, j'ressemble à un vieux hippie!!
-Elle est vraiment naze cette série !! Faut vraiment avoir rien d'autre à foutre pour mater ça quand meme!!!! me dit ma femme
-Ouiais c'est vrai!!! allez éteint moi cette télé là!!!! on a vraiment autre chose de mieux à faire!!Et puis, sans déconner, faut vraiment etre con pour mater ça!!! excuses moi!!! lui répondis je fièrement et sûr de moi.
C'est ainsi que ma femme eteignit la télé et que nous vaquèrent à nos occupations.
j'm'en fous, ils rediffusent l'episode cette nuit...
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