Quand j'étais petit et que je ressentais de la crainte dans n'importe quelle situation, mon père intervenait toujours, à sa façon, pour me rassurer.
Il avait une manière toute à lui de relativiser les évènements afin de me faire penser à autre chose, afin d'apaiser et faire disparaitre mes peurs.
- Papa, ya une bête bizarre sous ma chambre!
- Où ça?
- J'sais pas trop, j'crois que c'est là, en d'sous!
- Bon, tu sais c'que tu vas faire? Tu vas mettre tes deux mains sur ta tête et crier: "la bête est en d'sous, la bête est en d'ssous"!
Ca marchait drôlement bien!
A d'autres moments, quand je me retrouvais avec lui, face à des chiens agités et turbulents, donnant de grand coup de langue baveuse et aboyant tellement qu'ils en vomissaient leurs poumons, je me cachais derrière ses jambes puissantes et robustes.
Je m'y sentais en sécurité même si j'avais quand même un peu la trouille...Le sentant sûrement, mon père tentait de me tranquiliser par ces termes:
- T'inquiète pas! C'est pas la p'tite bête qui mangera la grosse!
Mais dans ces cas là, il persistait toujours une petite flippe, même minuscule, qui, d'un coté, m'empêchait d'atteindre la sérénité et de l'autre, m'obligeait à devoir me satisfaire que d'un mieux aussi gros fut-il!
Oui, à ma place, il me paraissait futil ce mieux car il m'empêchait de sortir du système du tout ou rien où l'on passe de la peur à la sérénité, sans chichi, sans copeaux. Comme dit ma mère:
- C'est net et c'est carré!
Aujourd'hui, j'ai essayé au mieux de rassurer ma petite fille de quinze mois quand elle a enfoncé ses petites griffes dans mes chairs à la vue d'un gros cheval dont le hennissement m'a également fait frémir:
- C'est impressionnant ce gros animal hein? C'est ça façon de parler! Rassure-toi, il est gentil!
- Ouaoua? Fit-elle, plus détendue.
- Oui, c'est un cheval ou une jument...attends voir...Ah oui! C'est un sacré cheval même!
Ma petite qualifie tous les animaux qu'elle rencontre ou qu'elle paerçois de la loin ou de prêt par ce fameux "ouaoua".
Il y a pas si longtemps, lors d'un pique-nique en Corse, elle s'égosillait tant qu'elle pouvait, voulant attirer notre attention:
- Ouaoua!! Ouaoua!!
- Ben? Ou ça? Lui a t-on tous demandé. Nous on voyait que dalle!
Puis, grâce à son petit doigt pointé vers le sol, nous nous sommes aperçus, que nous étions envahis de fourmis.
Ma femme s'est mise à hurler gentiment:
- Putain des fourmis! Faut qu'on s'barre!
J'ai choisi cet instant opportun pour lancer la fameuse:
- Mais détends toi! C'est pas la p'tite bête qui va manger la grosse!
Cela nous a fait beaucoup rire. Puis, pour revenir à notre petit pain béni, nous fûmes estomaqués devant sa vue perçante.
En fait, comme nous l'a si bien fait remarqué ma belle mère, du haut de son 0,80 mètre, elle a les yeux beaucoup plus prêt du sol que nous! Normal qu'elle les ai remarqué les fourmis avant nous!
Ce qu'elle remarqua ce soir,également, après une grande après-midi promenade, c'est ce petit insecte nommé "gendarme" , gambadant sur le sol ocre de la place du village. A sa vue, elle tenta de mettre son pied dessus, à ma grande surprise et peine.
- Ba pourquoi tu veux l'écraser? Il est gentil ce gendarme!
Ma soeur me fit remarquer qu'elle avait bien compris l'histoire de la p'tite bête qui mangera pas l'autre! Puis elle s'adressa à elle gentiment:
- Tu f'sais moins ta maligne tout à l'heure avec le cheval...Hein?
Friday, July 06, 2007
Mais où sont les pompiers?
Hier midi, après avoir emmené ma petite écouter la fanfare du village, mes oreilles, telles un radar puissant, ont capté une discussion de trottoir entre deux femmes de bonne famille, apparemment:
- Tiens! Bonjour! Vous allez bien?
- Et vous? Comment ça va?
- Ah...avec ce temps...c'est pas la joie!
- C'est sûr, on n'a pas été gaté en Juin!
- Ah qui le dites vous! On s'en souviendra de juin 2007!
A cet instant, je me suis demandé quelles seraient les raisons qui feraient que le mois de Juin, millésime 2007, resterait gravé à jamais dans mes souvenirs impérissables.
Certes, des évènements aussi diverses que variés ont défilés pour moi mais je dois dire qu'ils ne prendront même pas le temps de frapper à la porte mémoire, en apparence.
Néanmoins, je dois reconnaitre que la découverte de la Corse, splendide pays, m'a régalé les yeux ainsi que ses frères et soeurs.
La cueillette de groseille m'a également procuré beaucoup de joie et de plaisir, avec ma femme et mon petit bout qui en a profité pour s'en faire une cure. C'était d'autant plus agréable que ce fut inattendu.
En effet, l'horticultrice chez qui nous étions venus nous renseigner, nous a pris en sympathie et nous a presque ordonné d'en cueillir autant que l'on pouvait.
J'en ai profité pour me lancer dans la confection de confiture. J'adore ça! Je peux même dire, fièrement que je suis devenu une "bête" en confiote!
Ma belle soeur m'a dit:
- C'est génial que tu fasses de la confiture de groseille! Tu vas en avoir un sacré paquet dis-donc!
- Oh! c'est pas pour moi! Je déteste la groseille... lui ais-je répondu. Ce qui est vrai. C'est juste le plaisir de préparer et d'offrir.
Ce mois de juin a été aussi l'occasion de m'offrir un petit baltrap avec ma petite soeur.
A part ça, rien de bien transcendant, du moins pas de quoi faire du mois de Juin un souvenir impérissable. Pas de quoi écrire une thèse comme le soulignait si bien Gérard depardieu dans Les Valseuses.
Quoique...
En effet, hier soir, àprès le tir à la carabine à la fête foraine, il y a eu la mise à feu du bûcher géant préparé à la l'occasion de la fête de la St Jean, dont peu de personne, moi en premier, connait l'origine. A cette occasion, tout en haut du bûcher, ils avaient trouver le moyen d'installer un pantin, sensé représenté l'apotre Jean, prêt à crâmer.
Dés que ses pieds ont commencè à bruler, la foule a commencé a scander toute une kyrielle de cris:
- Hourra! Génial! Vas-y, crames St jean! T'as chaud hein? Tu la ramène moins maintenant! Tu fais moins ton malin là ?
Honnêtement, cela m'a gêné. J'étais même très mal à l'aise. J'ai très vite mis les voiles.
Dire que des milliers de gens ont été passés par les flammes, sous l'inquisition, entre autre, pour soi-disant hérésie ou tout simplement pour possession de bible, rien que d'y penser, de m'imaginer et d'observer, tout simplement ce bûcher géant, brûlant, cela m'a glacé le sang...
- Tiens! Bonjour! Vous allez bien?
- Et vous? Comment ça va?
- Ah...avec ce temps...c'est pas la joie!
- C'est sûr, on n'a pas été gaté en Juin!
- Ah qui le dites vous! On s'en souviendra de juin 2007!
A cet instant, je me suis demandé quelles seraient les raisons qui feraient que le mois de Juin, millésime 2007, resterait gravé à jamais dans mes souvenirs impérissables.
Certes, des évènements aussi diverses que variés ont défilés pour moi mais je dois dire qu'ils ne prendront même pas le temps de frapper à la porte mémoire, en apparence.
Néanmoins, je dois reconnaitre que la découverte de la Corse, splendide pays, m'a régalé les yeux ainsi que ses frères et soeurs.
La cueillette de groseille m'a également procuré beaucoup de joie et de plaisir, avec ma femme et mon petit bout qui en a profité pour s'en faire une cure. C'était d'autant plus agréable que ce fut inattendu.
En effet, l'horticultrice chez qui nous étions venus nous renseigner, nous a pris en sympathie et nous a presque ordonné d'en cueillir autant que l'on pouvait.
J'en ai profité pour me lancer dans la confection de confiture. J'adore ça! Je peux même dire, fièrement que je suis devenu une "bête" en confiote!
Ma belle soeur m'a dit:
- C'est génial que tu fasses de la confiture de groseille! Tu vas en avoir un sacré paquet dis-donc!
- Oh! c'est pas pour moi! Je déteste la groseille... lui ais-je répondu. Ce qui est vrai. C'est juste le plaisir de préparer et d'offrir.
Ce mois de juin a été aussi l'occasion de m'offrir un petit baltrap avec ma petite soeur.
A part ça, rien de bien transcendant, du moins pas de quoi faire du mois de Juin un souvenir impérissable. Pas de quoi écrire une thèse comme le soulignait si bien Gérard depardieu dans Les Valseuses.
Quoique...
En effet, hier soir, àprès le tir à la carabine à la fête foraine, il y a eu la mise à feu du bûcher géant préparé à la l'occasion de la fête de la St Jean, dont peu de personne, moi en premier, connait l'origine. A cette occasion, tout en haut du bûcher, ils avaient trouver le moyen d'installer un pantin, sensé représenté l'apotre Jean, prêt à crâmer.
Dés que ses pieds ont commencè à bruler, la foule a commencé a scander toute une kyrielle de cris:
- Hourra! Génial! Vas-y, crames St jean! T'as chaud hein? Tu la ramène moins maintenant! Tu fais moins ton malin là ?
Honnêtement, cela m'a gêné. J'étais même très mal à l'aise. J'ai très vite mis les voiles.
Dire que des milliers de gens ont été passés par les flammes, sous l'inquisition, entre autre, pour soi-disant hérésie ou tout simplement pour possession de bible, rien que d'y penser, de m'imaginer et d'observer, tout simplement ce bûcher géant, brûlant, cela m'a glacé le sang...
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