Hier midi, après avoir emmené ma petite écouter la fanfare du village, mes oreilles, telles un radar puissant, ont capté une discussion de trottoir entre deux femmes de bonne famille, apparemment:
- Tiens! Bonjour! Vous allez bien?
- Et vous? Comment ça va?
- Ah...avec ce temps...c'est pas la joie!
- C'est sûr, on n'a pas été gaté en Juin!
- Ah qui le dites vous! On s'en souviendra de juin 2007!
A cet instant, je me suis demandé quelles seraient les raisons qui feraient que le mois de Juin, millésime 2007, resterait gravé à jamais dans mes souvenirs impérissables.
Certes, des évènements aussi diverses que variés ont défilés pour moi mais je dois dire qu'ils ne prendront même pas le temps de frapper à la porte mémoire, en apparence.
Néanmoins, je dois reconnaitre que la découverte de la Corse, splendide pays, m'a régalé les yeux ainsi que ses frères et soeurs.
La cueillette de groseille m'a également procuré beaucoup de joie et de plaisir, avec ma femme et mon petit bout qui en a profité pour s'en faire une cure. C'était d'autant plus agréable que ce fut inattendu.
En effet, l'horticultrice chez qui nous étions venus nous renseigner, nous a pris en sympathie et nous a presque ordonné d'en cueillir autant que l'on pouvait.
J'en ai profité pour me lancer dans la confection de confiture. J'adore ça! Je peux même dire, fièrement que je suis devenu une "bête" en confiote!
Ma belle soeur m'a dit:
- C'est génial que tu fasses de la confiture de groseille! Tu vas en avoir un sacré paquet dis-donc!
- Oh! c'est pas pour moi! Je déteste la groseille... lui ais-je répondu. Ce qui est vrai. C'est juste le plaisir de préparer et d'offrir.
Ce mois de juin a été aussi l'occasion de m'offrir un petit baltrap avec ma petite soeur.
A part ça, rien de bien transcendant, du moins pas de quoi faire du mois de Juin un souvenir impérissable. Pas de quoi écrire une thèse comme le soulignait si bien Gérard depardieu dans Les Valseuses.
Quoique...
En effet, hier soir, àprès le tir à la carabine à la fête foraine, il y a eu la mise à feu du bûcher géant préparé à la l'occasion de la fête de la St Jean, dont peu de personne, moi en premier, connait l'origine. A cette occasion, tout en haut du bûcher, ils avaient trouver le moyen d'installer un pantin, sensé représenté l'apotre Jean, prêt à crâmer.
Dés que ses pieds ont commencè à bruler, la foule a commencé a scander toute une kyrielle de cris:
- Hourra! Génial! Vas-y, crames St jean! T'as chaud hein? Tu la ramène moins maintenant! Tu fais moins ton malin là ?
Honnêtement, cela m'a gêné. J'étais même très mal à l'aise. J'ai très vite mis les voiles.
Dire que des milliers de gens ont été passés par les flammes, sous l'inquisition, entre autre, pour soi-disant hérésie ou tout simplement pour possession de bible, rien que d'y penser, de m'imaginer et d'observer, tout simplement ce bûcher géant, brûlant, cela m'a glacé le sang...
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